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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 15:42

Voici un compte rendu de notre septième partie de Jorune. Auss 3498, des témoins des événements racontent les histoires de nos tauthers.

 

Participèrent à cette aventure :

Eredan Maldovian : Cet humain du quartier de Sharben a rarement quitté Ardoth où il officie comme ménestrel ou écrivain public. Ces amis qui l’apprécient pour sa connaissance de la vie nocturne ne comprennent toujours pas pourquoi il est devenu tauther.

Groogaan : ce bronth vient de la région de Loobreh aux confins du trou du cul de Dobre. Son origine sauvage lui a fermé les portes de l’armée de Dobre, c’est donc en Burdoth qu’il fit carrière. Le statut de Drenn lui semble maintenant indispensable pour avancer. Avec son armure de maille, son épée à 2 mains et ses 220 kgs, il n’a pas besoin de s’énerver pour impressionner ses interlocuteurs.

Gérard Manswaf : Cet humain parle avec un fort accent de Gauss. Son embarras en pleine nature, sa maîtrise de la dague et sa connaissance d’Ardoth laisse planer le doute sur son origine.

Sergent Boshmey Moore, dit "le Bosh" : ce boccord impressionnant a officié chez les daijics, cette police qui traque l’utilisation illégale de l’Isho. Ardothien, il est issu d’une bonne famille commerçante du quartier résidentiel de Sharben

 

Attente

 

« Les burdothiens que j’accompagnais avaient l’air d’avoir été secoués par leur petit détour dans le delta. Ils décidèrent d’attendre bien sagement en haut de la falaise que la crise de Chiveer de Raksal se termine. Quels couards, au lieu d’aller se confronter à un Corondon et extraire le mari de G’ko, ils étaient là à tuer le temps. Si j’avais autant de muscle et d’armes que le bronth, je passerai autrement ma journée que de faire le malin à faire des moulinets avec mon épée à deux mains.

 

La douce torpeur qui s’emparait du groupe fut interrompue par des fumées qui venaient semble t’il de la ferme. La ferme avait bien été attaquée, les ramians et les humains massacrés, les trarchs libérés et tous les champs de shirm-eh brûlés. C’était signé « Dobre » et d’ailleurs le bronth partit essayer de retrouver ses congénères. En son absence, les autres décidèrent d’emmener les trarchs à la ville, certainement pour les vendre. Ramian3.jpg

 

Mais Raksal revint du delta, blessé mais déterminé à récupérer ce qui lui restait de sa ferme. Il s’en trouva obligé d’accepter des burdothiens du shirm eh, lui qui en possédait auparavant des centaines d’hectares.

 

De retour à Allonkarb, j’ai entendu que G’ko ne se moqua pas d’eux en leur offrant argent et daij. Pourtant, ils n’avaient pas fait grand’chose. »

 

Jay, le jeune Thivin

 

L’expédition

 

« Après quasiment trois semaines d’attente, l’expédition s’ébranla, quitta Allonkarb et s’enfonça dans les déserts inhospitaliers de Hobeh.

 

Un sentiment d’exaltation s’emparait de moi en contemplant cette escouade de plus de 150 personnes de toutes races, prêt à risquer leur vie pour l’attrait du savoir et de la connaissance. Entrer dans ces zones si peu visitées avec ce fier équipage issu de la civilisation avec ses bochigons et ses caisses contenant la technologie de nos ancêtres constituait pour moi une grande fierté.

 

Bochigon.gifLe voyage ne fut pas monotone. Je croquai les paysages et fit des relevés géologiques. Je discutai souvent avec Narhen Felsin, le chef de l’expédition, son second, le boccord Trence Prentor ou avec des iscins. Ne serait ce les jérémiades et rodomontades constantes d’un tauther nommé Hunter Sam, le voyage fut pour moi un moment de parfait bonheur. Nous entrâmes bientôt dans le grand erg, une zone uniquement composée de vagues de sables où affleurent çà et là des éminences rocheuses, souvent basaltiques.

 

Les muadras de l’équipe alertèrent de l’imminence d’une monstrueuse tempête d’Isho. Nos guides d’indigènes humains kevenis nous signalèrent de leur côté l’arrivée d’une tempête de sable. J’ai déjà observé ce phénomène en Sobayid mais rien de comparable avec le Hobeh. Quand à Burdoth, quelques grains vous fouettent le visage et vous empêchent de voir l’horizon, le désert du Hobeh vous gifle de minuscules rasoirs qui s’insinuent jusque dans vos bronches et obstruent complètement le champ de vision. Avant que la tempête arrive à son apogée, nous parvînmes à rejoindre un oasis. Des cahutes présentes sur place furent occupées par les drenns et tauthers, mais nous dûmes en laisser quelques unes à des voyageurs indigènes Keveni présents sur les lieux.

 

Nous fûmes quelque peu protégés des fureurs de Shocaudal mais nous rencontrâmes bientôt un danger plus grand encore. Chacune des nuits pendant lesquels nous fûmes bloqués dans l’oasis, une personne disparaissait. Nous ne fûmes tout d’abord pas inquiets, seul un keveni avait disparu, mais ce fut bientôt un membre de l’expédition qui disparut. Trarch-2.jpg

 

J’entendis un groupe de Tauthers qui suspectait l’un de nos guides kevenis. Je n’ai pas tout saisi, mais ils semblaient penser que ce dernier cherchait à nourrir des kennels, ces prédateurs joruniens qui vivent en bande. Il aurait un lien avec ses créatures que la tempête d’isho privait de tout sens de l’orientation.

 

La tempête cessa et les tauthers n’eurent donc pas l’occasion de vérifier et d’exprimer leurs soupçons. Je les repérai néanmoins comme de perspicaces personnes. Cela pourra être utile plus tard. Je les nommerai désormais par vanité « mes tauthers » dans mon récit.

 

Nous arrivâmes à l’oasis repéré par de précédentes expéditions et qui devaient servir de camp de base à la prochaine expédition. Nous le trouvâmes colonisés par des trarchs plutôt accueillant. Ils avaient fui la servitude de pirates ramians. Nous mîmes les incupods emmnés des meilleurs laboratoires de Burdoth à contribution et des recos bâtisseurs nous bâtirent en quelques heures un agréable village de biocases.

 

Petite anecdote amusante sur mes tauthers, une immonde femme trarch "Youken" s'est entiché du boccord surnommé "le bosh". Elle lui a même offert des fleurs.

 

Des groupes furent bientôt constitués pour explorer la zone sauvage où nous comptions trouver la cité B, du métal et que sais je encore. Je me retrouvai avec mes tauthers. Nous fûmes chargés d’une zone aride où d’étranges plateaux, appelés tables des géants, attirèrent notre attention. Mes tauthers me portèrent chance, nous tombâmes sur un complexe terrien et nous trouvâmes une N-Pile, un générateur d’énergie installée par nos ancêtres quand ils arrivèrent de leur planète, en état de marche. Ils actionnaient d’ailleurs des lumières, des élévateurs automatiques, des commandes diverses… Nous quittâmes néanmoins l’endroit pour de nouvelles découvertes.

 

Un tremblement de terre nous surprit, sa durée fut particulièrement longue. Nous observâmes un point dans le ciel. Un aérolithe semblait s’être créé, nous décidâmes de nous y rendre. »

 

Tyson Croo, Iscin de terrain spécialisé en géologie

 

 

Ainsi se termine notre septième séance de Jorune…

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Published by Arii Stef - dans JDR : Jorune
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