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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 18:41

Qin le retour. Voici un compte rendu par Thibaut qui joue le personnage de Petite Montagne de notre deuxième séance de la campagne Tian Xia Tout sous le Ciel.

Participèrent à cette folle épopée :

Cao Zheng : Toujours armé de sa fidèle guillotine volante et d’une bouteille d’alcool, Cao Zheng a toujours su faire preuve de civilités armées. Désormais il est prêt à montrer aux soldats du Qin toutes ses bonnes manières.

Li Fang Yu : Encore plus discret, toujours plus vénal, Li Fang Yu a trouvé un moyen d’utiliser efficacement le fruit de ses rapines. Désormais, c’est d’une pièce fichée dans la gorge venue de l’ombre que mourront ses ennemis.

Mei Lin : Usant de réflexion avant d’action (pas comme certains) Mei Lin sait aussi tirer aussi vite qu’un certains Legolas (et encore plus de flèches). Quand le combat fait rage, des traits empoisonnés pleuvent sur les ennemis de la fille d’Han Fei Zi.

Cheval Ardent : Quand on est beau et qu’on a du style, on ne se bat pas comme un chiffonnier. Non, on se terre comme un lapin et on sort tranquillement quand tout est terminé. C’est vachement moins salissant mine de rien.

Petite Montagne : Montagne impressionnante de muscles, Petite Montagne est un professionnel de la destruction. Et mine de rien, en cas de guerre totale, ça aide bien.

Bao Feng : Le Fangshi le plus connu des geôles des Royaumes Combattants est enfin de retour dans l’aventure. Encore plus résistant, encore plus sarcastique, voire même caustique, c’est de sa terrible Lame du Miroir du Feng Dhu que Bao Feng frappe ses ennemis (bien que sa langue fourchue de la pique acérée fasse souvent plus de dommages).

 

Il était une fois…

-228 avt JC :

Dans la ville de Handan, la situation n’est pas très bonne. On peut même aller jusqu’à dire que c’est la merde. Néanmoins, avant que ce traquenard nauséabond n’ensevelisse les intrépides (et très cupides) aventuriers, il est temps de s’intéresser aux aventures du plus connu d’entre eux, le grand Bao Feng.

Revenant du Chu où il a pris femme et enfant, Bao Feng est en voyage pour Handan. Son but ? trouver un certain Feu Nourri, un forgeron de grand talent qui aura certainement les compétences pour reforger la lame miroir du Feng Dhu, dont l’histoire est fort trouble.

Hélas, quand il arrive, Feu Nourri c’est volatilisé et sa forge semble abandonnée. Il se fait cependant interpeler par un homme louche et, grâce à ses capacités hors normes de filou, arrive à savoir où se réunira la cellule d’espion du Qin ce soir à Handan, se faisant passer pour l’un d’entre eux.

Fort de ses informations, et pour passer le temps avant la tombée de la nuit, il décide d’aller voir une vieille connaissance, Cao Zheng, avec qui il a partagé quelques aventures dans un temps moins troublé. Encore hélas, celui-ci est absent et son accent du Chu le fait passer pour un espion. Bien qu’il tente adroitement de convaincre les soldats qu’il n’est pas un homme du Qin, il se fait arrêter (en effet, les gardes de la ville sont recrutés pour leur incroyable capacité à ne rien comprendre aux explications parfaitement rationnelles. Bao Feng est bien un maître en psychologie, mais qui dit psychologie dit cerveau, ce qui réduit considérablement le nombre d’adversaire potentiellement affecté).

C’est avec une nonchalance et une habitude que seules peuvent faire acquérir des dizaines de visites dans des centaines de geôles différentes que Bao Feng s’installe en prison. Malgré le fait que son nouveau domicile soit la cellule des condamnés à mort, personne ne vient mettre la sentence à exécution (le bourreau étant overbooké). Quelques temps plus tard, l’administration lui offre une alternative : S’enrôler dans la glorieuse armée du Zhao comme bouclier humain (euh, homme de troupe) ou la peine capitale. Pensant avoir plus de chances de rencontrer quelqu’un de connu (comme le "capitaine" Cao Zheng ou le prince Ying Jia) hors de sa cellule, le Fangshi accepte.

Après quelques semaines d’entrainement (et quelques jours au trou pour s’être révélé plus intelligent que le sergent, peine qui lui a fait rater la visite de Cao Zheng), Bao Feng décide de rendre son tablier et d’aller directement frapper à la porte du palais. Il apprend quelques leçons d’escrime au sergent avant d’être repéré par Yin Jia lui-même. Bao Feng renoue enfin avec ses anciens compagnons et découvre les deux nouvelles têtes : l’intrigant Cheval Ardent et l’impressionnant Petite Montagne.

L’assaut du Qin est désormais imminent. Cao Zheng et Petite Montagne décident de creuser une fosse au niveau de la porte ouest (le grand classique indémodable de la fosse à pieux) tandis que les autres organisent les défenses et le plan de fuite.

L’heure H arrive finalement et les héros sont sur le rempart Ouest, là où l’action sera la plus virile. Chacun fait de son mieux : Mei Lin transperce la tête de tous les officiers du Qin en vue, avant de battre en retraite, sa section des murailles tombant entre les mains de l’ennemi. Petite Montagne se plait à détruire les échelles d’assaut et fait un véritable carnage, narguant même les arbalétriers (malgré un duel contre un arbalétrier armé d’une semi baliste qui lui a fait un peu chaud aux fesses). Cao Zheng défend la porte, tranchant la tête du commandant qui menait l’assaut côté Qin. Li Fang Yu se coule dans les ombres près de l’état major du Zhao et élimine tout assassin potentiel d’une pièce en pleine tête. Bao Feng, lui, a entendu la rumeur comme quoi le roi du Zhao est prêt à faire assassiner tous les enfants de la ville si cette dernière venait à tomber. Le Fangshi est bien décidé à lui faire la morale, cependant le roi est introuvable et il tombe sur un alchimiste vendant à prix d’or un breuvage d’immortalité qui décide Bao Feng à renouer avec le commerce. Quant à Cheval Ardent il est caché dans la cave de son palais réquisitionné, armé de victuailles, d’alcool, d’or et d’une charmante compagnie et il fait la fête en attendant que ça se passe.

Bien que le rempart Ouest tienne le coup, au Sud, ce n’est pas la même histoire. Ying Jia, qui défendait le rempart Sud, rassemble les héros qui se battent et leur intime l’ordre de se préparer à se replier. Lui-même file aux palais pour organiser les défenses. Il est suivi à son insu par Li Fang Yu qui voit le prince entrer dans une maison banale et s’effondrer, en proie à des tremblements. Cela ne dure guère et Ying Jia se relève, transformé. Il retourne aux remparts, intime aux héros de le suivre pour une percée vers une tente quelconque du campement du Qin. Voyant là leur porte de sortie, ces derniers le suivent avec enthousiasme.

La tente se révélera remplie de gardes, d’un cadavre attaché à une table, de Li Si et d’un sinistre individu qui saisira un rouleau de bambou dans une main, Li Si dans l’autre et son épée (certainement dans la troisième main, le tao des dix mille mains, c’est quand même quelque chose) et s’enfuira. Malheureusement pour lui, Li Fang Yu est le plus discret et le plus rapide des voleurs et il subtilisera le rouleau au nez et à la barbe de cet homme sinistre (qui finira abattu par le prince Ying Jia). Leur assaut ayant alerté la garde, l’équipée enfourche des chevaux et s’enfuit vers le nord, où ils ont rendez vous avec Cheval Ardent.

A Handan, désormais tombée, c’est l’heure du pillage et de la mise à sac. Cheval Ardent s’époussette un peu et se présente à l’armée du Qin comme un membre du Censorat. Son charisme incroyable (et de  vrais faux papiers) lui permettra de convaincre (presque) tout le monde et de s’en sortir avec sa charmante compagne, ses provisions et son butin, le tout porté par des volontaires du Qin. C’est sans encombre autre que de la poussière sur ses beaux vêtements qu’il ira rejoindre ses compagnons.

Bwuxia1.jpgao Feng lui a chèrement vendu sa peau face à un capitaine du Qin (et ses 3 potes arbalétriers d’élites). Laissé pour mort, il arrivera à s’échapper avec les réfugiés mais une funeste vision, encore pire que les horreurs de la guerre, lui heurtera l’esprit. Son hochet magique, pris dans les doigts crispés par la mort d’un démon, lui montrera le Roi du Qin complètement fou ordonner le massacre de tous les enfants de la ville, pour être sûr qu’aucun héritier du Zhao ne le menacera dans le futur. Ce qui mine le plus le Fangshi, c’est que le seul autre hochet qu’il connaisse ayant ce pouvoir est avec son fils chéri, au Chu, et voir le roi Ying Zheng en posséder un, sans doute le même, l’inquiète sur le sort de sa famille.

Les compagnons se retrouvent près d’un relais en ruine. C’est la débâcle mais hormis Bao Feng, le moral est au beau fixe (après tout, ils sont bien vivants et plutôt riches). Quant au rouleau de bambou dérobé au Qin, il se révélera être "Le traité des choses de l’est" que les bouchers dérobèrent il y a bien longtemps pour le compte de Li Si…

 

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Published by Arii Stef - dans JDR : Qin
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commentaires

Arnaud 26/03/2010 12:19


Ah dommage, je suis bien loin de vous. En tout cas oui continu à écrire vos aventures, c'est intéressant à lire et assez marrant ;)


Arnaud 25/03/2010 07:50


Tiens, c'est marrant, le siège de Handan, c'est exactement ce que je fais en ce moment ;)

J'ai lu un peu ton blog et je dois dire que tes scénarios sont bien sympathiques. J'ai cru comprendre que tu faisais du PbeM, tu fais aussi du jdr sur table ?
Si oui, tu en fais où ? Si tu as de la place et qu'on est pas trop loin, tu accepterais peut-être un nouveau joueur :D
Sinon, si tu continues le PbeM, je m'y intégrerai bien !

Ouais je sais, ça fait pas mal de question !

En tout cas, il est très sympa à lire ton blog.

A la prochaine !


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