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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 18:41

« Embrouilles de Criticorum » est une campagne de Fading Suns que j’ai menée à deux reprises. Elle est d’ailleurs relatée par mes joueurs dans les pages du blog. Elle est conçue pour être très ouverte, laissant le choix aux personnages, dans leurs alliances, leurs actions et la liberté de suivre une perche scénaristique ou une autre. Elle démarre sur la planète de Criticorum. Elle est dirigée par les al-Malik, c’est la planète la plus technophile des mondes connus et cœur de tous les complots de l’Empire. La campagne mêle passages obligés (événements), enquêtes et actions libres des personnages. Sont donc présentés de larges descriptions de contexte, de PNJs et quelques événements.

La structure de la campagne est de reposer sur une intrigue principale appelée Tableau 1 puis des intrigues secondaires constituant des perches que les joueurs pourront choisir de suivre ou non.

Constituer le groupe de personnages

Je recommande pour cette campagne le groupe de personnages le plus classique qui soit : un noble masculin et sa suite. L’objectif du personnage noble masculin est en effet d’obtenir la main de Boutheïna al-Malik pour obtenir le titre de « Comte de Perleria » et l’immense territoire associé. Vous pouvez adjoindre à la suite du noble des personnages ayant des buts en relation avec Perleria : un guildien cherchant un contrat, un autre noble recherchant une alliance, etc… Le groupe devrait constituer un ensemble relativement soudé afin de continuer à partager le même objectif.

Structure de la campagne

Le schéma suivant décrit la structure de la campagne et les objectifs des différents « tableaux ».

Tableau 1 : Criticorum

La Comtesse Sophia Prajna Al Malik dirigeait le Comté de Perleria (un continent de la planète Criticorum) avec poigne, dynamisme et diplomatie. Ce continent est le plus traditionnel et religieux d’une planète où la high tech, le républicanisme et les intrigues de cour fleurissent. La mort accidentelle de la Comtesse propulsa au pouvoir son cousin, le Marquis Delram ed dob al Malik en tant que régent. La fille de la Comtesse Sophia, Boutheïna al Malik, doit reprendre les rênes de Perleria à sa majorité. Avec l’assentiment de l’évêque orthodoxe, le marquis va progressivement se décider à écarter Boutheïna :

-En discréditant ses proches

-En l’exilant sur un fief distant

-La faisant déclarer inapte

Les personnages seront impliqués dans le jeu de faction et devront faire leur choix (ou non) entre un dirigeant compétent mais religieux et retors et une héritière légitime, impulsive, peu sociale et puérile, mais victime du complot.

 

Acte 1 : Perleria

Les personnages viennent sur Criticorum pour assister à l’anniversaire de la future Comtesse Boutheïna al Malik qui doit hériter d’un fief de la taille d’un continent à sa majorité. Les nobles masculins viennent la courtiser.

Des festivités sont données, le meurtre d’un prêtre a lieu, un suspect et ses complices sont arrêtés par l’inquisiteur Vertsaule.

Une chasse a lieu, une autre tentative de meurtre a lieu devant les personnages.

 

Acte 2 : Carissey

Sur le fief distant de Carissey, les personnages doivent épauler le neveu du Marquis Delram, Khemaïs, qui est complètement incompétent. Du fait d’un conflit sur des droits de pêche avec un fief guildien tenu par les Recruteurs, l’économie de Carissey risque d’être ruinée. La vraie raison du conflit réside au fond de la mer : les recruteurs y ont trouvé des ruines de la seconde république et écarte les gêneurs. Ils auront la visite de Boutheïna qui va se retrouver coincée sur place, exilée par le marquis.

Les personnages devront dans la baronnie ménager la chèvre (le neveu et l’institution aristocratique) et le chou (le parlement et la bonne santé économique), se coltiner les ennemis extérieurs (autres barons al malik et les recruteurs) et intérieurs (corruption quand tu nous guettes). Au final, ils auront fait un peu tout ça pour rien, car Boutheïna n’est plus l’héritière. La soutiendront ils ou se barreront ils pour chercher l’aventure ailleurs ?

 

Acte 3 : Les grandes manœuvres planétaires

Cet acte constitue la confrontation finale entre Boutheïna et le marquis Delram.

 

Tableau 2 : Kordeth

Une clé de saut ukar est trouvée dans les ruines de la seconde république. Les personnages seront peut être tentés de retrouver sur Kordeth la « silicon valley » des ukars depuis longtemps abandonnée et dotée d’une sinistre réputation. La clé ouvre sur un monde perdu (celui de Crépuscule).

 

Tableau 3 : Crépuscule

Le monde perdu de Crépuscule est ravagé par une guerre civile qui a déjà dégénéré en hiver nucléaire.

 

Tableau 1 : Criticorum

 

La situation à Criticorum

La planète Criticorum se situe au cœur du réseau stellaire. Connectée à 9 systèmes, elle fut longtemps une rivale de Byzantium Secundus. Ce sont les al-malik qui dirigent la planète. Leur prédominance sur la planète est peu contestée, ce sont plutôt leurs querelles intestines qui menacent la mainmise de la maison noble d’Ishtakr. Criticorum est un des principaux centres industriels des mondes connus, rendant l’accession à des biens technologiques assez répandus. De nombreux fiefs disposent d’institutions démocratiques. Des gratte-ciels sans fin et des embouteillages de glisseurs caractérisent la capitale Acheon qui compte 10 millions d’habitants.

Les principales factions de Criticorum sont :

  • les al malik « mainstream » fidèle au chef de maison le duc Hakim et au dirigeant planétaire Yusef ibn Rahim al-Malik

  • les al malik du sud « indépendantistes» : ils réclament de privilégier les intérêts de Criticorum. Leur fief est Tabrast. Ils sont nombreux, puissants mais assez divisés.

  • les guildes qui tiennent les villes d’Ost et d’Isfahan

La Comtesse de Perleria, Prajna Sophia, se tenait énergiquement à l'écart de la lutte entre les « Fidèles » et les « indépendantistes ».

 

Introduction possible : arrivée à Achaeon

Les personnages sauf s’ils sont originaires de Criticorum arriveront sur la planète par le Spatioport d’Achaeon. Vous pouvez en profiter pour leur faire rencontrer des relations ou initier un premier scénario dans cette ville. C’est le moment pour leur poser l’ambiance de Criticorum : technologie, liberté (relative), manigances, vestiges de la seconde république … Achaeon, c’est un peu la ville du cinquième élément : immenses tours plusieurs fois millénaires n’ayant pas pris une ride (vive les techniques de construction de la seconde république), des glisseurs qui circulent partout, des moyens de communication modernes, etc… Si vos joueurs sont des habitués de Fading Suns, ils devraient être un peu décontenancés, s’ils ne le sont pas, cela permettra de bien marquer le contraste avec le continent de Perleria.

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Published by Arii Stef - dans JDR : Fading Suns
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 18:52
Ardoth
Ardoth

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce septième compte-rendu correspond à un scénario que je n'ai pas encore rédigé pour le blog.

Rapport de Varlon Fahrû à sa hiérarchie

Mon rapport concerne les tauthers qui avaient signalé le comportement louche du traître Devkor Kahill. Ils avaient disparu peu avant l’assassinat du Dharsage perpétré par les complices de ce traître.

3 semaines au trou

Ils ont été retrouvés à proximité de la ville de Glounda par un commando de Guerriers de l’Ombre. Comme ils transportaient tout un attirail d’armes terriennes, ils ont été arrêtés. Ils ont été longuement interrogés par le Capitaine Kran et les inventaires de Technologie Terrienne ont été vérifiés à Ardoth. Il est apparu que l’équipement que portaient les tauthers était soit inconnu des inventaires soit perdu depuis la Guerre des Armes Energétiques.

L’histoire servie par les tauthers pendant leur interrogatoire semblait donc vraie : ils ont ouvert un warp pour échapper aux troupes de Devkor Kahill qui les a menés en Drail. Sur place, ils ont découvert une ancienne colonie burdothienne dont ils ont confisqué les armes et une petite cache de Technologie Terrienne dans des ruines de l’époque coloniale. On peut regretter que les techniques d’interrogatoire plutôt musclées du Capitaine Kran aient quelque peu aliéné la sympathie de nos tauthers pour les Autorités du Royaume.

Une fois la véracité de leur récit établie, les tauthers ont été amenés à Ardoth. Comme la plupart d’entre eux en sont originaires et qu’ils ont quitté notre cité depuis plus de neuf mois (pour une mission au service du royaume dont ils se sont acquittés), ils ont été laissé libres de reprendre contact avec leur entourage avant d’être convoqués devant le Dharsage.

Retour à Ardoth et les surprises de l’absence

Les événements qui ont secoué notre capitale ne les ont pas épargnés. La vague d'assassinats ciblés et la révolte d'une partie des muadras qui a frappé Ardoth après l'assassinat de notre souverain a touché leur environnement proche.

L’un d’entre eux est Sorn Getrin, le fils de Yon et Amanda Getrin qui ont payé de leur vie leur refus de céder leur Centre de Purge aux rebelles. Sorn a appris que Gian Lato l'élève préféré de son père et aujourd'hui en fuite avait mené l'offensive pour les rebelles. Le bronth Brakan a retrouvé le temple qu’il dirige incendié, événement qui a eu lieu après la Révolte et attribué à un groupe d’extrémistes humains. Les auteurs n’ont pas réellement été identifiés. L’iscin Max s’est retrouvé sans domicile, son appartement ayant été reloué par le propriétaire et ses affaires vendues aux enchères. Le thivin Suchen Bassonil, outre des difficultés habituelles avec son épouse acariâtre, a appris la ruine de sa famille et la session de la bijouterie de son père. Un groupe mafieux avec des complicités dans l’administration aurait fait une pression énorme sur son paternel pour qu’il cède son fonds de commerce à 10% de sa valeur. Je n’ai pas d’information concernant Afkor Verish et le woffen Soran.

Convocation chez le Dharsage

Notre Dharsage Khodre Dharmar a donc reçu les tauthers au Palais en présence de ses conseillers le Général Larry Malkach et le Kesht Killian Flaherty, de sa mère et de son conseiller muadra, ainsi que de ses frères et sœur. J’y étais également présent déguisé en domestique. Ils ont pu faire leur récit et il leur a été demandé de participer à une mission de localisation. Notre jeune Dharsage a laissé échapper des informations confidentielles mais a mené les débats. Brakan et Suchen ont parlé de leurs difficultés et des événements dont ils ont été victimes et ont demandé l’aide des autorités. Il leur a été fait de petits cadeaux de remerciements. Il a été convenu qu’ils viennent au palais tous les matins pour travailler avec les cartographes de l’armée.

Signalons que le Prince Jerdan a approché les tauthers afin qu’ils l’aident à quitter la Citadelle pour reprendre ses débauches nocturnes. Les tauthers ont fermement refusé de l’aider. Sa petite soeur Princesse Sabea n'a pas s'empêcher de montrer à Sorn Getrin qu'elle avait une certaine maîtrise de l'isho. Je signale également que les tauthers ont entendu une conversation au sujet des projets d’union du Dharsage et notamment sa forte opposition à un mariage avec la princesse jaspienne Karen Park.

Vie quotidienne

Outre leurs venues matinales au palais qui s’avèrent peu productives, nos tauthers ont poursuivi leurs petites affaires et repris contact avec leurs relations, notamment Kesht Anis Trando, représentant du kim du quartier de Wolton. Max a retrouvé un appartement. Suchen n’a pas tellement avancé à part avoir menacé le gérant de l’ex-magasin de son père. Il a échappé de peu à un passage à tabac par le videur Corastin. Je signale que l’enquête promise sur cette cession de commerce apparemment frauduleuse n’a même pas démarré contrairement à la promesse faite au thivin. Brakan a fait le tour de ses sympathisants et confrères et a commencé à lever des fonds. Je signale également que l’aide à la reconstruction du temple, promise lors de l’entrevue avec le Dharsage n’a pas été apportée. De son côté, Sorn Getrin s’est retrouvé propulsé à la tête du Centre de Purge de ses parents.

Un étrange rendez vous

Les tauthers ont reçu un message d’un certain kesht Tran leur donnant rendez-vous dans un restaurant réputé du quartier d’Ald pour discuter affaire. Les tauthers ont vérifié : il n’y a aucune trace aux halls des drenns d’un kesht de ce nom. Méfiants, ils m’ont fait prévenir par mon père, mais le message m’arriva trop tard, je ne pus envoyer qu’un mouchard. Les tauthers se rendirent au rendez-vous à la nuit tombée. Ils sont tombés sur une patrouille de la ligue de justice qui ne les a pas trop embêté. Au restaurant quasiment vide à cause de l’insécurité nocturne, ils rencontrent un boccord qui arbore une fausse challisk. Celui-ci leur a proposé de monter ensemble une expédition pour récupérer les armes terriennes qu’ils ont trouvées. Il dispose de contacts pour les revendre discrètement en toute illégalité. Les tauthers l’ont envoyé paître. Alors qu’ils rentrient chez eux, ils tombèrent sur une nouvelle patrouille de la ligue de justice et cette fois, ça se passe mal ! Les armes et les dyshas sortirent. Suchen fut gravement blessé mais évacué par Brakan. Max fut laissé pour mort. Trois assaillants sont également retrouvés sur le carreau. Mon mouchard a emmené Max à la clinique de luxe « Le Cristal Vert » où il se remet encore de ses blessures.

Boycott et rencontre

Nos tauthers furieux de leur mésaventure ont exprimé leur mécontentement au palais et décidé de boycotter la séance de ce matin. Le maître cartographe n’a pas trouvé mieux que de les faire suivre. Les tauthers les ont semés en passant par le quartier interlope de Bas Manser.

De son côté, Max a reçu la visite de la woffen Boza Henkel qui dirige les yords du quartier de Wolton. Officiellement, elle est venue prendre sa plainte. D’après mes informations, cette amie de Kessht Anis Trando a demandé aux tauthers s’ils pouvaient surveiller le chef des ligues de justice du quartier, John Oldham.

En conclusion, vous vous plaignez du manque de coopération des tauthers mais plusieurs maladresses ont été commises vis-à-vis d’eux. Leur détention ne les a pas mis dans les meilleures dispositions. Leurs demandes d’assistance ont simplement été transmises au bureau du Chell (maire) qui a d’autres pibbers à fouetter. Elles sont donc aujourd’hui lettre morte. Par ailleurs, aucune signature supplémentaire n’est venue orner leur challisk.
Par ailleurs, la situation de notre capitale les indispose et notamment le choix de la nouvelle Chell (maire), Petra Dorna, de confier le maintien de l’ordre nocturne aux ligues de justice. Je sais que cette décision permet de doubler l’effectif des yords pour un coût réduit, mais les exactions commises par ces ligues notamment contre les non-humains risquent de jeter dans les bras de mouvements rebelles la population non humaine d’Ardoth.

Flashback d’Afkor
Arrivé à Ardoth avec ses compagnons d’aventure, Afkor Verish est rentré chez lui sans se poser de questions. Il n’a pas remarqué l’ambiance bizarre de la ville, il n’a pas remarqué les fleurs devant le Centre de Purge de Wolton qu’il a fréquenté dans sa jeunesse, il n’a pas remarqué le regard torve de sa voisine, la vieille Aran Hout. Il est entré dans sa maison, content de retrouver ses pénates, avec une bourse bien pleine et une réception à venir chez le Dharsage. Il avait tout de même un peu d’appréhension quant à l’accueil de son épouse. Il avait quitté le domicile avec une condamnation aux galères. La serrure n’a pas été changée : les choses s’annonçaient bien. Le rez de chaussée était silencieux. Afkor monta donc les escaliers et il perçut alors un bruit caractéristique : celui du sommier conjugal soumis à un va-et-vient frénétique. Afkor conçut alors la réflexion intérieure suivante : « Ah la Salope ! ». Certainement à cause de sa colère, la montée jusqu’à la chambre s’avèra laborieuse et quand il entra, il eut à peine le temps d’apercevoir l’amant de sa femme lui faire un petit de signe de main en sautant par la fenêtre. Il le reconnut néanmoins, c’était Gian Lato, le chouchou du directeur du Centre de Purge, Caji Getrin. Afkor ignorait encore que ce muadra était devenu l’un des criminels les plus recherchés d’Ardoth et le meurtrier des parents de son compagnon d’aventure.

Sa chère et tendre était bien dans son lit, presque soulagée que ce ne soit « que » son époux. L’explication dura peu avant que les dyshas ne fusent. Afkor blessa son épouse qui l’emprisonna dans quatre anneaux d’Ebba. L’épouse se retrouvait maîtresse de son mari et elle s’empressa de lui faire savoir sa supériorité à bon coup de ceintures. Elle l’enferma ensuite dans la chambre d’enfants, désespérément vide malgré deux ans d’union. Afkor put apprendre au travers des engueulades que sa femme avait épousé la cause des rebelles. Le lendemain, l’épouse se fit plus câline et demanda pardon à son mari. Afin de briser une longue abstinence, Afkor fit semblant d’être conciliant. La perfide entendait le convertir au parti des suprématistes muadra. De nouveau enfermé, Afkor finit par casser la fenêtre, sauter dans la rue et rejoindre Sorn Getrin au Centre de Purge où il apprit tous les événements récents.

Sorn envoya des gros bras, enfin « mains de feu » serait une expression plus adéquate, s’emparer de la dame à son domicile. Elle avait mis les bouts. Afkor mit plusieurs jours pour en retrouver la trace, dans le quartier de Vintch, en compagnie des loubards du gang du « Trèfle Noir».

Flashback de Soran

Soran de retour à Ardoth fila au Shen. Un immeuble de woffens, habités par des woffens avec un shenter en bas pour se désaltérer, un brosseur de poils pour se faire une beauté et des compagnons pour parler Thowtis. A la porte de son appartement, des odeurs d’enfance assaillirent ses narines, celui du ahuur, cette mixture dont s’enduisent les chasseurs du patelin de Soran. Ah oui, boue du marais, herbes séchées et un zeste de crottin de farg : c’était bien du ahuur. Et ce tas odorant devant la porte de l’appartement, du ahuur encore. La porte était ouverte, Soran entra et découvrit sa petite sœur Liiza ronflant sur le canapé.

Elle était arrivée à Ardoth depuis plusieurs semaines, ne parlant pas un mot d’Entren. Elle passe la majorité de son temps entre le shenter et le marais au sud d’Ardoth où elle chasse beagres et dharmee. Soran se mit à lui enseigner quelques usages de la ville : pas d’ahuur devant la porte, une toilette quotidienne et des vêtements propres.

Pour recontacter le reste du groupe, Soran se rend d’abord à la boutique de Suchen et découvre avec stupéfaction qu’elle est tenue par un humain. A ses questions sur les précédents propriétaires, le boutiquier oppose son videur Corastin. Soran accompagnée de Liiza se rend chez le vendeur de vêtements thivin de l’autre côté de la rue. Celui-ci l’informe que la famille Bassonil a dû vendre : ils étaient ruinés.

Visites du jour : bonjour !

Alors que le reste du groupe est parti laisser un message à Varlon Fahrû afin de disposer d’informations sur Gian Lato, Afkor reçoit la visite d’un muadra bien vêtu, manifestement riche et peu craintif quant à sa sécurité. Afkor le reconnaît, il est sur de nombreuses affiches en ville, il s’agit d’Alan Gormin, le héros muadra qui s’est dressé contre la rébellion. Il était déjà représentant du Kim de Bazaar avant les événements et il est maintenant conseiller de la reine-mère. Il était venu voir Sorn Getrin, absent du Centre de Purge. Il s’est donc rendu chez son ami et compagnon d’aventure. Il explique qu’il serait bien venu de renouer avec les séances du matin avec le maître cartographe, qu’il en va de la Sécurité Nationale et de celle des muadras. Imaginons qu’un pays raciste comme Thantier dispose d’armes énergétiques ! Il est prêt à appuyer leurs demandes diverses et variées auprès de la reine-mère et à faire changer tout membre du conclave iscin qui ne leur plairait pas.

Le soir même, le groupe reçoit la visite d’un vieillard au Centre de Purge. C’est Varlon Fahru sous l’un de ses déguisements préférés. Il s’excuse de n’avoir pu les secourir dans leur discussion avec le trafiquant boccord et leur altercation avec les ligues de justice. Il leur dit que toutes les forces de sécurité ont Gian Lato dans leur viseur mais qu’il reste introuvable comme les autres leaders de la rébellion qui n’ont pas été tués dans les événements. Les services du Dharsage pensent soit qu’ils se réfugient à Vintch, soit qu’ils ont déjà quitté Burdoth. Vintch reste un grand quartier, très peuplé. Les recherches se sont concentrées sur Derrid, le secteur à isho autorisée, sans succès. Varlon les incite à coopérer avec les cartographes et leur promet une signature de leur choix.

On ne rigole pas avec le Général Malkach

Brakan, Suchen, Sorn et Afkor se rendent au palais du Dharsage. Le Maître Cartographe leur fait la morale, empreinte de menaces très explicites. Le Général Malkach débarque et trouve les mots (et les promesses) pour convaincre les tauthers de coopérer. Le Maître Cartographe est renvoyé à son laboratoire. La cache trouvée par les tauthers à Drail est vite localisée.

Les tauthers sortent du palais avec un objectif prioritaire en tête : localiser la femme d’Afkor pour accéder à Gian Lato. Afkor écrit une belle lettre d’amour à sa femme et se rend à Vintch. Il parvient à rentrer en contact avec un membre du gang du Trèfle Noir et à lui transmettre la lettre. Brakan active ses contacts sans succès. Suchen cherche à se faire passer pour un revendeur de cristaux et parvient à prendre contact avec un trafiquant. Suchen lui propose un bon prix mais à condition de le mettre en contact avec un ex-membre de la guilde des tailleurs de cristaux. Le trafiquant accepte et lui donne rendez-vous dans une taverne du Port Sud.

Disparitions

Le lendemain, Soran arrive affolé au Centre de Purge, sa sœur n’est pas revenue et a disparu. Les autres tauthers le regardent affligés : une enveloppe a été glissée le matin même sous la porte du Centre de Purge. Elle contient les photos (oui les photos !) de Max et de Liiza. Le boccord qu’ils ont rencontré leur propose un échange : la vie de Max et Liiza contre l’emplacement de la cache de Technologie terrienne.

Les tauthers décident de se rendre néanmoins au rendez-vous du palais puis au Port Sud. Le trafiquant est réglo, les cristaux sont nickels et il désigne son assistant comme un ancien membre de la rébellion. Celui-ci est effaré mais répond aux questions des tauthers. Le Gang du Trèfle Noir ? Ce ne sont que des opportunistes ayant rejoint la rébellion pour faire des links et participer à des bastons. Il ne les connaît pas bien. Gian Lato ? Comme tous les chefs de la rébellion, il négocie avec un boss de la pègre, Oyo Bentalion, pour se faire extrader sur Sillipus. Oui, oui, ce Oyo Bentalion qui possède une villa dans un des endroits les plus chers d’Ardoth : les coteaux de Rappenat qui surplombent la rivière Cryshell.

Chez Oyo Bentalion, on ne fait pas que du saucisson !

Les tauthers se rendent chez Rug Fahru afin d’obtenir de l’aide pour retrouver Liiza et Max. Ils passent par la berge opposée à celle de Rappenat et en profite pour observer laquelle est la villa d’Oyo Bentalion.
La villa surplombe la rivière d’une trentaine de mètres. Elle est entourée d’un jardin arboré dont certaines parties sont touffues. Les muadras du groupe aperçoivent des formes cachées dans ces sous bois. Surprise, un assaut est donné : ces formes sont apparemment des forces de police qui attaquent la villa. Les lumières rouges d’armes énergétiques fusent des DEUX côtés. Les tauthers décident de se rendre compte de la situation. Si Gian Lato est là-bas, ils veulent s’en saisir en premier.

Comme le personnage Jésus du conte pour enfants de l’ancienne Terre, Sorn traverse la Cryshell grâce à sa dysha « Marcher sur l’eau », mais le muadra bute sur l’escalade de la paroi. Les autres se ruent par voie de terre, traversent le pont et entrent dans le quartier chic de Rappenat. La rue qui donne sur la villa est bloquée : les ligues de justice empêchent les passants d’accéder. Soran , Brakan et Afkor entrent par effraction dans la villa voisine. Leurs jardins respectifs ne sont séparés que par une grille en fer forgé et ils observent la situation. L’assaut semble terminé mais les membres de la Ligue de Justice s'affairent : ils doivent rechercher Oyo Bentalion.

Les tauthers repèrent une entrée secondaire qui donne sur les sous-sols de la villa. Elle n’est gardée que par deux ligueurs. Ils les éliminent, rejoints par Sorn et entrent dans la villa. Soran repère une odeur d’ahuur : Liiza est dans le bâtiment ! Les tauthers « rangent » les corps des gardes dans une réserve et descendent un escalier qui mène vers une cave. Un dizaine de prisonniers dont Max et Liiza sont interrogés par 5 ligueurs. Le combat s’engage, les tauthers en sortent vainqueurs mais des renforts de ligueurs arrivent, accompagnés de journalistes ! Les tauthers cachent leurs armes ou les abandonnent et tentent de se faire passer pour des prisonniers. La ruse fonctionne et ils sortent de la villa accompagnés de Max et Liiza. Pour éviter les ligueurs, ils passent par la rivière, heureusement sans encombre.

Flashback Max
Max fut enlevé par la bande du mafieux Oyo Bentalion alors qu’il se « prélassait » dans son lit de l’Enclep (clinique muadra) de luxe où il se remettait de ses blessures. Il a été confiné dans une cellule et interrogé par les diyordas (malfrats) sur l’emplacement de la cache de technologie terrienne. A part qu’elle se trouvait sur Drail (un continent), il n’a rien lâché. En cellule, il a fait la connaissance d’une certaine prisonnière, Miranda, qui n’eut pas la « chance » d’être torturée.
Après la libération des prisonniers, chacun est retourné dans ses pénates, excepté Max qui accompagna Brakan au Shen.

Retour de la femme infidèle
Afkor en arrivant à son domicile trouva la porte d’entrée non verrouillé. Son épouse était de retour, lui préparant son plat préféré, ragoût de jarret de thombo et sa purée de durlig. Afkor montra son mécontentement en refusant le plat. Mais sa femme se fit câline et Afkor ne put résister à ses pulsions masculines. L’épouse semblait vouloir s’amender mais évitait soigneusement de parler de son escapade.

Les thivins s’organisent
Dans le quartier thivin extramuros de Dych, Suchen apprend que les familles thivins spoliés ont pris un avocat pour casser les actes de vente qu’ils ont dû signer sous la contrainte.
Inspection du Centre de Purge
Sorn arriva au centre de purge alors qu’une escouade de la Ligue de Justice y fouillait sous les yeux pleins de colère des jeunes. Il s’avéra finalement qu’un maître de justice vérifiait les nouvelles normes d’hygiène et de sécurité votées la veille au Conseil des Kim d’Ardoth. Il était accompagné par John Oldham, le patron des ligues de justice de Wolton. Le maître de justice releva 17 infractions valant à Sorn 170 gemlinks d’amende. Il paya de sa propre cassette. John Oldham lui demanda alors l’origine des fonds, tout paiement en cristaux supérieur à 150 gemlinks devant (selon une ordonnance du Chell vieille de deux jours) donner lieu à une justification de l’origine des fonds. Sorn bien que très énervé sembla calme quand il effleura le boss de la Ligue. Malheureusement, Oldham résista à la dysha et la main de Sorn irradiait d’isho verte. Il reçut immédiatement un coup d’épée qui le mit dans le coma. Ses élèves se rebellèrent, un d’eux fut abattu d’un carreau en pleine tête sur le champ, calmant les autres.

Visite d’Awa
Alors que Max déverrouillait la protection raciale du pistolet laser récupéré à la ville de Bentalion, Brakan reçut la visite d’une dame bronth bien habillée se présentant comme Awa Moron-Ghor, commerçante. Une fois loin des oreilles indiscrètes, celle-ci lui demanda quelles étaient ses relations avec son excellence Duhur Gooli, le représentant du Dobre au Conseil d’Ardoth. Brakan ne le connaissait que via son secrétaire Baloo Bahar et ses dons occasionnels à la Voie d’Iscin. Awa qui apparemment travaille pour son pays le soupçonne d’étranges relations et d’avoir eu un lien avec la rébellion muadra. Elle lui lâche que son temple a été incendié par la Milice sur l’ordre de l’oncle du Dharsage, Anton Mincarra.

Enquête sur la Ligue de Justice
Le lendemain, Sorn se réveille chez les yords en partie soigné. Le capitaine des yords, la woffen Boza Henkel, l’enjoint à porter plainte contre la Ligue et recueille son témoignage. Elle le raccompagne au Centre de Purge où la communauté muadra est en effervescence.
Max, Sorn et Soran se rendent au siège de la ligue de Wolton, un ancien théâtre à proximité du siège local des yords (police régulière) et du bâtiment du kim (conseil de quartier). Deux gardes somnolent devant un bâtiment fermé. Max se plaint d’avoir été agressé par des « poilus ». Les gardes lui répondent que la Ligue n’ouvre que le soir et l’enjoignent à rejoindre les rangs de la Ligue. Max n’apprend rien de nouveau sur John Oldham à part qu’il résiderait hors de Wolton dans un quartier populaire.

Passage à la Citadelle
Brakan, Suchen et Afkor passent au palais du Dharsage pour rencontrer le Général Larry Malkach. Ils le trouvent au hall des drenns en train de faire signer leurs plaques. Ils échangent sur la situation. Il informe Suchen que les sociétés qui détiennent la bijouterie de son père mènent à Morris Kaven, un commerçant de la Citadelle (connu pour ses liens avec un parrain de la pègre appelé le Thike). Sur le retour, Suchen passe devant le magasin de Morris Kaven, un commerce d’habits officiels.

Festin à Dych
Suchen de retour à Dych décide de soigner ses relations dans le quartier. A la stupéfaction de son épouse, il organise un buffet. Alors que Max le rejoint, un groupe d’humains armés s’introduit dans le quartier et demande Ghilan-Got, le thivin qui pilote l’action en justice. Un gamin du quartier leur propose de les mener au vieux marchands et les conduit au bord d’un flanc à pic de la colline. La population du quartier se rassemble et lance des pierres sur les intrus qui se voient obligés de fuir par le versant pentu. L’un des humains est capturé et interrogé par le grand Padok du quartier. Suchen donne ensuite son banquet comme prévu.
Pendant ce temps-là, Brakan fait une tournée des mécontents des exactions de la Ligue de Justice et leur propose de se réunir dans son temple. Afkor enquête chez les ennemis potentiels de la Ligue de Justice pour avoir des renseignements sur John Oldham. Il apprend qu’il réside à la citadelle. Les tauthers rejoignent Dych avant la tombée de la nuit.

Visite de Bahar
Le lendemain, chacun récupère de la fête thivin. Brakan reçoit la visite de Baloo Bahar, le secrétaire de Duhur Gooli. Il lui dit que son maître a des informations fiables sur l’implication d’Anton Mincarra dans l’incendie de son temple. Il lui lâche également que la famille jaspienne des Park soutient financièrement les rebelles muadras. Il cache d’ailleurs Gian Lato au Shen dans l’ancienne ambassade jaspienne. Les tauthers en l’absence de Sorn qui préfère ne pas sortir la nuit décident de s’introduire dans l’ancienne ambassade.

Attaque de l’ambassade
Cette opération se revèle un fiasco. Le groupe parvient à entrer incognito dans le bâtiment mais Brakan et Soran tombent sur Karen Park, une des prétendantes du Dharsage. Elle ameute les gardes. Les tauthers sont contraints de tailler du garde pour assurer leur fuite. Le lendemain, la presse et les crieurs de rue relaient l’information de l’attaque terroriste de l’ambassade jaspienne par des bronths et des woffens fanatiquement anti-humains.

Réunion au sommet
Brakan prépare sa réunion de mécontents qui se concluent par la décision d’organiser une grande manifestation contre les ligues de justice.

Pressions chez les muadras
De son côté, Sorn est confronté à la pression des muadras de son quartier pour « faire quelquechose ». Les idées vont de la manifestation pacifique au meurtre d’humains en représaille.

Secrète rencontre
Les tauthers ont été invités à participer à une rencontre discrète. Le Général Malkach et le chef de la garde d’Ardoth figurent parmi les participants. Ces conjurés semblent vouloir rétablir l’ordre à Ardoth et s’interrogent sur la meilleure façon de faire cesser les agissements des ligues de justice. Entre actions illégales, confrontation du jeune Dharsage ou actions légales pour destituer la Chell (Mairesse) d’Ardoth, les puissants hommes hésitent et demandent leur avis aux tauthers.

La Manif
Les tauthers ont en tête la manifestation du lendemain organisée par Brakan. Ils craignent les débordements à la fois côté muadra et côté ligue de justice. Afkor laisse traîner ses oreilles dans les quartiers sud et apprend en effet que plusieurs groupes envisagent de profiter de la foule pour « cramer de l’humain ». Soran et Max suivent dans la nuit John Oldham le chef des Ligues de justice dans le quartier de Wolton. La filature les mène dans une auberge du quartier de Lola où convergent de nombreux responsables des ligues de justice puis dans la Citadelle où John Oldham réside avec son épouse et ses deux enfants.
La manifestation a lieu le lendemain ; elle réunit un grand nombre d’ardothiens. Soran, Sorn et Afkor s’infiltrent dans les manifestants pour surveiller d’éventuels débordements et provocations. Ils sont vite mis à contribution : des muadras lancent des dyshas depuis la foule et des ligueurs cherchent à créer des mouvements de panique en tirant à l’arbalète dans la foule. Les tauthers parviennent à juguler les délinquants muadras et à faire fuir les ligueurs, non sans compter de graves blessures dans leurs rangs. Brakan peut faire un discours au pied de la Citadelle : le discours est remarqué mais la manifestation est surtout un succès par son ampleur.

L’appel du Sang
Les tauthers décident de passer à l’action le lendemain. Ils interceptent John Oldham alors que celui-ci se rend à son domicile. Après un bref combat, ils lui promettent la vie sauve s’il se rend et il l’emmène dans une carriole dans le quartier mal famé du Bas Manser. Ils trouvent une gargote de nuit fermée qui accepte de les recevoir. Ils interrogent le chef de la Ligue. Ils apprennent peu et décident d’exécuter leur prisonnier. Ils jettent son corps dans la faille de Bas Manser et s’en retournent à leurs occupations.

Les tauthers honorent un rendez vous qu'ils avaient avec Boza Henkel, la chef woffend es yords du quartier de Wolton. Ils lui font comprendre qu'elle n'aura plus à se préoccuper de John Oldham. Elle est furieuse de les voir utiliser les mêmes armes que les ligues de justice et s'aliènent définitivement sa sympathie.

Suchen décide d’acheter un journal « L’écho de la Citadelle ». Dès la conférence de rédaction du soir, il apprend que le corps d’Oldham a été trouvé par les yords.

Décision stratégique
Les tauthers sont conviés à une nouvelle réunion de "conspiration" avec le général Malkach et le chef de la garde d'Ardoth. Les deux leaders ont décidé de tenter de convaincre le Dharsage de destituer la Chell. Sans le concours de Kesht Killian Flaherty, l'autre conseiller du Dharsage, la tâche risque de s'avérer impossible. Or justement, le Général a appris que l'ancien Iscin cherche à entrer en contact avec les tauthers. L'obsession actuelle de Flaherty est de promouvoir sa "pouliche", Karen Park la jaspienne, auprès du jeune dharsage. Le général a la sienne, une fille d'une grande famille ardothienne et la Chell Petra Derna promeut une princesse venant de la cité lointaine de Vamdree. C'est cette dernière qui a pour l'instant les faveurs de Khodre Dharmar, le Dharsage.

Les soirées du conseiller sont bien huppées
Le lendemain, les tauthers sont en effet conviés à un cocktail pour les remercier de leurs renseignements qui ont permis de localiser la cache de technologie terrienne sur Drail. L'ambiance à cette réception est étrange : si les tauthers sont bien les hôtes d'honneur et que leurs mérites sont vantés, il flotte un parfum de suspicion et de guet apens. Afkor remarque d'ailleurs qu'une femme se dérobe aux regards derrière une tenture. Le conseiller les appâte avec des promesses de signatures (dont certaines se réalisent) puis une fois en petit comité, les masques tombent. Restent Killian Flaherty, Anton Mincarra (chef de la milice et tonton du Dharsage) et Karen Park (la prétendante jaspienne) cachée jusqu' alors. Flaherty accuse les tauthers de travailler pour le Dobre et d'œuvrer contre ses intérêts. N'ont ils pas tenté d'assassiner Karen ? N'ont ils pas rencontré les espions du Dobre ? N'ont ils mis une mauvaise volonté manifeste à coopérer ?
Les tauthers assument et expliquent les raisons de leurs actions. Brakan fait part des suspicions qui pèsent sur la milice quant à l'incendie de son temple. Ils replacent le débat sur les problèmes des ligues de justice.
La discussion est marquée par l'aveu d'Anton qu'il est le responsable de l'incendie (une regrettable erreur apparemment ) . Flaherty affirme que sa priorité est le mariage royal et l'alliance avec Jasp. Malgré la tension, l'entrevue se conclue par des promesses réciproques : Flaherty doit appuyer la demande de destitution de Petra Derna tandis que Suchen s'engage à mener une campagne de diffamation sur la princesse de Vamdree.

Le journalisme n'est pas un métier de tout repos
Il reste une journée et demie avant la réunion entre le Dharsage et ses conseillers.
Le thivin cherche à rencontrer les deux prétendantes. Evidemment Karen Park est interrogée rapidement, mais le journaliste qui travaille pour Suchen a quelques difficultés à la rendre sympathique. L'entourage de la princesse de Vamdree outre leur accent étrange se révèle peu commode à manœuvrer et il est impossible de la rencontrer. Il faudra faire avec les ragots. L'édition du soir sort. Suchen est satisfait du résultat. Il repère deux groupes qui le surveillent : des ligueurs et des vamdriens. Il fuit des locaux par les toits et se réfugie dans un hôtel de luxe de la Citadelle. Il est vendu par le veilleur de nuit et les vamdriens s'emparent de lui alors qu'il dort dans sa chambre. Il est torturé toute la nuit par les sbires de la princesse et sera laissé pour mort. Son corps est jeté dans la faille, là où on se débarrasse de ceux qu'on ne veut pas que l'on retrouve. Les vamdriens ignoraient apparemment l'incroyable capacité de résistance des thivins et Suchen se réveille le lendemain au milieu d'os et de cadavres pourrissants.

Le Baroud d'honneur de la Ligue
Brakan, Soran et Afkor entendent parler d'un grand rassemblement des ligues de justice pour faire la peau de leurs ennemis. Les tauthers décident de rassembler muadras de Wolton et non humains au Shen qu'ils barricadent pour la nuit. L'épouse d'Afkor parvient à convaincre les muadras du centre de purge de Wolton de se réfugier au Shen.
Alors que la nuit tombe, une manifestation favorable à la Ligue se réunit aux Bassins, le parc situé en contrebas du Shen.
La foule scande des slogans hostiles en se dirigeant vers un accès du Shen. Des ligueurs prêts à l'attaque sont repérés dans un quartier adjacent. Soran se positionne à l'entrée du Shen face aux manifestants et tente de réfréner les défenseurs du quartier qui veulent se battre. Afkor monte sur un toit en face des ligueurs pour en découdre avec les vrais assaillants. Brakan quitte le Shen pour s'infiltrer derrière les ligueurs.

La bataille du Shen
Soran ne parviendra à empêcher les manifestants et les défenseurs du Shen d'en découdre et participera aux combats.
Afkor sera percé de plusieurs coups de lasers et tombera du toit. Il n'aura la vie sauve que grâce à la diligence de sa femme qu' il le fera soigner par des muadras.
Brakan d'une discrétion absolue et peu commune tombera par hasard sur le boss des ligues de justice en train de donner ses ordres. Il l'abattra d'un coup de laser. Il sera à son tour abattu par des ligueurs. Il échappera à la mort en la feignant et en se réfugiant chez une vieille humaine. La mort du boss désorganisera complètement l'assaut des ligues.
Le lendemain, Petra Derna est destituée, les ligues sont démantelées et ses principaux chefs arrêtés.

Drenn avant son nom, ça sonne bien !
Les tauthers partent rapidement à la chasse aux signatures sur leur Challisk et la chasse est plutôt bonne. Ils décident de se présenter à l'examen du hall des drenns. Suchen et Brakan obtiennent le statut de Drenn. Afkor devra attendre un deuxième examen 3 mois plus tard pour obtenir la citoyenneté. Soran écœuré d'avoir été éconduit rejoint Miedrinth et devient Jungle Runner.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 21:49

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce sixième compte-rendu correspond au scénario "Le peuple supérieur".

 

Les 2 shantas emmenèrent nos tauthers via warps dans la jungle du Trinnu oriental pour prendre possession d’une ruine shantique. Mais, le bâtiment shantique était occupé par des cleashs, ces créatures insectoïdes unanimement détestées sur tout Jorune. Les cleashs sont accompagnées de scarmis, d'autres créatures insectoïdes, les servent aveuglément en leur présence (elles sont contrôlées par les cleashs via des phéromones), mais sont plutôt sympas en leur absence.

Cleash

Le plan était que les tauthers fassent une diversion pendant que les deux shantas s'introduisaient dans la ruine. Une fois, toutes les cleashs éliminées, les tauthers ont découvert qu'elles avaient un prisonnier : un jungle runner de Burdoth (du nom de Sistan). Les shantas ont ensuite montré aux tauthers un cle-eshta, un appareil shantique qui permet de booster la vision tra sur plusieurs dizaines de kilomètres et de créer des warps. C'est là qu'ils ont repéré une étrange accumulation d'isho.

Le temple shantique se trouve au sud de Burdoth dans la jungle de Trinnu. La source d'Isho bizarre se situait sur le territoire de Burdoth dans la province méridionale de Sobayid. La capitale de cette province se nomme Miedrinth et le jungle runner libéré en était originaire. Il les a donc conduits à travers la jungle vers Burdoth pour se rendre à la source d'isho étrange. Sistan leur apprend également que la cité de Miedrinth attend la visite du Roi de Burdoth, le Dharsage.

Sur place, cette source d'isho s'avère être un domaine agricole entouré d'une haie d'épineux imposante et gardé par des boccords peu accomodants. Au village le plus proche, ils apprennent que cette ferme est détenu par un muadra qui n'emploie que des muadras et dont le frère est un général de l'infanterie caji (un corps d'armée muadra) de Burdoth. Ils décident de se rendre à Miedrinth et sur la route, ils croisent un convoi se rendant à la ferme où ils reconnaissent caji johan, celui qui dirigeait le centre de redressement des jeunes délinquants muadras "la main ouverte" dans le premier scénario.

A Miedrinth, la capitale régionale, ils font leur petite enquête, font copain copain avec un marchand thivin et entrent en contact avec les services secrets. Les tauthers suspectent un attentat ou une opération contre le Dharsage mais n'ont aucun élément probant. Le Thivin décide donc donc d'accepter la proposition que lui avait faite des gens de la ferme pour un emploi de joailler. Les autres tauthers attendent au village et des émissaires de la ferme leur disent que Suchen a accepté le poste et qu'ils ne le reverront pas avant 5 jours : il a beaucoup de boulot !!!

Après le meurtre du Dharsage Khodre Dhardrenn et les événements qui suivirent, les services secrets du Dharsage établirent rapidement que la source du complot était Devkor Kahill. Ce puissant propriétaire muadra a disparu en compagnie de son frère, Keni, le général qui dirigeait l’infanterie caji.

Moi, caporal Howan Sendory, du 4ème régiment d’infanterie, je fis partie de l’équipe chargée de nettoyer le grand Dharlerrin du traître muadra. Il ne restait plus grand monde sur place. Nous avons eu maille à partir avec un shanta qui a fini par s’évader par un warp. A part cet incident qui nous a coûté la vie de deux soldats, la racaille muadra qui restait sur place a été rapidement neutralisée. Nous avons interrogé certains d’entre eux pour avoir des précisions sur les préparatifs et les contacts des comploteurs. J’ai retenu une histoire qui aurait pu changer le cours des événements. Apparemment, les Kahill ont eu à faire à un accroc dans la préparation de leur attentat : un groupe de tauthers dont je vais vous conter l’histoire.

Ce groupe de tauthers est composé d’un thivin, de deux muadras, d’un humain, d’un bronth et d’un woffen. Ils ont perçu d’une manière inconnue l’isho contenu dans les cristaux qui ont servi de fuel au canon shantique (thosk) utilisé par les comploteurs. Ces cristaux étaient entreposés au Dharlerrin Kahill. La façon dont les Kahill ont réussi à collecter une telle quantité de cristaux est encore inconnue mais c’est apparemment en rapport avec les centres de redressement de la Main Ouverte.

Ils ont tenté d’entrer dans le Dharlerrin et ont été repoussés par les mercenaires boccords recrutés récemment et postés à l’entrée. Le Thivin a proposé ses compétences de joailler. Ce groupe a fouiné à Miedrinth et les Kahill ont pris peur de leurs agissements. Mahan Tegull, ce fils de beagre, qui dirigeait la klade Akon, la guilde des tailleurs de cristaux, a eu l’idée d’embaucher le thivin et de le retenir offrant un moyen de pression sur le reste du groupe.

Le groupe n’est pas resté inactif longtemps. La nuit même de l’embauche du thivin, ils ont franchi la haie qui enserre la propriété et se sont postés dans les hauteurs qui surplombent la villa et ses dépendances. Le bronth est passé le premier en action. Il a déjoué la surveillance des gardes en longeant le ruisseau et approché de l’étrange bâtisse en forme d’étoile à 7 branches. Il a vu le shanta et Mahan Tegull converser mais il a été repéré par le tra-sense du shanta. Certainement effrayé par le shanta, il s’est laissé enserrer par les anneaux jaunes d’une « Prise puissante » sans réagir et a rejoint le thivin dans les box de l’étable à thombos.

L’un des deux tauthers muadras a tenté une incursion en se faisant passer pour un de ces sauvageons de la Main Ouverte. Voyant que cette supercherie fonctionnait bien, il est revenu avec le deuxième muadra et a fait croire aux geôliers du bronth et du thivin qu’ils les relevaient. La fuite a été plus laborieuse malgré une diversion créée par l’humain et le woffen sous la forme d’un feu à quelques distances des bâtiments. Les tauthers ont essayé de s’échapper par les toits pour s’emparer des talmarons dont disposaient les comploteurs.

Les racailles ont d’abord cru que les deux muadras avaient reçu l’ordre d’exécuter le thivin et le bronth en les projetant du toit et les ont aidé en accélérant la montée des deux prisonniers à l’aide de « sphères de lévitation ». Deux gardes se trouvaient sur le toit du hangar qui abritait la geôle ; les tauthers parvinrent à les éliminer. Ils tentèrent ensuite de se rendre sur le toit attenant où étaient attachés quatre talmarons gardés par deux rebelles muadras. L’un des tauthers muadras occit l’un d’eux avec un projectile gelé mais il manqua son saut et chuta sur le sol. Le bronth suivit le même chemin peu après. L’autre muadra parvint à rejoindre le toit mais en essayant une dysha d’absorption sur un simple « éclair lumineux », il perdit connaissance. Le thivin de son côté n’avait pas quitté sa sphère de lévitation et se rendit. Les quatre tauthers retournèrent dans la geôle, cette fois solidement attachés.

Profitant du départ des rebelles pour Miedrinth, le woffen tenta de libérer ses amis au petit matin. L’humain qui apparemment n’a pas de talent pour les armes le suivit. Après avoir tué un garde et un enfant qui se trouvait sur son chemin, le woffen fut abattu par des éclairs lumineux et son corps reposa bientôt dans l’étable. L’humain fut également capturé. Tout le groupe était maintenant aux mains des Kahill.

L’un des muadras obtint le droit de soigner ses collègues. Il en profita pour utiliser un « Evanouissement » sur les gardes. Le groupe en s’unissant, certains lançant le contenu de leur pot de chambre, d’autre utilisant la violence, parvint à éliminer leur gardien. Ils tentèrent une nouvelle fois de s’emparer des talmarons mais voyant leur chance compromise, le muadra qui avait lancé l’opération d’évasion ouvrit un warp et ils s’échappèrent. Seul Shocaudal sait où ils se trouvent maintenant.

Il est rageant de voir qu’avec un peu plus de chance et de talent, cette équipe aurait pu intercepter le thosk qui se trouvait à ce moment encore dans la ferme ou prévenir les autorités à Miedrinth. Peut – être que le Dharsage n’aurait pas été tué et les terribles événements qui s’en suivirent aureient pu être évités. Nous ne le saurons jamais. Le nom de ces tauthers nous est connu mais ils n’ont jamais reparu. Ils doivent être morts ou à l’autre bout de la planète.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:40

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce cinquième compte-rendu correspond au scénario "la chambre des hibernants"

Mémoire de Sho-nara-Shal, ellishondi Ca-Shal

J’ai parcouru Shocaudal à la recherche des sites des Elip Ston. Les terres ont changé depuis ma naissance, ma vie et ma mise en hibernation et le Sho-sen également. Je ne parvenais pas à trouver le site Ur-Dora-Kan et j’ai décidé de trouver l’Ellishondi Sen-Hari-Den dont le boc-rod se trouve dans la grande cité Newan-tahul des Ca-Du.

Les Ca-du m’ont rejeté comme les autres shantas, me disant que mon temps n’était pas venu et que ma présence n’était pas dans le cours des choses. Je découvris avec surprise que ces shantas avaient confié à ces grands hooman appelés boccords la garde et l’entretien de certains de leurs sites. J’ai donc contacté ses Hooman que j’avais rencontrés en pays Ca-Tra. Par chance, ils ont répondu à mon appel et ils se trouvaient à proximité de Newan-Tahul, sur les rives du lac Dau-uh-Dey. Dans mon existence précédente, ce lac était une mer aux flots turquoise Dau-denea.

Mes pérégrinations m’ont permis de maîtriser le langage lourdaud et grossier des Hooman, appelé Entren. Je demandais donc à ses Hooman qui avaient accepté de m’aider de trouver la chambre de ceux qui sommeillent et le boc-rod de Sen-Hari-Den. Pour leur permettre de réussir cette prouesse, je leur donnai un sarceen à remettre à Sen-Hari-den et un texte d’ouverture avec un screeper pour le lire.

Ces Hooman étaient cinq :
- deux petits Hooman, ceux qui ressentent le Sho-sen mais ne le maîtrisent que partiellement comme un enfant shanta. ces deux « muadras » tels qu’ils se désignent eux même se nomment Afkor et Sorn,
- une de ces grandes Hooman appellée Jhora,
- deux représentants de ces races poilues plus ou moins associées aux Hooman, le woffen Soran et le bronth Brakan,
- l’étrange créature à cornes, Suchen le volubile.
Si ces Hooman ont une qualité, c’est qu’ils sont plein de ressources et ne se laissent pas gagner par la fatalité. Ils m’ont ramené Sen-hari-Den.

Journal de Gosmo le blount

Gosmo a les sens aiguisés d’un wasto en rut et l’intelligence de la truite blanche. Quand j’ai vu ce bateau approcher de notre marais, j’ai flairé la bonne affaire. Une compagnie bizarre a débarqué avec un thivin, deux muadras, une boccorde, un woffen et un bronth. Je les ai menacés avec Turkun, ma lance, et avec mon sac de mathin. Ils ont eu peur de Gosmo et Turkun. Le woffen et le bronth ont essayé de m’embrouiller en me parlant d’Iscin mais Gosmo n’est pas bête. Le thivin m’a proposé des petits morceaux de fer doré mais Gosmo, malin comme un tarro, a refusé. Ces étrangers voulaient traverser le marais pour le pays des boccords. Gosmo a conclu l’affaire et a récupéré un couteau. Gosmo n’a pas menti, il les a sortis du marais en évitant les méchants boccords. Gosmo les a conduits dans la terre des corondons. Ils ont eu ce qu’ils voulaient non ?

Rapport de Fernand, chef du village de Narduk, aux Gardians

Vous nous accusez d’avoir porté secours à des étrangers et vous nous menacez de punir le village d’une lourde amende. Il est vrai que nous avons surpris des étrangers en train de fouiner sur nos terres. Tout d’abord, il faut préciser que ces étrangers étaient traqués par un dhar corondon. Or le prophète Mhardos Rougeard n’a-t-il pas dit, dans le troisième livre du Tran’haddan que la force du boccord ne peut être passive face à celui que la bête sauvage menace.

Nous avons ensuite tenté de les arrêter. Certains d’entre eux faisaient des bruits étranges et des couinements. Nous avons d’abord pensé que c’était un langage secret mais il s’est avéré que certains d’entre eux avaient perdu la raison. Or, il est dit dans le septième livre, par le prophète Voxal, que nul ne doit porter la main sur le fou.

Ensuite les deux muadras ont proposé de lancer des dyshas pour nous entraîner à l’interférence. Ils maîtrisaient une vaste variété d’effets et de lunes. Il est dit dans le second livre par le prophète Arnaud Bernard, que nul ne peut empêcher ses enfants de cultiver le Don de Shocaudal à ses Enfants les boccords.

Nous avons promis de les laisser partir librement en échange de cet enseignement et il est dit à 47 reprises dans le Tran’Haddan qu’une promesse ne peut être rompue sans encourir l’ire de Shocaudal.

Nous n’avons donc que suivi les enseignements de notre religion et ne pourrions donc être accusés d’avoir violé la loi 37 sur le territoire.

Journal de Dhar-shen-Du, adolescent shanta Ca - Du

La vie est monotone à Newan-Tahul. Dresser les bochigons, les emmener paître, faire ses exercices de dysha et de contrôle de l’isho, suivre quelques leçons d’écriture, de polissage de lames shantiques et de philosophie, faire ses exercices de maîtrise du corps et de l’isho… tous les jours la même chose.
Parfois avec mes amis, nous parcourons les tunnels et cavernes de la ville ancienne, celle d’avant la guerre avec les humains et du leesh ebecca. J’adore ntamment la salle du sommeil où tant de nos anciens vivent en stase dans des boc-rod et où veillent des evids.

Une fois par an, nous avons le droit de rencontrer les Hooman, enfin les boccords nomades du coin. Nous avons le droit de les canarder de dyshas car ils ont la bizarre aptitude à faire mourir le flot d’isho qui s’abat sur eux. Ils nous présentent des scènes racontant la vie de leurs ancêtres et nous leur préparons un déchaînement d’isho qui les ravit. Les vieux échanges avec eux des bêtes, ils sont de bons éleveurs de thombos et protègent nos bâtiments anciens que notre trop faible nombre ne nous permet pas d’entretenir. Mais bon, tous les ans c’est pareil.

Là cette année, il y avait un groupe d’étrangers de différentes races. De petits hooman capable de tisser l’isho, un peu à la manière d’un enfant, une boccorde, un woffen, un bronth et une étrange créature appelée Thivin. Grand père m’a dit que c’était un ramian transformé par les lunes mais j’ai du mal à le croire. Ils venaient tous de Burdoth, le pays Hooman installé sur le territoire des Ca-Tra de l’autre côté du désert du Doben-al.



Grand-père m’avait prévenu que les gens de ce pays étaient menteurs et cupides, mais j’avais du mal à comprendre ces mots. Au début, tout s’est bien passé. Nous les avons abordés et ils semblaient intéressés par les cristaux. Nous les emmenâmes à un filon de cristaux orange et ils en récoltèrent. Au retour, des crugars nous attaquèrent, ils étaient nombreux et le combat fut violent. Plusieurs vies crugars furent prises mais quelle excitation d’utiliser nos lames pour sauver nos vies et celles de nos compagnons !

Pour les remercier de cette expérience unique, nous leur proposâmes de visiter la chambre du grand sommeil. Ils avaient l’air émerveillés par le spectacle de ces milliers de boc rods alignés et des evids tournoyant dans l’air pour protéger ceux qui sommeillent. Mais ils avaient avec eux des objets de notre peuple et ils les utilisèrent pour réveiller un ellishondi. Celui-ci, un ancien endormi bien longtemps avant leesh ebeeca, nous envoya une orbe messagère pour nous rassurer et il emmena les burdothiens par un warp. Nous fûmes sévèrement punis par Grand Père. Leur venue était apparemment liée à la visite il y a quelques mois d’un étrange Ca-Shal qui ne resta qu’une nuit et que nous ne fûmes pas autorisés à rencontrer. Grand Père se trompe t’il ? Ce réveil n’est il pas finalement voulu par Shocaudal. Les Hooman habitent aussi cette planète après tout.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:33

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce quatrième compte-rendu correspond au scénario "Piraterie sur le Dau-uh-Dey"

 

Lettre de Varlon Farhû, agent de renseignement du Dharsage, à sa hiérarchie

Je suis tombé il y a quelque temps sur les tauthers qui m’ont aidé à quitter le Voligire. Il y avaient :
• Suchen, thivin marchand : fils du célèbre joailler Puwsasin Bessonil
• Sorn Getrin, muadra caji, formé au Centre de Purge « Le Talmaron » du district d’Eswother
• Sorani, ,woffen condrij, originaire d’un trou paumé du Lundere
• Brakan, Bronth dilettante, qui dirige la secte de la Parole d’Iscin
• Max, Iscin de terrain, qui ne se sépare jamais de son horrible pibber

Je les ai vus au siège de la société de Danstead. Dans l’amphithéâtre cosy et feutré où se tiennent habituellement les conférences de la Société, le Kesht Trando avait invité du beau monde dans le cadre de sa campagne électorale dans le district de Wolton.

Les tauthers ont fait une petite allocution : apparemment si leur récit n’était pas trop romancé, Trando les a envoyés piller un temple shantique en Essanja. Apparemment, commandités et commanditaire ont l’air d’en être fiers.

J’ai bien senti que mes « amis » n’étaient pas uniquement là pour faire de la lèche au kesht Trando, après tout, ils avaient déjà sa signature. Ce dernier les a recommandés à sa « vieille copine » Reyna Huston, la redoutable patronne de la banque Huston, une institution à Ardoth en général et chez les boccords en particulier.

Apparemment, la grosse boccorde leur a expliqué qu’elle était victime d’un maître-chanteur qui avait volé des documents confidentiels dans son bureau. Un boccord un peu abruti vient chercher une somme fixe toutes les semaines. La grosse Huston leur a je pense demandé de récupérer les documents. Son fils qui fréquente le quartier de campagne du kesht Trando devait servir d’agent de liaison. Je ne sais pourquoi Reyna Huston a commandité cette bande de tauthers pour cette mission, certainement par souci de ne pas mettre un lien direct entre elle et les futurs agissements des « enquêteurs ». Venant confirmer ma théorie, elle a mis en scène une expulsion musclée des tauthers de la banque.

Les tauthers se sont immédiatement au travail surveillant la banque. Le porteur boccord est arrivé dans la matinée, repartant avec un sac à dos rempli de monnaie en cristal, fruit du chantage. Ils le suivirent jusqu’au siège de la respectable Klade Akon dans le quartier de Klade Bay. La klade Akaon est la klade des tailleurs de cristaux, dirigée par le muadra Mahan Tegull. Sorn Getrin sous prétexte d’achats a fait un tour des lieux.

Le boccord repart avec son sac vide et la filature se poursuit vers les quartiers sud. Elle est moins réussie, le boccord repérant les tauthers. Il se réfugie dans un bar sur Vintch. Brakan l’y aborde. Le boccord se nomme Nargol et qu’il travaille par ailleurs dns un abattoir dans le quartier des paysans, Durris. Brakan lui propose un boulot pour l’éloigner d’Ardoth.

Les tauthers se renseignent ensuite sur la Klade Akon et apprennent ses liens avec la « Main Tendue », l’association de rééducation des jeunes muadras délinquants. La Klade recrute pas mal de leurs anciens pensionnaires et auraient des liens avec un gang de Vintch, « les enfants de Desti ». Ils suspectèrent également la famille DharWin de tremper dans l’affaire.

Les tauthers demandèrent via Korren de revoir Reyna. Ils lui donnèrent rendez-vous dans l’arrière-boutique du Paradis du Platine, le magasin de Bassonil père. Ils eurent confirmation que leur mission était de récupérer les documents. Ils s’aperçurent que Reyna était surveillée par un jeune muadra. Ils le suivirent et l’interceptèrent dans le parc des Bassins. C’était bien un ancien délinquant employé par la Klade Akon. Les tauthers n’apprirent rien de plus et décidèrent de confier le jeune aux bons des Huston. Le pauvre !

Ils allèrent ensuite demander conseil à mon père, qui me prévint immédiatement de leurs desideratas. Le paternel leur conseilla de s’adresser à la Klade Githerin, ce qu’ils firent. Je décidai de mettre la main pour le compte du Dharsage sur les documents en question, afin d’avoir un moyen de pression à la fois sur les Huston et sur la Klade Akon. Je pris le contrat à notre compte et fit arrêter les tauthers. Je le fis à la fois pour les préserver d’éventuelles représailles des Huston ou de la Mahan Tegull et pour les utiliser pour une mission délicate pour laquelle j’avais du mal à trouver des volontaires.

Pour l’arrestation, je trouvai des chefs d’accusation et je n’eus pas de difficultés à trouver des témoins :
• Suchen fut accusé de tromperie et d’escroquerie, témoin : son voisin le marchand de vêtements
• Sorn Getrin, fut accusé d’utilisation illégale de l’Isho, témoin : un daijic
• Sorani, fut accusé d’utilisation illégale de l’Isho, témoin : un daijic,
• Brakan fut accusé de malversations et de détournement des fonds de son culte, témoin : Kashka, dirigeant la secte « La volonté d’Iscin »
• Max, fut accusé de rapports interraciaux, témoin : une serveuse du pibber bleu

Ils furent condamnés aux galères. Je les reçus avant leur départ pour leur donner leur mission : infiltrer les pirates qui sévissent sur le Lac Dau-uh-Dey et remettre un pli à Rana Well, leur chef, pour lui faire changer d’allégeance.

Ils doivent actuellement ramer sur le navire de Marlo Mari, le capitaine du « Flamboyant » qui escorte un bateau marchand du Nord Khodre sur le lac.

 

Chronique de Flak’dow, scribe acubon

Notre chef vénéré, Ploubop, maître des eaux, des marais et des cavernes, a capturé la pirate Carla Dorff après une attaque rondement mené sur les navires pirates. Au lieu de l’énucléer et de rendre son corps aux eaux du lac, le généreux et magnanime Ploubop lui a proposée un marché : vider les lieux sacrés acubons qu’elle occupe avec sa bande de brigands contre la vie. Cette sorcière humaine n’a rien voulu savoir, déversant son mépris sur nous.
Des gens de Burdoth qui cherchaient également à la capturer se sont présentés chez nous. Le grand Ploubop, malin comme un Hashgin, a alors conclu un traité avec le grand Dharsage, le roi de Burdoth. Contre la sorcière, nous avons obtenu un traité d’alliance avec le plus grand roi de Jorune. Nous lui réclamerons bientôt son aide pour reprendre nos territoires occupés par des humains et blounts.
Longue vie au grand Ploubop maître des eaux, des marais et des cavernes !


Témoignage de Ghora, pirate bronth

Depuis deux ans, j’écume les eaux du Dau-uh-Dey avec les pirates basés dans le village de Sagher, qui ressemble à un village de pêcheurs d’apparence inoffensif. Depuis que Carla Dorff a débarqué, l’activité s’est intensifiée. Elle a le bras long à la capitale la Carla et les navires du Khodre du Sud nous laissent tranquilles. Mais celui que je respecte le plus ici, c’est Taran, un vrai dur, qui aime le combat et ne fait pas de quartier aux pleurnichards. C’est aussi lui qui m’a proposé le job dans un vieux bouge du port de Kirlan. Fini le boulot d’escorte de convoi marchand, bonjour la piraterie !

Nous avions eu vent d’un convoi de marchands du Khodre du Nord qui revenait plein de cristaux vers Borlim. Il était escorté par un bateau de guerre burdothien. Certains capitaines comme cet enfoiré de Guli commençaient à militer pour s’attaquer à une proie plus facile.

L’abordage eut lieu malgré tout, mais surprise, l’équipage burdothien s’était mutiné. Cela tombe bien, on avait besoin de rameurs. Les bateaux marchands furent arraisonnées et leur cargaison dépouillée. Une victoire facile et sans gloire, j’ai pu à peine tremper ma hache dans quelques cervelles d’humains.

Malheureusement, comme disait ma mère : « Victoire sans sang, lendemains décevants ! » et sur le chemin du retour, ces saloperies d’acubons nous ont attaqués par le lac. Ils ont détruit deux de nos navires par la coque. J’en ai embroché deux ou trois avec mon arbalète, mais ces pourritures visaient Carla Dorff et attendaient bien sagement au fond de l’eau leur proie. Nous pensions qu’ils l’avaient butée mais l’avenir prouva le contraire.

De retour au village, Taran a vu que Forin, le conseiller de Carla, commençait à faire le chef. Il l’a invité à une discussion dans son castel et Forin le niais est venu seul. Pof, Taran lui a mis le grappin dessus et l’a mis aux fers. Restait plus qu’à s’occuper de Guli qui commençait à organiser un Conseil des Pirates : un conseil de fiotes oui, où même les prisonniers auraient leur mot à dire.

D’ailleurs certains d’entre eux commençaient à avoir la grosse tête et à organiser une campagne électorale chez les sous hommes. Y avaient notamment un thivin de merde qui s’est mis à lécher le cul de Guli, un nabot de muadra et un de mes congénères, un certain Brakan. Ce merdeux pensait que je me joindrai à lui par solidarité raciale. Il a commencé à me baratiner avec Iscin, ce fils de crugar. Faut vraiment que je sois vernie pour qu’à chaque fois que je rencontre un bronth, ce soit une fiote. Je lui ai dit de retourner voir ses frères crugars et j’ai prévenu Taran. 4 mecs ont essayé de le dessouder mais il a réussi à s’échapper à sa niche, chez cette tapette de Gulli.

Le temps des petits coups par derrière était fini et Taran a attaqué les hommes fidèles à Gulli. Le village s’est retrouvé coupé en deux, aucun camp ne prenant l’avantage, ça m’a permis malgré tout d’envoyer dans l’autre monde trois gars que je ne pouvais pas blairer.

Après la baston, il y a eu le temps des ambassadeurs dont ce foutu thivin. On s’est bien amusé à le tabasser. Il paraît que ça porte malheur et beh je vous confirme. Peu de temps après, Carla Dorff est rentrée. Elle avait été libérée des acubons par d’autres enfoirés de burdothiens : un chacal de woffen qui sent la fiente de bronth, un autre nabot et une tapette humaine. Guli s’est couché comme un pibber à sa mémère et Carla a mis un ultimatum à Taran. Comme il en a, il l’a envoyé chier : quand on s’est fait turbinée par des acubons, on n’a plus rien à dire !
Comme Taran voyait que plusieurs de ses hommes lui faisaient défaut, il a décidé de mettre les bouts avec un des navires et de recréer une base pirate ailleurs.
Carla nous est tombée dessus. De mon côté, je surveillais qu’aucun ennemi ne passe par la plage pour empêcher le départ du navire que les hommes de Taran préparaient dans un des hangars à bateaux.
C’est là que je vis Brakan qui s’était débarrassé de 2 guetteurs et qui essayé de se faufiler dans le hangar. Je l’ai butté, c’était jouissif, je savais que c’était une fiotte ! Je lui ai coupé les poils des oreilles mais c’est alors que son copain chacal est arrivé et là, c’est moi qui ai passé l’arme à gauche.
Je me suis réveillé au milieu des corps de mes amis, dans une fosse commune à l’ouest de Sagher. Taran me regardait de ses yeux vides. Je suis sortie de là discretos et j’ai réussi à me traîner jusqu’à Kirlan : JE ME VENGERAI !!!

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:03

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce troisième compte-rendu correspond au scénario "Fils de Crugar"

Lettre de Hafna Verish née Rawen, épouse du muadra tauther, Afkor Verish (Jullian) à sa belle-mère Rosaly Verish

Belle – Maman,

Je me permets de vous écrire concernant une affaire importante. Vous n’êtes pas sans savoir que votre fils a entamé sa tothis dans le but de pouvoir reprendre le poste de son père au Centre de Purge du quartier d’Es’wother. Mon but est de vous démontrer l’inutilité de cette démarche et vous enjoindre à le convaincre d’arrêter de courir après des signatures.

Je vais vous narrer de quelle façon il a obtenu sa dernière signature et vous vous rendrez à compte à quel point cette quête est dangereuse pour lui et que ces capacités encore limitées dans la maîtrise de l’isho le condamne à l’échec.
Vous savez qu’il fréquente depuis quelque temps une bande de tauthers.

Récemment, son ami Suchen Bessonil, un joailler thivin (a t’on jamais entendu parler d’un thivin drenn ?) rencontrait lors d’une de ses soirées mondaines Melodie Mellon, une secrétaire du Conseil d’Ardoth, qui lui demanda son aide pour une mission délicate.

Son autre ami, le bronth Brakan, immigré de Dobre et animateur d’un mouvement religieux « le pouvoir d’Iscin » (si mes souvenirs sont exacts) avaient fort à faire au Shen dans notre quartier d'Es'wother. L’une de ses collègues fanatiques, Kashka, une woffen, qui dirige le mouvement « la volonté d’Iscin » vint le voir car elle s’indignait que l’ancienne ambassade de Temauntro soit occupée par des marins Cygras (crugars à poil long et clair) de passage. Ils ont été faire du raffut pour tenter de chasser ceux qui à leurs yeux étaient des importuns. Je vous raconte cela à la fois pour vous signifier à quel point votre fils choisit mal ses comparses et car cette affaire est liée à la précédente comme je vous le conterai plus loin.

Afkor et son dernier ami le woffen Soran, furent appelés au domicile de Suchen pour rencontrer la drenn Mellon. Celle-ci se rendit chez le thivin avec deux personnes voilées et enveloppées dans de longue cape. Il s’agissait de deux crugars : la femme de l’ambassadeur de Temauntro (le pays des crugars), nommée Son Chaan, et sa fille adolescente, Shahrsha Escrawm. Le fils de l’ambassadeur, Rachaacs Escrawm, avait disparu l’avant veille dans la nuit à l’occasion d’une sortie dans Ald. Les yords et la garde d’Ardoth étaient chargés de l’affaire mais la mère éplorée souhaitait tenter sa chance avec un groupe de tauthers aux méthodes moins académiques.

Voilà donc votre fils parti enquêter avec sa bande de bras cassés pour retrouver un ennemi de notre royaume en compagnie d’une jeune crugar irascible et ce, dans les quartiers les plus chics de la capitale. Ils se rendirent à la « Pyramide » le célèbre restaurant Ros Crendorien puis dans un bar de nuit à la mode de Persis. Avec leur dégaine, ils sont bien sûr revenus bredouilles.

Ils s’intéressèrent ensuite aux compagnons de soirée du jeune crugar et en particulier à deux d’entre eux, Mavkan Tarsory, vaguement apparenté à la famille Tarsory, et un gars du quartier mal famé du Bas Manser, Kevan (les gens n’ont pas de nom de famille dans ce quartier), dont s’était entiché le crugar, certainement par esprit de provocation. Ils apprirent du petit Tarsory, fourré dans un bar de la Citadelle que ce Kevan n’était pas non plus rentré. Ils finirent par le trouver en piteuse état dans un Enclep, la maison de soin de Sobrin. Celui-ci leur dit que Rachaacs et lui avaient été agressés par un caji accompagné de ruffians humains qu’il avait identifié comme faisant partie d’un gang du Port Sud, les Scraggers. Le caji avait emprisonné Rachaacs dans une « Prise puissante » et l’avait enlevé. Le gang de jeunes boccords et humains des « Scraggers »est plus connu pour faire les poches des étrangers sur le Port et pour casser du muadra dans leur quartier que pour faire des coups de main en plein centre avec l’aide d’un caji.

Si vous suivez bien, Afkor s’était rendu à la citadelle pour rencontrer le petit Tarsory, et s’était donc purgé. Malgré son niveau extrêmement bas en isho, il a décidé d’accompagner ses amis à la « pêche » aux « scraggers ». Je vous parle de pêche parce que nos pieds nickelés n’ont pas eu une meilleure idée que de lâcher comme appât le thivin paré de bijoux dans les rues du Port Sud, sous la surveillance des autres tauthers. Peu s’attaque aux thivins et les pickpockets sont légion sur le port. Mais par un coup de chance inouï, c’est bien des membres des scraggers qui ont essayé de délester le thivin de ses yules.

La mêlée a été chaotique et les tauthers ont sorti leurs armes en plein milieu du quartier des pêcheurs. Pire, Afkor a fait usage du peu d’Isho qui lui restait pour lancer des dyshas en public. Autant dire que les yords ont rappliqué rapidement, mais Afkor et ses amis réussirent par un concours de circonstance en leur faveur à amener l’un des gamins chez Suchen. En somme, ils ont perpétré un délit d’enlèvement et séquestration passible de 5 ans de herris ou 2 ans de galère. A force d’intimidation, ils parvinrent à savoir que les « scraggers » avaient emmené le fils de l’ambassadeur de Temauntro sur un bateau crugar qui mouille dans le port commercial. Le muadra qui accompagnait les scraggers avait un accent bizarre et était également employé par ces crugars.

Certains des tauthers surveillent le navire crugar, d’autres préviennent les autorités (et l’ambassadeur crugar), Brakan demande à ses fidèles et à Kashka de mettre la pression sur les crugars au port. Les autorités mettent du temps à réagir et les tauthers se trouvent de nuit avec l’ambassadeur et sa femme en train de surveiller le navire. Un petit groupe de cygras entre sur le bateau. Brakan apprend peu après que son temple et celui de Kashka sont en train de flamber. Un autre groupe de cygra quitte le bateau, c’est votre fils qui est chargé de les suivre. Il se fait bien sûr repérer, il est agressé violemment et s’en sort grâce à un éclair rudimentaire avec le peu d’isho qui lui restait. Non content d’avoir manqué de se faire tuer par les cygras et de les avoir perdus, il est appréhendé par les daijics.

Sur le port, les cygras entament des manœuvres pour appareiller et quitter le port. Nos tauthers et la femme de l’ambassadeur crugar attaquent alors de façon totalement désordonnée. Soran et Son Chaan nagent jusqu’à la poupe et escaladent le château arrière. Ils repèrent Rachaacs attaché et gardé par deux cygras. Brakan attaque tête baissée le pont mais il est emprisonné dans une « cage » par le muadra. Suchen balance des cristaux de monnaie sur le pont pour distraire les cygras mais il tombe dans le port et ses bijoux le font couler. Votre fils qui ne sait pas nager se porte à son secours. Il le sauve par miracle. Le couple woffen / crugar s’en sort mieux : ils abattent les gardes et délivrent Rachaacs. Sur le pont, la situation semble désespérée pour Brakan mais la garde d’Ardoth menée par l’ambassadeur arrive enfin. La capitaine du navire et l’ambassadeur s’engueulent en Chaun-Tse (la langue crugare) et chose incroyable, la garde d’Ardoth laisse partir le navire cygra.

Ayant laissé traîner mes oreilles (je connais du monde moi !), j’ai su que la capitaine du bateau était une ancienne maîtresse de l’ambassadeur qui a enlevé le fiston par vengeance. Afkor et ses amis ont été récompensés d’avoir réglé les problèmes de fesse d’un ambassadeur ennemi d’une signature de la secrétaire Melody Mellon et d’une bourse de l’ambassadeur qui, de surcroît, s’est engagé à financer la reconstruction du temple d’Iscin de Brakan. Je ne sais comment le gros Bronth va parvenir à expliquer à ses ouailles que son édifice a été payé par les crugars.

Si je vous récapitule un peu comment Afkor a obtenu une signature : il s’est baladé chez les rupins d’Ardoth accompagné de bras cassés, il s’est lancé dans de dangereuses actions sans isho, il a commis un crime et deux délits, il a aidé des ennemis de Burdoth qui ont maintes fois tenté d’envahir notre pays, il a frôlé la noyade, a connu l’arrestation et tout ça pour régler des histoires de fesses d’un étranger. Belle-maman, il est temps que vous parliez à votre fils, sa tothis va mal se terminer et je n’ai aucune envie que mes enfants soient orphelins. Malgré l’enseignement de son père, ses capacités en utilisation de l’isho sont encore maigres. S’il faut vraiment que quelqu’un de la famille devienne drenn, ma maîtrise du du et du gobey me prédestine mieux à cette tâche et je suis sûr que Afkor s’occupera bien des enfants.

Votre belle-fille, Hafna

Réponse de Rosaly Verish, mère de Afkor Verish

Chère Hafna,

Je vous remercie de votre compte-rendu des dernières aventures de mon fils mais il m’en avait déjà fait part. Il est très proche de moi, vous savez ! Je dois également rectifier certains points de votre récit : sachez d’abord que la drenn qui a signé la challisk de mon fils n’est pas secrétaire, mais Secrétaire Générale du Conseil d’Ardoth, qui est un poste très important de cette institution incontournable de notre pays. Shawn Escrawm n’est pas ambassadeur de Temauntro mais représentant de Temauntro au Conseil d’Ardoth et donc un représentant légitime de notre royaume. Vous faites grand cas des difficultés et dangers rencontrés par mon fils, mais avoir réussi où tous les yords d’Ardoth ont échoué ne peut se faire sans courage et sans risque. J’admire donc beaucoup sa réussite dans cette affaire.

Vous maîtrisez parfaitement le du et le gobey, j’en suis fort aise, vous pourrez ainsi cuisiner les repas de mon fils avec du et protéger mes petits enfants avec le gobey. Vous êtes une parfaite femme de maison et je vous en suis très reconnaissante.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 18:33
Récit de campagne Jorune : 2ème partie

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce deuxième compte-rendu correspond au scénario "le fifils à son papa"


Message de Günther Blas, membre des services de renseignements du Dharsage

1ère missive


Je suis depuis avant-hier à Joble sans trouver trace de notre agent Varlon Farhu disparu dans cette ville. A part un grand rassemblement de Thivin à l’occasion d’une fête religieuse, je n’ai rien remarqué d’extraordinaire en ville : ni tension, ni changement marquant. Personne ne semble avoir vu notre agent. Les établissements de jeux, les forges et les auberges font leur business normalement.

Par contre, un groupe de tauthers est arrivé hier en ville avec apparemment le même objectif que le mien. Je suspecte fort le père du disparu, le vieux Rug Fahru, d’être le commanditaire de ce groupe. Ils sont en tout cas peu discrets : ils ont déjà créé un esclandre dans une maison de passe avec un sergent de l’armée, un certain Atti Vagan, qui traîne une réputation de débauche à Joble.

Je garde l’œil sur eux afin d’éviter que le bruit de la disparition de l’un de nos agents s’ébruite.

2ème missive

Suchen le thivin et Jhora la boccorde se sont rendus chez le grand Padok où se déroule une cérémonie thivin. La « cérémonie » étant un événement privé pour thivins, Jhora fut refoulée par deux gardes corastins. Je parvins cependant à m’infiltrer discrètement et quelle ne fut pas ma surprise de voir que la cérémonie était en fait un tournoi de mayoo, ce jeu de stratégie prisé des thivins. Suchen fit quelques parties qu’il perdit et se délecta du spectacle des maîtres. Il dispose apparemment d’un certain statut chez les thivins.

Les autres tauthers fouinaient en ville avec le portrait de Varlon et ils tombèrent sur Gena, une jeune muadra affectée à l’accueil de l’Enclep (là où on trouve des learsis !). Cette jeune Gena leur indiqua que l’homme sur le portrait a rencontré son père, croupier au Palladium, car il est connu pour être un caji spécialiste du Tra. Au Palladium où Suchen a apparemment ses entrées, il s’est avéré que Caji x était responsable de la sécurité. Il a bien rencontré Varlon qui cherchait un spécialiste du Tra pour détecter l’utilisation de cet isho. Etant bien payé et fort occupé au Palladium, Caji Gothric l’a envoyé vers son fils Tarken. Ce dernier officie comme duelliste de dysha dans les bars de la ville. En effet, comme l’utilisation de l’isho est libre à Joble, les duels de dyshas sont un spectacle très couru dans les bars de nuit. Pour l’aborder, Sorn Getrin ne trouva rien de mieux que de défier Tarken. Le duel fut assez lamentable et Tarken en sortit vainqueur au grand dam de Max et de Suchen qui avait misé une somme rondelette sur leur compagnon. Ils apprirent néanmoins que Varlon s’intéressait à l’utilisation du Tra chez les thivins en particulier.

Suchen alla donc montrer le portrait de Varlon au Grand Padok qui dut admettre qui le détenait. Il donna rendez-vous aux tauthers le lendemain matin pour récupérer cet individu.
Les tauthers arrivèrent donc le lendemain chez le Grand Padok. La suite me fut narrée ultérieurement par Varlon Fahru. Le Grand Padok leur indiqua que Varlon se trouvait à la cave. Il glissa un étrange objet marqué d’un glyphe à Suchen qui se révéla être un laisser-passer ramian. Une inspection de la cave plongée dans l’obscurité en tra sense indiqua à Sorn Getrin qu’un warp s’y trouvait. Ils l’empruntèrent et se retrouvèrent dans une autre cave où trônait un cle-eshta. Deux thivins armés les introduisirent auprès du maître des lieux, un thriddle du nom d’Ako Trid.

Il expliqua qu’il avait fait une petite erreur de manipulation et que l’homme recherché avait dû atterrir à 20 km au nord, au – delà du marais. Ils apprirent alors qu’ils se trouvaient en Voligire, le pays des Ramians. En sortant de chez Ako Trid, ils virent qu’ils étaient dans un quartier de maisons basses en torchis adossé à un village composé de bâtiments à plusieurs étages en forme de cônes renversés que relient des piliers auxquels s’enroulent des escaliers à l’air libre.
Ils empruntèrent bientôt une route pavée, tracée dans un paysage lugubre de landes et d’épineux, qui s’arrêtait nettement au pied d’un immense et sinistre marécage. Ils s’aperçurent que des plates-formes immergées et distantes d’un pas de ramians permettaient de traverser le marécage. Ako trid leur avait donné un peu de Daij pour calmer les mandare du marais. Ils décidèrent de ne pas l’utiliser quand un spécimen de bonne taille décida qu’un des tauthers ferait un bon déjeuner. La hache de Jhora la boccorde fut un calmant plus radical.
Au délà du marais, les tauthers aperçurent une colline donnant un point de vue dominant sur la région. Ils y trouvèrent les traces du passage de Varlon et virent qu’elles se dirigeaient vers un isthme à l’est. Un port important s’étendait sur la côte au nord. Ils décidèrent de camper sur le flanc de la colline opposée à la ville ramiane. Ils furent néanmoins déranger par une patrouille de guerriers ramians qui sans un mot se détourna quand les tauthers lui montrèrent le laisser-passer.

Les tauthers suivirent ensuite les traces de Varlon dans la lande, ne rencontrant que quelques paysans ramians qui les regardèrent passer en restant impassibles et silencieux.
La lande céda la place dans l’isthme à une végétation d’herbes hautes et alors qu’ils apercevaient un village de maisons plates en torchis, Sorn détecta la présence de quinze assaillants dissimulés dans les herbes. Des tologras menaçants se montrèrent bientôt. Les tauthers avaient passé la frontière du royaume de Sharden et rencontraient les enfants perdus d’Iscin. Les premiers essais de communication furent laborieux, mais Max remarqua bientôt des similitudes avec le Boru, la langue des Bronths, malgré les dénégations véhémentes de Brakan.
Les tologras avaient recueillis un humain mais des ramians venant du port de Doohsa les attaquèrent afin de s’emparer de l’humain, tuant au passage deux tologras. Les tologras étaient donc furieux et refusèrent de prêter assistance aux tauthers. Les ramians ayant emmené leur prisonnier à la cité aperçu de l’éminence, les tauthers rebroussèrent chemin et se rendirent dans le port de Doohsa, comptant sur leur laisser-passer.

Ils trouvèrent les portes de la ville fortifiée fermée et passèrent la nuit sur la plage. Ils reçurent la visite de ramians en chiveer qu’ils parvinrent à tuer. Ils entrèrent le matin dans la ville où régnait une ambiance bizarre : pas d’éclat de voix, quelques murmures et les bruits des charettes, des artisans et des pas qui résonnait du fait du silence des habitants. Ils ne firent que quelques pas quand ils furent appréhender par une patrouille qui les emmena au plais du maître des lieux, le Maître de Doohsa.

Le Maître disposait d’un conseiller thivin qui servit d’interprète. Les tauthers furent accusés du meurtre des ramians en chiveer et condamnés à verser une forte amende en esclaves. Leur peine serait réduite s’ils rendaient un service au Maître de Doohsa : réparer un fusil blaster. Max accepta sans se poser de question, parvenant sans peine à remettre en marche le système d’allumage. Cependant, le fusil ne disposait pas de recharge énergétique et ne pouvait donc fonctionner ce que le Maître de Doohsa prit très mal. Il envoya le groupe dans son cachot où ils retrouvèrent Varlon Fahru qui moisissait là depuis un bout de temps. Les premiers échanges furent tendus, Varlon menaçant de travailler à son retour à l’expulsion des thivins de Burdoth et accusant les tauthers de trahison pour avoir réparer le blaster.

Grâce à l’entremise du conseiller thivin, les tauthers et Varlon furent libérés le lendemain contre une amende modique. Ils se dépêchèrent de rejoindre la demeure d’Ako Trid où ils reprirent le warp. Ils arrivèrent chez le Grand Padok pendant une réception où les invités thivins dégustaient un immonde thombo de 100 jours. Varlon Fahru négocia avec le Grand Padok la fermeture immédiate du warp contre un rapport clément aux autorités.
Les tauthers se restaurèrent ensuite et accompagnèrent Varlon jusqu’à Ardoth où notre agent retrouva son vieux père qui récompensa les tauthers, les dédommagea de leurs frais et apposa sa signature sur leur challisk.

D’après le rapport de Varlon, nous pouvons conclure plusieurs informations intéressantes :
- l’hypothèse de l’origine Voligirienne des thivins semble confirmée
- les thivins constituent un danger du fait de leur inconséquence, leurs coutumes débiles et leur amour immodéré du jeu peut les conduire à des actes menant en péril la sécurité nationale. En sus, leur assise financière leur donne les moyens de leurs lubies. Nous pourrions néanmoins profiter de l’incident pour les obliger à servir d’intermédiaire avec les ramians à un échange shirm-eh contre daij. Nos daijics se plaignent des cristaux et tous nos rapports incitent à se méfier des muadras.
- Quant aux tauthers, il convient de les surveiller. Leur attachement à la nation semble passer après leur petite personne, notamment en ce qui concerne Suchen Bassonil, le thivin, et Max, l’Iscin. Nous pourrions recevoir fréquemment l’épouse du premier qui semble s’étendre longuement sur les aventures de son mari, furieuse de le voir quitter le domicile conjugal. Nous pourrions mettre un traceur dans l’orifice anal du pibber du second, qui l’emmène partout avec lui. Nous pourrions également les tester en manipulant leur appétit de signatures et leur intrépidité pour leur faire accomplir une dangereuse mission où nous ne voudrions pas risquer la vie de nos précieux agents.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 21:05

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce premier compte-rendu correspond au scénario "en territoire corastin".

 

Rapport de Frihar GeldWin, informateur pour le compte de Kesht Carl Dupont, kim du district de Wolton

Comme convenu, j’ai surveillé les mouvements de votre adversaire de la prochaine élection, kesht Anis Trando. Ce dernier s’est rendu à la Citadelle, il a fait la sortie du Hall des Drenns, afin d’appâter des petits tauthers.

J’ai tendu l’oreille et apparemment l’affaire n’a rien à voir avec l’élection. Trando a réuni un groupe apparemment hétéroclite pour une chasse au trésor en Essanja. Trando leur a présenté une carte, à mon avis frelaté, avec la localisation d’une ruine shantique, en plein cœur du territoire Corastin.

Le groupe est composé de 7 tauthers :
• Suchen Bassonil, thivin marchand : fils du célèbre joailler Puwsasin Bessonil
• Jhora, boccorde militaire, qui se balade en hache à 2 mains dans Ardoth
• Sorn Getrin, muadra caji, formé au Centre de Purge « Le Talmaron » du district d’Eswother
• Afkor Verish, muadra caji, fils du directeur du Centre de Purge sus-cité
• Soran, woffen condrij, vient de Lundere et a servi des compagnies maritimes et l’armée
• Brakan, Bronth dilettante, un dangereux hurluberlu qui fréquente des milieux interlopes et les fous d’Iscin
• Max, Iscin de terrain, le malheureux a passé ses dernières années pour l’armée sur des chantiers de fouille perdus dans la vallée de Gauss, il se balade avec un pibber et un incupod !

Voulant certainement éviter de passer plusieurs années sur les murailles d’Ardoth, ces tauthers ont accepté la mission et ont pris un bateau pour Polpedroth au petit matin. Le navire avait à son bord des militaires, des condrijs (mercenaire) employés par l’armée et également un groupe de jeunes condamnés muadras, certainement des membres de gangs de dyte punks.

 


Avec votre accord, suspectant une affaire louche que vous pourrez utiliser contre Kesht Trando, je montai à bord et suivis le groupe. A part une altercation entre les jeunes dyte punks et des condrijs que les tauthers ont cherché à désamorcer, rien à signaler pendant le voyage.

Polpedroth est une cité trop grande pour sa population et ses visiteurs sont essentiellement des militaires et mercenaires travaillant pour l’armée. Les tauthers y ont trouvé un guide pour les terres sauvages indiquées sur leur carte et ont vaqué à leurs occupations, en se payant le luxe d’une auberge où descendent les officiers de l’armée.

Les tauthers ont pris le chemin du village de Last avec ce guide autochtone. Pas de bol pour eux, ils ont été attaqués par un duradon. Leurs muadras ont l’air tellement balaises que c’est le woffen qui a réussi à calmer l’ardeur du prédateur avec une « prise puissante ». L’agressif et monstrueux volatile a fait une belle chute de 20 mètres !

L’accueil qu’ils reçurent à la riante bourgade agricole de Last fut des plus glaciaux. Armés de piques et fourches, les toths du coin s’étaient rassemblés à l’entrée du village, prêts à en découdre. Ils envoyèrent leur chef, Lara, qui en apprenant que les tauthers se rendaient en territoire corastin, se détendit quelque peu. Elle leur vendit quelques fleurs d’atterol et les accompagnèrent jusqu’à la limite de leurs champs où la flore sauvage reprenait ses droits et commençait le territoire des monstres verts.

Les tauthers eurent du courage, ils se rendirent directement vers les Corastins ! Malgré un accueil menaçant, ils parvinrent à les amadouer avec moult bits, de la quincaillerie et les fleurs d’atterol. La présence de Corastins d’Ardoth, Bill et Bob, leur facilita la communication. Ils furent acceptés comme hôte dans un village avec promesse de rencontrer le chef de la région.

Une longue attente parmi les Corastins leur permit de se familiariser avec leurs mœurs mais pas de signe du chef Corastin. Après 6 jours de patience, Bill vint voir les tauthers s’inquiétant de la disparition de Bob. Celui-ci est allé cueillir des fleurs d’Atterol en montagne et n’est pas reparu. Les tauthers décidèrent d’aider Bill qui les mena à la limite du territoire Corastin.

La vallée des Fleurs est une vallée encaissée dans les monts Accapta qui doit son nom à son tapis floral d’une diversité et d’une beauté incomparable en cette saison. Je deviens bucolique ! Ca ne me réussit pas de vivre caché dans la nature ! En tout cas, ils y trouvèrent des traces de luttes dont ils suivirent la piste jusqu’au col qui mène au versant opposé.

Dans un endroit propice à une embuscade, ils rencontrèrent de jeunes muadras portés sur l’éclair lumineux. Un combat s’est engagé, j’ai vu fuser les éclairs de Desti et les coups de hache. Les tauthers se sont récoltés plusieurs brûlures et ont occis plusieurs muadras. Les autres se sont enfuis.

 

Lettre de Deborah Ssa (épouse de Suchen Bessonil, 1er tauther thivin de l’histoire de Burdoth) au capitaine des Yords du district Es’wother

Honoré Capitaine, Votre Eminence,

Je vous écris pour dénoncer mon mari pour abandon de foyer, abandon de ses enfants, abandon de sa bijouterie et de moi aussi. J’ai cru épouser un thivin honnête et travailleur, capable de faire vivre décemment sa famille et de s’occuper d’elle. C’est un fils d’un joailler qui connaît tout plein de gens à la Citadelle et ailleurs.

Ce monsieur s’est récemment entiché de devenir drenn et il a pris le statut de tauther. Un thivin drenn, vous vous rendez compte, comme si on avait besoin de ça nous autres thivins, qui ne demandons rien à personne et qui ne nous occupons pas de politique, ni des affaires des autres races.

Bon bref, Monsieur Suchen Bessonil, c’est son nom, depuis qu’il est drenn passe son temps à fréquenter les maisons de jeux, à boire et ça ne m’étonnerait pas qu’il prenne des onguents illicites. Et en plus, il me raconte des carabistouilles.

Jugez plutôt, voici ce qu’il m’a narré de son « voyage » en Essanja. Il était soi-disant dans un village corastin où il est parti à la recherche de l’un d’entre eux, Bill, disparu en montagne. Il m’a affirmé que son groupe (il faudra que je vous en parle de son groupe !) et lui ont été attaqués par des dytes punks dans les monts Accapta. Des dytes punks dans les monts Accapta : pourquoi pas des dhar corondon à Ardoth ! Ils en auraient capturé deux qui auraient affirmé faire partie d’un centre de réhabilitation, « la main ouverte » dirigé par un certain Caji Johan. Les jeunes délinquants n’y apprendraient pas qu’à planter des choux apparemment et auraient emprisonné le corastin manquant.

Bref, ils auraient été chercher les corastins qui en masse se seraient approchés, menaçants, du manoir des muadras. Brakan le bronth aurait négocié la libération de Bill, mais les corastins, frustrés de ne pouvoir s’adonner à la violence, auraient tué leurs deux prisonniers muadras.

En échange de leurs bons services, les corastins auraient autorisé mon mari et ses compagnons de beuverie à entrer dans un temple shantique que mon mari avait pour mission de dévaliser. Le récit de mon mari était déjà peu crédible mais à partir de ce moment, il plonge carrément dans le délire. Ils auraient eu la surprise de rencontrer un shanta bleu à l’intérieur du temple. Le dénommé Sorn parlant quelques mots de shantique serait parvenu à communiquer avec l’individu qui leur a demandé leur aide ultérieure pour une mission secrète. Il leur a fourni un sarceen montrant la destruction de « vaisseaux spatiaux » par l’isho.

Le Shanta leur aurait proposé de les téléporter par un warp à l’endroit de leur choix. Ils auraient demandé à se rendre à la Montagne Couronnée, l’île des thriddles. Le Shanta bleu aurait accepté et pof il les aurait envoyés chez les thriddles. A la Montagne Couronnée, ils auraient rencontré divers spécialistes qui leur auraient confirmé qu’une guerre a bien eu lieu il y a fort longtemps entre les shantas et une race extra-terreste, les lamorris, maîtres des cleashs et des ramians.

Mon mari dit être revenu au temple shantique par le même warp et être ressorti du temple avec le shanta à la grande surprise des corastins. Il a bien ramené des objets bizarres à la maison qu’il appelle sarceen mais il a bien très bien pu les trouver dans une décharge.

A peine rentré à la maison, il m’a indiqué qu’il devait se rendre en mission à Joble. A Joble ! Vous vous rendez compte : en mission à Joble… il est parti dilapider notre patrimoine en jeux de hasard oui !

Je vous demande donc de l’aide pour rappeler à ce gredin qu’il a une femme et deux enfants et qu’il doit exercer un métier honnête plutôt que de traîner avec des compagnons de beuveries et à me raconter n’importe quoi à son retour.

Vous devriez aussi appréhender ses 6 comparses qui ont une mauvaise influence sur lui et qui déshonore le statut de tauther :
• Jhora, une grosse boccorde qui porte une hache pour attirer les militaires du coin
• Sorn Getrin, et Afkor Verish, deux fripouilles muadras du quartier
• Sorani, un woffen alcoolique
• Brakan, un Bronth taré
• Max, un humain efféminé qui se balade avec un horrible pibber

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Published by Arii Stef - dans JDR : Jorune
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 19:50

J’ai trouvé ce livre à la boutique du Musée du quai Branly. Il s’agit de la réécriture de mythes et de légendes tahitiens par une écrivaine nommée Martine Dorra. Cela ne pouvait que m’intéresser !

La première partie du livre est consacrée aux dieux tahitiens, à leur histoire et leur péripétie. C’est la partie qui m’a personnellement le plus apporté, les récits que je connaissais (issus du livre de Teuira Henry) étant particulièrement lacunaires et/ou disparates. L’auteur a fait l’effort de rendre ces mythes cohérents, en précisant les généalogies, tout en conservant le foisonnement de dieux et de noms qui fait la spécificité de l’ancienne religion tahitienne.

La seconde partie rapporte les aventures de héros légendaires : Maui, Hiro, Rata, Hono’ura, Pai, ou encore Moeava des Tuamotu… Je suis en terrain connu mais je me délecte de la prose et du récit. J’adore le côté immoral de nombreux héros comme Hiro qui tue sa femme parce qu’elle s’est moqué de son odeur ou même Rata qui tue des habitants de sa vallée pour un simple jeu ! Côté moins, peut-être, l’auteure aurait pu aller plus loin en romançant plus encore le récit d’origine. Les légendes restent un peu abruptes.

Bon clairement, ce petit livret m’a donné une grosse envie de revenir sur Légendes Tahitiennes. Je travaille à un rythme de limace sous xanax sur une refonte du jeu avec un système plus moderne, la lecture de ce livre va peut-être me donner un coup de boost pour au moins préparer une partie pour la soirée one-shot du club.

 

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 11:54

Septembre 2015 approche et avec la rentrée vient une nouvelle saison rôlistique au club de Blagnac. C’est le temps des bilans de la saison précédente et surtout des choix pour les jeux à mener. J’ai décidé d’augmenter ma fréquentation et de passer à 3 semaines par mois et comme d’habitude de ne pratiquer que la maîtrise. Je vais donc mener 3 campagnes, les campagnes étant réparties sur chacune des semaines du mois.

Je poursuis Yggdrasill débuté l’année précédente. Pourtant, je ne suis pas plus emballé que cela par le jeu et par la campagne. Mes craintes à l’origine étaient le manque d’originalité (les bases de la culture nordique étant intégrées dans de nombreux univers medfan) et le déséquilibre des règles rapporté ici et là sur le net. Sur le monde, cette crainte n’était pas justifiée, pas de doute, je trouve qu’on sent bien l’ambiance nordique, à la fois du fait du cadre (société, religion, culture matérielle) et du fait que chaque personnage a une place et un rôle dans la société du clan Kjari. Côté règles, il y a quelques petits déséquilibres : le bersekr est vraiment trop cheaté, il est vraiment trop rentable d’améliorer les carac au dépens des compétences, la magie est puissante et inépuisable mais au final peu variée… Mais là n’est pas le problème : mon véritable souci avec le jeu est le manque de sel du système, je le trouve vraiment plat et intégrant finalement assez peu les spécificités nordiques, notamment le destin et les runes. Il est notamment dommage que les runes tirées pour chaque personnage ne soient pas plus intégrées dans le système. La campagne par ailleurs ne m’a pour l’instant pas convaincu, un peu dirigiste à mon goût. Alors pourquoi je continue ? D’abord le groupe constitué me plaît bien et tourne bien ensemble. Continuer permet de maintenir le groupe (on joue en club). C’est ensuite parce que je sens que la campagne a malgré tout du potentiel et j’ai envie de voir comment tout ça termine.

Pour la deuxième campagne, je vais maîtriser Légendes de la Garde. Ce jeu avait été pour moi une vraie claque quand je l’ai essayé comme joueur. C’est la première fois que je jouais à un système vraiment « différent ». J’ai déjà mené deux parties en one-shot mais j’ai vraiment envie de voir ce que le jeu donne sur une mini-campagne et aussi de sortir ma belle boîte vf. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce jeu propose de jouer dans le monde de la bédé américaine Légendes de la Garde (Mouseguard en vo). On y incarne des souris intelligentes à échelle réelle qui vivent dans un monde sans humain avec une technologie médiévale. La Garde maintient le contact entre les communautés de souris et les protègent des prédateurs et de leurs ennemis héréditaires : les furets. Ce n’est pas commun de jouer des souris confrontées à la Nature impitoyable mais la vraie originalité du jeu réside dans son système. Le système est une simplification de celui du jeu « Burning Wheel » du même auteur. Ce qui est original, c’est d’une part la succession d’un tour du MJ et d’un tour des joeurs et d’autre part la gestion des conflits et des échecs.

A « Légendes de la Garde », le MJ propose des obstacles aux souris de la Garde. Quand les souris ont passé ces obstacles, c’est au tour des joueurs : ils disposent chacun d’une action qu’ils peuvent réaliser. Il peut s’agir simplement de recouvrir de ses blessures ou de sa fatigue ou d’une réelle action complète (ex : « j’interroge le maire de la Communauté », « j’essaye de trouver le nid du serpent »). Les PJs peuvent gagner des actions complémentaires en ayant joué leurs croyances / instincts contre eux-mêmes. Sur des one-shots, ce découpage m’a paru plutôt artificiel, néanmoins le coup d’obliger les joueurs à jouer les défauts de leur personnage est extrêmement créatif. Sur une campagne, je pense que ces tours s’enchaînent de façon plus naturelle du fait de l’absence de contrainte de temps.

Côté gestion des conflits et des échecs, chaque obstacle donne lieu soit un test soit à un conflit. Si les personnages ratent un test, le MJ peut soit leur imposer une condition (tu es fatigué, tu es énervé, etc…) soit proposer une péripétie. Une péripétie est un développement de l’intrigue lié à l’échec des personnages. Exemple : les personnages ratent un jet de survie pour traverser le gué d’un ruisseau. Le MJ propose une péripétie. Deux des souris sont emportées dans le ruisseau. Un conflit contre la rivière s’ensuit. Un conflit est une opposition avec une tierce partie (pas forcément un combat), il se joue généralement en trois tours, chaque tour donnant lieu à un jet qui modifie une position de départ exprimée en points. La partie dont la position est la plus faible perd le conflit et ne parvient pas à atteindre l’objectif qu’il avait déterminé en début de conflit. Mais si le gagnant a perdu des points sur sa position de départ, il doit concéder un compromis qui est négocié entre les joueurs et le Maître. Cette gestion est extrêmement intéressante à jouer et permet d’éviter les combats à rallonge et les combats dont la seule issue est la mort des participants. Il y a d’autres originalités concernant les conflits : un groupe (jusque trois personnages) ne fait qu’un seul jet pour le groupe, l’un des personnages prenant le lead à tour de rôle ou encore le groupe détermine à l’avance son type d’action pour chaque tour (attaque / défense / mouvement / feinte).

Pour la troisième campagne, je vais maîtriser finalement Shade que j’avais prévu l’année dernière pour succéder à la campagne de Jorune. Mais la campagne de Jorune s’est étalée en longueur (à la demande des joueurs). Entre temps, le supplément « Confidenza 2 » financé sur Ulule depuis longtemps est sorti sous la forme de deux livrets (avec sortie de trois autres annoncés). Ils contiennent entre autres le résumé d’une campagne et son amorce. La campagne a l’air bien sympa et bizarrement elle reprend pas mal d’éléments de la trame que j’avais en tête pour cette saison rôlistique. Comme la campagne « officielle » n’est qu’à l’état de résumé et que mon objectif était de développer mes propres scénarios, je resterai sur mon idée d’origine.

Côté one – shots pour les soirées one-shot du club et les conventions, il y a toujours deux-trois jeux que je n’ai pas testés (Agôn, Lames du Cardinal) et surtout j’envisage de refaire jouer Légendes Tahitiennes avec un système plus simple et plus moderne. Ce sera le grand retour de Te-muri, l’héritier du trône imbécile !

Une année bien chargée donc !

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Published by Arii Stef - dans Le Blog
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