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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 22:53

 Compte rendu de notre première partie de Sable Rouge, séance du 16/4/10

  

"Journal de Mobius Kirinus, jour indéterminé de l'été australe, colonie de Boklan."

 

 Aazim :

Pygmachine ingénieur. Trapu et lourd, il aime par-dessus tout le ronronnement d’une belle mécanique bien huilée. Il déteste l’encre presqu’autant qu’il hait les Silicates.

 

Karag "N’a qu’un oeil" :

Mercenaire Furien qui a du combattre pour les Silicates contre son gré, il a enfin reconquit sa liberté. Désormais il la défend avec acharnement à grand coup de hache à deux mains.

 

Joloh :

Ce Bleek à la peau pâle manie son lapideur avec une adresse quasi surnaturelle. Naturellement nomade, il a du mal à trop tenir en place.

 

Brandon "La Hyène" :

Ce Bleek à la peau noire est ce qui se fait de mieux en matière de crevure grosse pointure. Maître de l’exploration, sa meilleure arme reste sa langue acérée. Lui non plus n’aime pas les Silicates, mais il aime encore moins Scarface.

 

Mobius "eul’Domeinek" :

Ce Silicate décharné est un scieur d’os discret et compétant. Il dispose aussi de capacités incroyables quand il s’agit d’éviter les emmerdes, mentant plus facilement qu’il ne respire avec un aplomb déconcertant.

 

  

Aujourd’hui ce scélérat de Scarface a réuni toute la colonie à la grotte principale. Sans doute pour se plaindre, encore et toujours. Je n’arrive pas à savoir ce que Kara trouve à cette parodie de bleek mais n’étant pas la moitié d’une imbécile, je pense qu’elle fait ça pour sa survie.

Je prends de quoi écrire. On ne sait jamais, avec un peu de chance je serai témoin de la mort de Scarface, celui-ci s’étouffant dans sa propre logorrhée verbale crachotante et plaintive.

J’arrive en avance, pour ne pas fâcher plus qu’il ne l’est déjà, notre étoile de plomb. J’en profite pour trouver un coin discret où j’aurais le dos bien à l’abri des menaces. Une fois tout le monde arrivé, Scarface éructe. De son babillage rageur je retins surtout que le manque d’eau mettait en péril notre récolte et qu’il fallait envoyer une expédition au cratère de Torkan pour ramener des vers (et refaire les stocks de nourriture de la colonie), troquer tout ce qu’on pourrait obtenir d’utile à la colonie de Khand contre des peaux de mormikans tandis qu’une autre se chargerait de trouver de l’eau, la belle affaire.

Mais Scarface étant un être retors animé d’une malice vicieuse, il en profita pour rappeler à tous sa position de chef. Ainsi, il envoya en expédition les jeunes qui s’étaient aventurés au-delà de la limite de sécurité qu’il avait arbitrairement décidé et ceux qu’ils n’aimaient pas dans la colonie. Et bien sûr, je fais parti du lot.

Le seul point positif de tout ça, c’est que j’ai pu manger un lézard frit offert par la Hyène. Ça n’avait rien de généreux, c’était juste pour énerver Scarface mais mes papilles ont apprécié (et mon esprit aussi, car j’ai beaucoup rit intérieurement devant la tête de Scarface).

Devant partir au plus tôt, je rentrai dans mon officine (un modeste trou aménagé comme je l’ai pu) et récupérai mes effets les plus importants pour un voyage, notamment mon injecteur, mon encre, des onguents, ma discrète épée télescopique et bien sûr, mon cache poussière, masque et lunettes qui dissimulent ma condition de Silicate, une précaution tout à fait nécessaire.

Je fus assigné à l’expédition chargée de troquer des peaux et de récupérer des vers. Mes compagnons d’infortunes sont Aazim, un pygmachine certainement doué dans la mécanique, Joloh, un bleek des profondeurs nouvellement arrivé (il me plaît, grâce à lui, on m’emmerde moins, on préfère emmerder le nouveau), la Hyène, Brandon de son vrai nom, qui payait sans doute là son audace à défier Scarface et Karag, le Furien, ancien Maraudeur Cimmerium chargé de notre protection (je me demande si je ne pourrais pas réactiver sa bombe d’encre, il me serait alors utile pour éviter les désagréments). Avant de partir nous fûmes invectivés par Nowhere et ses billevesées sur notre fin à tous, toujours le même sempiternel refrain.

Lors de notre marche vers Khand, nos pisteurs trouvèrent des traces de mormikans sauvages. Nous les poursuivîmes pour en trouver un mort et en proie aux charognards. Nos combattants firent fuir cette vermine et nous récupérions la viande de la carcasse quand dix voyageurs arrivèrent, clamant ce mormikan comme leur.

Boklan

La tension monta vite et Karag se mit à se battre contre son congénère adverse. Voir ces cyclopes s’échanger des coups qui m’auraient tranché en deux comme s’il s’agissait de civilités était une impressionnante démonstration de force et de stupidité crasse.

Les choses auraient pu mal tourner et j’étais prêt à détaler quand le groupe s’avisa que nous étions des Vertèbres de Fer, tout comme leur grand chef, dans leur colonie des escaliers de Kalijuna. Il s’avéra qu’ils respectaient profondément les parias tels que nous et nous pûmes reprendre notre route avec notre viande et un peu de sel échangé à nos nouveaux amis contre une partie de la carcasse.

Arrivés à Khand, je quittai momentanément mes compagnons, les laissant marchander avec un Maadim complètement défoncé et deux squals n’attendant que la mort (putains de primitifs). Je rencontrais un congénère dépité qui ne put me fournir l’encre que je désirais. Il me soula avec son ancienne vie de merde, concepteur de locomotive… Se plaindre d’avoir perdu un travail de pygmachine ! Les rumeurs sur notre décadence n’étaient pas sans fondements… Puis j’allais adoucir mes peines dans les bras d’une prostituée. Silicate bien entendu ! je ne suis pas zoophile que diable.

De retour chez le troqueur, j’appris que mes compagnons avaient réussi à se débrouiller pour acquérir du sang de pyrodactile, un cliqueteur long, un lance harpon, des carreaux et un peu de nourriture. Parfait, comme quoi on a bien dressé les pygmachines dans le temps, ces petits gars sont toujours aussi efficaces.

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous rendîmes au cratère et nous commençâmes notre chasse au ver. Peu de temps après, Azim et moi reconnurent le bruit caractéristique d’un moteur à vapeur. Curieux, nous nous précipitâmes pour découvrir un arachnopode ! Piloté par un pygmachine, il transportait pas moins de douze bleeks armés de cliqueteurs et Kolden ! un ancien collègue qui travaillait avec moi dans le passé sur le protocole 357.

Après de chaudes retrouvailles, Aazim connaissaient également le pilote de l’arachnopode, un certain Krang, les bleeks nous informèrent que le cratère était leur territoire et qu’il fallait payer pour y pêcher. Renseignements pris, ces braves petits voulaient recréer la civilisation et cherchaient des gens aptes à les y aider. Grâce à un joli boniment qui présentait la chose sous un meilleur jour, j’échangeai l’ingénieur en locomotive contre notre droit de pêche. J’avais prévu de l’éliminer à notre retour pour récupérer son encre, mais il allait nous être bien plus utile.

J’arrivai à convaincre l’indigent et nos filets furent bientôt pleins à craquer. N’étant pas très loin de l’ancienne usine de dessalement, à l’arrêt bien avant la Chute, nous décidâmes de pousser jusque là, histoire de voir si on ne pouvait pas trouver quelque chose d’utile. Pendant notre route, nous entendirent un coup de feu, mais il était trop éloigné pour que nous puissions aller voir de quoi il en retournait.

Le bunker était en mauvais état et sa porte en iridium défoncée. Je convainquis Aazim qu’il était dommage que nous ne puissions pas transporter ces portes jusqu’à Boklan. Nous entrâmes et je me précipitais sur les quelques cadavres de silicates pour récupérer pour moi ce qui me serait le plus utile et qui passerait inaperçu aux yeux des autres. Poursuivant l’exploration nous trouvâmes un sas menant vers les profondeurs mais celui-ci avaient été condamné. Aazim affirma qu’en deux ou trois jours, il aurait réussi à l’ouvrir, mais je n’en étais pas si sûr.

Je me demandais bien ce qui s’étaient passé ici, et pourquoi il y avait des cadavres de mes congénères dans un endroit désaffecté bien avant la Chute ? Nous avisâmes trois cadavres à peine décomposé mais avant que je ne pusse les examiner, Joloh annonça avoir trouvé des papiers intéressants. Pendant que j’allais voir, la Hyène et Karag sortirent les cadavres suspects. Ceci déclencha immédiatement un protocole de sécurité, la porte reprenant son aspect d’antan et un pilleur de corps énorme me faisait face dans un couloir. Notant qu’Aazim ne comprenait pas notre agitation, j’en conclus que l’encre était en jeu. Sachant qu’un simulacre était aussi mortel que n’importe quelle autre créature, je m’injectai une dose d’encre, posai ma main sur l’épaule de Joloh et nous téléportai dehors.

Là je vis Karag détruire les larves de pilleurs de corps cachés dans les cadavres à grand coup de hache. Quelques heures plus tard, la porte reprit son aspect délabré. J’expliquais à mes compagnons qu’il s’agissait là d’un protocole de sécurité empêchant les pilleurs de corps de sortir. J’y glissais habilement notre téléportation comme partie intégrante du protocole de sécurité, évitant ainsi des questions bien gênantes.

Je pus enfin feuilleter les documents trouvés par Joloh. Le journal de bord de l’usine apparemment. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que l’ancienne usine avait servi de base de lancement expérimentale pour le protocole 357 ! le protocole "destruction totale".

Désormais deux aspirations me tenaillent. Rester jusqu’à l’ouverture du sas, ou bien fuir d’ici le plus vite possible."

 

 

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Published by Arii Stef - dans JDR : Sable Rouge
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