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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 14:14

  Participèrent à l’aventure :

Aazim : Pygmachine ingénieur. Trapu et lourd, il aime par-dessus tout le ronronnement d’une belle mécanique bien huilée. Il déteste l’encre presqu’autant qu’il hait les Silicates.

Karag "N’a qu’un oeil"/ "Oh Mer…" : Mercenaire Furien qui a du combattre pour les Silicates contre son gré, il a enfin reconquit sa liberté. Désormais il la défend avec acharnement à grand coup de hache à deux mains.

Mobius "eul’Domeinek" : Ce Silicate décharné est un scieur d’os discret et compétant. Il dispose aussi de capacités incroyables quand il s’agit d’éviter les emmerdes, mentant plus facilement qu’il ne respire avec un aplomb déconcertant.

Waren Peace "La Hyène" :  Ce Bleek illuminé est le prêcheur le plus versatile de tout Nirgal, capable de changer de foi douze fois dans la même phrase. De plus, ses capacités incroyables le maintiennent dans le top ten des dix plus gros connards encore en vie à la surface.

 

"Journal de Mobius Kirinus, Valle Australis, jour indéterminé.

J’ai enfin quelques répits pour tenir mon journal. Les derniers événements  ont été mouvementés et l’ensemble reste encore un peu confus dans mon esprit. Tout a commencé il y a six ou huit jours quand nous vîmes un groupe de bleeks montés passer prêt de la colonie. Ces chevaucheurs du désert venaient d’une lointaine cité de l’hémisphère nord, Forlombe si mes souvenirs sont bons. Ils cherchaient à rejoindre Ocris pour rétablir un réseau de communication et des échanges commerciaux.

N’ayant pas envie de nous éterniser à Boklan où l’ambiance commençait à sentir autant que les dessous de bras de Karag, nous nous portâmes volontaires pour guider nos nouveaux amis jusqu’à au moins Mons Irae. Une bonne excuse pour aller vérifier ce qui était advenue de la précieuse source de la colonie perdue. Scarface a rechigné, mais dans le fond, il était bien content de nous voir partir.

Le voyage se fit sans encombre et nous découvrîmes une cité abandonnée et pillée. Des restes de feu de camp et de passage nous apprîmes que d’autres étaient passés peu de temps avant nous, selon notre Ogrh domestique (affectueusement surnommée pupute par Waren), il s’agirait des compagnons de Nosense avec qui nous avions déjà eu maille à partir. Dans le doute, nous avons établis des tours de gardes renforcés.

Il n’y eu rien à signaler si ce n’est la bizarrerie de la faune locale qui présentait des mutations des plus désagréables. Notre exploration de la ville alla en ce sens. La source était souillée par la rouille, raison de la corruption locale. De même, désigné éclaireur, je découvris dans une faille des cocons de pilleurs de corps. Nous décidâmes de quitter Mons Irae le plus vite possible. Au moment de notre départ, nous tombons presque nez à nez avec l’arachnopode. Leurs occupants nous proposent de venir dans leur colonie, leur chef ayant une proposition à nous faire.

La colonie se trouvait juchée sur un piton rocheux, telle une mezza, dans la faille de la valles australis. La population semblait en bonne santé, et toutes les races vivaient en paix, même les silicates ! Un paradis. De plus les habitants avaient conservé un haut niveau de technologie, avec moult mécanismes, arachnopodes et autres merveilles d’un temps désormais révolu.

Le chef de cette colonie, un bleek très blink-blink, nous offrit la protection de notre colonie, contre une modeste participation à l’effort commun. Notre réunion fut interrompue par un messager annonçant la disparition de trois gomis.

Nous ne tardâmes pas à découvrir que ces gomis étaient des esclaves sans qualification. Nous fûmes invités à prendre part à la chasse visant à les retrouver. Leur hutte de paille et de boue avait été défoncée. Nous remontâmes leur piste jusqu’à une caverne où un vers des abysses nous attaqua. Nous en vînmes à bout après un combat bref mais musclé (auquel je ne participais pas, je sais me tenir à distance de telles bestioles). Nous en délogeâmes un deuxième et ce faisant, nous détruisîmes un mur encadré par deux statues maadim. Après avoir lancé le protocole adéquat, je compris que les écritures du lieu étaient une mise en garde. Nous venions de libérer par mégarde un esprit vengeur scellé ici depuis la nuit des temps par les sages maadims (enfin, comme l’a fait remarqué Aazim, ils auraient été vraiment sages, ils auraient écrit l’avertissement en plusieurs langues).

De retour à la colonie, nous tînmes notre langue sur l’incident. Au détour d’un couloir, je tombais sur Nolwak. Cet enfoiré était encore en vie. Nous eûmes une petite discussion sur le "bon vieux temps" et le protocole 357 avant qu’il ne disparaisse. J’appris plus tard qu’il s’agissait de son simulacre.

Dans la nuit, nous fûmes en proies à d’horribles cauchemars. Et encore plus terrible, la tête de Nolwak au réveil. Mais ses informations furent utiles. La colonie abritait les restes du protocole 357 et plus important que tout, le tube. Nolwak avait raison, il fallait que j’atteigne le labo central et réactive le protocole. Si je ne me plantais pas, tout ce bordel pourrait être réparé et tout redeviendrait comme avant. Le seul avantage, si ça ne marchait pas, je ne serais plus là pour me faire engueuler.

Au matin, plusieurs membres de la colonie avaient été assassinés de façon très spectaculaire. Pas bêtes, nous vendons nos informations contre des denrées rarissimes, dont un bras mécanique furien pour Karag. Néanmoins, le chef ne voulut pas me laisser l’accès au laboratoire et au tube…

Nous nous sommes proposés pour régler leur problème, si cela fonctionne, je pourrais avoir accès au protocole, ce qui règlerait pas mal de choses. Pour le moment nous allons vers un village maadim passablement abandonné à bord d’un arachnopode gentiment prêté par nos hôtes. L’heure approche et je revois mes calculs, ça serait dommage de faire une erreur dans l’activation du protocole."

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Published by Arii Stef - dans JDR : Sable Rouge
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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 20:20

La suite de Sable Rouge racontée par Thibaut

 

Participèrent à l’aventure :

Aazim : Pygmachine ingénieur. Trapu et lourd, il aime par-dessus tout le ronronnement d’une belle mécanique bien huilée. Il déteste l’encre presqu’autant qu’il hait les Silicates.

Karag "N’a qu’un oeil"/ "Oh Mer…" : Mercenaire Furien qui a du combattre pour les Silicates contre son gré, il a enfin reconquit sa liberté. Désormais il la défend avec acharnement à grand coup de hache à deux mains.

Joloh : Ce Bleek à la peau pâle manie son lapideur avec une adresse quasi surnaturelle. Naturellement nomade, il a du mal à trop tenir en place.

Mobius "eul’Domeinek" : Ce Silicate décharné est un scieur d’os discret et compétant. Il dispose aussi de capacités incroyables quand il s’agit d’éviter les emmerdes, mentant plus facilement qu’il ne respire avec un aplomb déconcertant.

"Journal de Mobius Kirinus, jour indéterminé, Colonie de Boklan.
"L’ambiance n’est pas vraiment au beau fixe à Boklan, non seulement il y a toujours un cruel manque d’eau mais les tensions se font de plus en plus fortes entre les partisans de Scarface et ceux de Lojo qui ne croient pas à la trahison de Nosense.
Bon, je ne sais pas ce qui leur faut à ces primitifs, mais apparemment se foutre sur la tronche un bon moment et ramasser les survivants est l’option qui a le plus de partisans des deux côtés.
Personnellement je m’en fiche, je pense que planqué dans mon trou, avec de l’encre et des cliqueteurs chargés, je n’aurais pas trop de problèmes. Les autres vertèbres de fer pensent comme moi.

Un autre problème est survenu, Saranda, notre moloki attitrée est enceinte, ce qui l’oblige à se démettre de ses obligations et à lui trouver un remplaçant. Personne ne se proposant, je me suis porté volontaire (on ne peut pas laisser la gestion de l’Encre à une bande de grouillots non silicate et non maadim). Bien entendu, la haine contre mon espèce a joué en ma défaveur, ce que j’avais parfaitement prévu et en absence de remplaçant qualifié, Saranda conserve son poste. C’est parfait, ainsi personne n’aura encore plus d’envies de meurtres à mon encontre.
Le problème de l’eau reste entier, ainsi, afin de calmer les esprits, Scarface a décidé d’envoyer une nouvelle expédition à la recherche d’eau. Devinez qui c’est qui s’y colle ? Au moins avec Aazim nous sommes d’accord, le camp de base des esclavagistes que nous avons dérouillé doit mener à Chasma et là, il y a de fortes chances que nous trouvions de l’eau, beaucoup d’eau. Bien sûr les tensions du village font que Scarface nous adjoint Conrad (encore un malade mental passablement dérangé dans le groupe) et un troupeau de bleek horticulteurs sans aucune expérience, ce qui me fera six beaux boucliers vivants en plus.

Le voyage se passa sans encombre. L’ascenceur que j’avais découvert plus tôt menait bel et bien à Chasma et c’est le coeur léger que je retrouvais les profondeurs familières. Le meilleurs là dedans, encore plus beau que la crypto-radio, ce fut la découverte de l’usine à cigare… ça manquait tellement ! Aazim et moi, bientôt imités par les bleeks, nous chargèrent à ras bord de cigare. Le pygmachine et moi ne parvenons pas à résister à la tentation d’en allumer un, nous liant par une certaine complicité aussi fugace que plaisante.
Bien sûr, nous avons trouvé autre chose, dont une locomotive pour nous enfoncer dans les entrailles de Chasma et une énorme citerne d’eau, malheureusement non alimentée depuis longtemps.
Après un trajet en train qui ravi Aazim, nous sommes tombés sur un centre de vie silicate qui n’était pas désert mais remplit de soldats ! Enfin la civilisation, home sweet home. Cependant la plupart agissaient par pur automatisme, totalement shootés à l’encre, la plupart du centre de commandement étant en ruine. Mes compagnons ne s’en rendirent pas compte et furent très impressionnés. Me faisant porte parole du groupe j’appris que les silicates ici formaient un noyau de résistance mais hélas, ils n’avaient pas le moindre sens des réalités. Nous fûmes quand même fortement équipés (sauf moi, qui résistais à l’encre) et nous fîmes demi-tour. Cependant le chemin de fer traversait une énorme zone de rouille active et nous ne souhaitions pas prendre de risques. Ainsi nous rebroussâmes chemins et nous rentrâmes à Boklan, chargés de toute l’eau et de tous les cigares que nous pouvions porter. Le groupe décida de bien mémoriser l’endroit, histoire d’avoir une base pour retraite en cas de pétage de boulon à la colonie.
L’arrivée de l’eau calma les esprits de tout le monde (pour un moment du moins les tensions étaient apaisées. C’est le moment que choisirent les bleeks venus des kalijunas pour entamer des relations diplomatiques avec nous et nous inviter à la chasse aux pyrodactiles. Comme ces gars révèrent les vertèbres de fers, nous avons accepté avec enthousiasme.

Sur place, nous fûmes reçus comme des rois avec un sacré banquet. Le soir nous avons décidé d’explorer le village. Tout de suite, pas mal de choses nous parurent louches, comme les habitants contrefaits, la vénération « des dieux » et d’autres comportements bien étranges. Je ne fus pas long à découvrir que ces fous buvaient de la rouille comme du petit lait et mes compagnons apprirent bien vite que les dieux étaient des pilleurs de corps et qu’ils avaient en fait besoin de nous pour aller collecter rouille et larve dans leurs antres.
Nous décidâmes de fuir le plus vite possible, mais nous ne connaissions pas le terrain et la nuit au froid mortel n’allait pas tarder à tomber avec un couvre feu imposé dans le village. Je pris donc sur moi d’utiliser l’encre pour retourner illico à Boklan. Mais au moment de lancer le protocole, je l’infléchis juste un peu pour emporter mes compagnons avec moi.
Qu’est ce qui m’a pris ? étais-je devenu fou ? révéler ainsi mon secret à des primitifs qui auraient une nouvelle raison de me haïr (alors qu’il ne leur en faut même pas habituellement). J’éludais la question, et grâce à la complicité de la Hyène, nous pûmes rester cacher une journée, le temps de faire théoriquement l’aller retour. Nous fîmes un compte-rendu à Scarface comme quoi ces types étaient des fous dangereux et corrompus et pour une fois il nous crut sans sourciller. Personne ne l’a encore prévenu pour mes capacités de Fakir, mais puis-je faire réellement confiance à ces gens ? je ne sais pas, comme je ne sais toujours pas ce qui m’a pris. Pour le moment j’ai des cigares, de l’encre et mes cliqueteurs, je reste en alerte, prêt à disparaître au moindre signe suspect."

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Published by Arii Stef - dans JDR : Sable Rouge
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 12:11

Compte rendu de notre partie de Sable Rouge du 23/4/10 par Thibaut (alias Mobius).

 

Participèrent à l’aventure :

Aazim : Pygmachine ingénieur. Trapu et lourd, il aime par-dessus tout le ronronnement d’une belle mécanique bien huilée. Il déteste l’encre presqu’autant qu’il hait les Silicates.

Karag "N’a qu’un œil"/ "Oh Mer…" : Mercenaire Furien qui a du combattre pour les Silicates contre son gré, il a enfin reconquit sa liberté. Désormais il la défend avec acharnement à grand coup de hache à deux mains.

Joloh : Ce Bleek à la peau pâle manie son lapideur avec une adresse quasi surnaturelle. Naturellement nomade, il a du mal à trop tenir en place.

Mobius "eul’Domeinek" : Ce Silicate décharné est un scieur d’os discret et compétant. Il dispose aussi de capacités incroyables quand il s’agit d’éviter les emmerdes, mentant plus facilement qu’il ne respire avec un aplomb déconcertant.

 

"Journal de Mobius Kirinus, jour indéterminé, cratère de Torkan.

"Au bout des deux jours promis, Aazim avait déverrouillé le sas condamné. Je n’étais plus très partant, me disant que si ce sas avait été condamné, c’était qu’il y avait une raison. Mais la curiosité était trop forte. L’appât du gain également car devait sommeiller des trésors dans ces tunnels. Et bien entendu, il pouvait y avoir des informations capitales sur le protocole 357.

Quand le sas s’ouvrit, nous découvrîmes un tunnel suintant la rouille, ce qui était mauvais présage. Nous descendîmes prudemment, mais la promiscuité de ce liquide souillé me faisait froid dans le dos. Littéralement d’ailleurs car je sentais ma colonne vertébrale vibrer et une certitude absolue m’assaillait : Nous n’étions pas seuls dans ces tunnels.

Nous trouvâmes vite une salle de garde couvertes de filaments étranges, de rouilles et de cocons frémissants. J’indiquais à tous qu’il ne fallait pas toucher aux cocons, surtout à l’adresse de Kara gui n’y voyait pas grand-chose. Les filaments semblaient converger vers une mare d’eau stagnante. Je m’approchais dans l’espoir de trouver une source d’eau potable, mais les cocons frémirent encore plus, ce qui me dissuada de continuer mon entreprise, nous n’étions pas là pour prendre des risques inutiles.

Nous poursuivîmes donc notre chemin. Bien vite nos sens aiguisés (et surtout une phénoménale intuition qui s’imposa à mon esprit) nous firent détecter douze silhouettes en approche rapide et nous décidâmes de nous replier et de refermer le sas derrière nous.

Nous remontâmes en courant le plus vite possible, dépassant Karag le Furien, pénalisé par son inhabitude du terrain. Je dois avouer que si nous étions prêts à refermer le sas juste derrière lui et à le couvrir, pas l’un de nous n’aurait osé rebrousser chemin. Mais mon compagnon prouva qu’il avait vraiment beaucoup de muscle pour compenser sa faible capacité crânienne et il arriva à repousser ses assaillants et à nous rejoindre de toute la puissance de ses jambes. Aazim referma aussitôt le sas, écrasant un bras déformé et tressaillant. Des cris hideux jaillirent de derrière la porte. Nous n’avions plus vu de pilleurs de corps depuis deux ans, mais ils étaient toujours là.

Nous revînmes à Khand où la population faisait grand bruit d leur rencontre avec les propriétaires de l’arachnopode. Nous décidâmes sagement de ne pas nous immiscer dans les affaires locales et nous troquâmes encore divers pièces obtenues dans la station de dessalement contre des denrées utiles. Notre récente rencontre avec les pilleurs de corps me firent investir en priorité dans un cliqueteur de poing. L’encre allait être bientôt souvent sollicitée et je préférais m’en remettre à la poudre pour chasser les loquedus encore vivants qui me chercherait trop de noises plutôt que de gaspiller de l’encre.

 De retour à la colonie, Scarface fut agréablement surpris de notre réussite et de nos achats (il l’aurait été beaucoup moins si il avait eu connaissance de la réputation que mes camarades lui ont fait à Khand). Seule ombre au tableau, l’expédition partie chercher de l’eau avait rencontré quelques ennuis.

Composée initialement de Joey, Nosense frère de Lojo l’horticulteur, Norgal, Funky et Janah, seul Nosense était revenu. Selon lui, l’équipe c’était divisée pour couvrir un plus vaste territoire d’exploration. Une stratégie des plus stupides puisque faire cinq groupes de un est vraiment la meilleure façon de s’attirer des ennuis. Revenu au point de rendez vous, Nosense s’était retrouvé seul, et au bout de quelques temps d’attente, il était reparti à la colonie quérir des secours.

Il n’y aurait pas eu Joey, notre spécialiste de la chasse et de la survie, je crois que Scarface n’aurait pas bougé le petit doigt. Mais les faits étaient là, Joey était capital à la bonne marche de la colonie et c’est ainsi que notre expédition partit vers la région des Serres proche l’Orbite du Jakaloo.

Après quelques jours de marche, traversant les restes des serres silicates, nous arrivons à l’endroit où l’expédition précédente devait se donner rendez vous. Inutile de dire qu’il n’y avait personne à l’horizon. Joey étant la seule vraie raison de cette mission de sauvetage, nous suivîmes ses traces, guidés par Jolloh.

Aazim et moi en profitâmes pour récupérer quelques bulbes de fleurs de charbon, des plantes comestibles précieuses car ne nécessitant que peu d’eau, mais très sensibles au froid. Peu avant d’établir un campement, nous rencontrâmes un corps sur la route. Il s’agissait d’une Ohgr ! et en plus elle avait des vertèbres de fer ! Nous décidâmes (après quelques vifs échanges) de la garder parmi nous et de la réchauffer, l’animal étant transit de froid. Une fois rétablie, nous pûmes entrer en contact grâce à certains mots commun de la langue Ohgr et Silicate. L’aide d’Aazim fut aussi précieuse pour glaner des renseignements utiles.

L’Ohgr avait été bannie de sa tribu depuis cinq lunes à cause du parasite qui venait de mourir en elle. Je ne m’en ouvris pas à mes compagnons, mais cela correspondait à notre escapade dans les entrailles de la station de dessalement. Nous apprîmes également qu’un grand nombre de Bleeks avaient élu domicile non loin de là.

Le lendemain nous arrivâmes près des entrepôts de stockage de machines agricoles qui était occupé par les Bleeks. Ils étaient aux moins six et accompagnés de deux Furiens. De plus ils semblaient tous puissamment armés. Nosense se porta volontaire pour aller les voir et discuter tandis que nous restions en renforts.

Quand il revint, il affirma n’avoir vu aucun membre de son expédition et que le chef du groupe nous avait offert deux jours sur leur territoire pour que nous puissions continuer nos recherches. Nous rebroussâmes donc chemin mais il fut décider que l’un d’entre nous reviendrais discrètement cette nuit pour vérifier que nos compatriotes n’étaient pas dans un autre entrepôt et je fus désigné volontaire.

Je m’approchais le plus possible et utilisais l’encre pour me rendre invisible. Le groupe de Bleeks et ses Furiens étaient sur le départ, chargeant leurs deux Wagyls. Ils finirent par sortir deux personnes ligotées et à les installer sans ménagement sur les bêtes. Je reconnus immédiatement Funky et Jallah. Ne pouvant pas faire grand-chose seul, je parvins néanmoins à blesser l’un des Wagyls puis je retournai à notre campement en courant le plus vite possible.

Une fois l’alerte donnée, nous nous mîmes en route. Nous avons fini par rattraper nos proies tandis qu’elles s’installaient dans un village abandonné pour y passer la journée. Jolloh, l’Ohgr et moi nous nous infiltrâmes dans le village pour espionner tandis que Karag, Aazim et Nosens se reposaient en vu de l’assaut.

Notant que deux de nos adversaires inspectaient le village, nous décidâmes de les éliminer par surprise. Cela fonctionna presque mais le boucan de leurs cliqueteurs attirèrent leurs alliés trop vite à notre goût. Après en avoir fini avec nos adversaires, Jolloh et moi nous nous cachâmes dans les trous creusés par les pilleurs de corps quand ils attaquèrent le village. Malheureusement pour nous, nos ennemis nous repérèrent et décidèrent de nous déloger à la dynamite. La situation pouvait donc être qualifiée de critique.

Pendant ce temps, nos propres alliés sonnaient la charge. Karag se ruait vers le village avec la toute puissance de ses jambes tandis qu’Aazim le couvrait de son lance harpon récemment acheté et réparé plantant grièvement un ennemi tandis que Nosense contournait le village pour les prendre à revers.

Dans mon trou, j’admis que la situation était grave, mais loin d’être désespérée (pour moi en tout cas). Je m’injectais une dose d’encre et me téléportait hors de ce guêpier. Réapparaissant sur le toit, j’eu tout le loisir de tirer dans la main du gredin qui allait envoyer son bâton de dynamite dans le trou où se terrait Jolloh, lui sauvant ainsi la mise. Me repliant à couvert, je décidai de jouer un petit tour à ma façon à mes adversaires. Je leur fis alors croire qu’un énorme pilleur de corps jaillissait de mon trou pour s’en prendre à eux.

C’est bien sûr à ce moment là que Karag se rua sur nos ennemis. Il fut prit dans le protocole et tandis que tous nos ennemis s’enfuyaient en hurlant, le Furien s’attaquait à l’illusion intangible bien que terrifiante. Il fini même par s’y épuiser et tomba inconscient de trouille. Je l’examinais brièvement, et ne voyant aucun signe d’inquiétude, je me précipitais vers le bâtiment principal. J’y trouvais Funky et Jallah, apparemment violentées et forcées, mais sans blessures graves. Elles furent sans doute à la fois ravies et désolées de me voir, mais il n’y avait que moi et elles étaient sauves grâce à moi.

Nous décidâmes de rentrer à la colonie. Pendant que je soignais les blessés (utilisant discrètement l’encre pour une efficacité accrue), Funky et Jallah nous expliquèrent la trahison de Nosense (qui s’était éclipsé pendant le combat) et la mort de Joey et de Norgal. C’était un coup dur pour la colonie, heureusement qu’Aazim et moi avions la bonne idée de récupérer quelques fleurs de charbon. De plus le pactole des fuyards nous offrait quelques occasions de nous réjouir, notamment en armes et onguents et petit matériel d’exploration. Néanmoins c’est la mine déconfite que nous partîmes vers Boklan. Avant de me mettre en route, je m’éclipsais dans un coin sombre pour réunir mes dernières ressources et lancer un simulacre de combat contre notre bon ami Nosense. Je le regardais s’envoler vers sa cible avec un sourire satisfait. Si jamais il atteignait sa cible, cette dernière n’oublierait jamais Boklan, si elle survivait, tout comme Scarface ne pourrait jamais oublier les Silicates."

 

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Published by Arii Stef - dans JDR : Sable Rouge
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 22:53

 Compte rendu de notre première partie de Sable Rouge, séance du 16/4/10

  

"Journal de Mobius Kirinus, jour indéterminé de l'été australe, colonie de Boklan."

 

 Aazim :

Pygmachine ingénieur. Trapu et lourd, il aime par-dessus tout le ronronnement d’une belle mécanique bien huilée. Il déteste l’encre presqu’autant qu’il hait les Silicates.

 

Karag "N’a qu’un oeil" :

Mercenaire Furien qui a du combattre pour les Silicates contre son gré, il a enfin reconquit sa liberté. Désormais il la défend avec acharnement à grand coup de hache à deux mains.

 

Joloh :

Ce Bleek à la peau pâle manie son lapideur avec une adresse quasi surnaturelle. Naturellement nomade, il a du mal à trop tenir en place.

 

Brandon "La Hyène" :

Ce Bleek à la peau noire est ce qui se fait de mieux en matière de crevure grosse pointure. Maître de l’exploration, sa meilleure arme reste sa langue acérée. Lui non plus n’aime pas les Silicates, mais il aime encore moins Scarface.

 

Mobius "eul’Domeinek" :

Ce Silicate décharné est un scieur d’os discret et compétant. Il dispose aussi de capacités incroyables quand il s’agit d’éviter les emmerdes, mentant plus facilement qu’il ne respire avec un aplomb déconcertant.

 

  

Aujourd’hui ce scélérat de Scarface a réuni toute la colonie à la grotte principale. Sans doute pour se plaindre, encore et toujours. Je n’arrive pas à savoir ce que Kara trouve à cette parodie de bleek mais n’étant pas la moitié d’une imbécile, je pense qu’elle fait ça pour sa survie.

Je prends de quoi écrire. On ne sait jamais, avec un peu de chance je serai témoin de la mort de Scarface, celui-ci s’étouffant dans sa propre logorrhée verbale crachotante et plaintive.

J’arrive en avance, pour ne pas fâcher plus qu’il ne l’est déjà, notre étoile de plomb. J’en profite pour trouver un coin discret où j’aurais le dos bien à l’abri des menaces. Une fois tout le monde arrivé, Scarface éructe. De son babillage rageur je retins surtout que le manque d’eau mettait en péril notre récolte et qu’il fallait envoyer une expédition au cratère de Torkan pour ramener des vers (et refaire les stocks de nourriture de la colonie), troquer tout ce qu’on pourrait obtenir d’utile à la colonie de Khand contre des peaux de mormikans tandis qu’une autre se chargerait de trouver de l’eau, la belle affaire.

Mais Scarface étant un être retors animé d’une malice vicieuse, il en profita pour rappeler à tous sa position de chef. Ainsi, il envoya en expédition les jeunes qui s’étaient aventurés au-delà de la limite de sécurité qu’il avait arbitrairement décidé et ceux qu’ils n’aimaient pas dans la colonie. Et bien sûr, je fais parti du lot.

Le seul point positif de tout ça, c’est que j’ai pu manger un lézard frit offert par la Hyène. Ça n’avait rien de généreux, c’était juste pour énerver Scarface mais mes papilles ont apprécié (et mon esprit aussi, car j’ai beaucoup rit intérieurement devant la tête de Scarface).

Devant partir au plus tôt, je rentrai dans mon officine (un modeste trou aménagé comme je l’ai pu) et récupérai mes effets les plus importants pour un voyage, notamment mon injecteur, mon encre, des onguents, ma discrète épée télescopique et bien sûr, mon cache poussière, masque et lunettes qui dissimulent ma condition de Silicate, une précaution tout à fait nécessaire.

Je fus assigné à l’expédition chargée de troquer des peaux et de récupérer des vers. Mes compagnons d’infortunes sont Aazim, un pygmachine certainement doué dans la mécanique, Joloh, un bleek des profondeurs nouvellement arrivé (il me plaît, grâce à lui, on m’emmerde moins, on préfère emmerder le nouveau), la Hyène, Brandon de son vrai nom, qui payait sans doute là son audace à défier Scarface et Karag, le Furien, ancien Maraudeur Cimmerium chargé de notre protection (je me demande si je ne pourrais pas réactiver sa bombe d’encre, il me serait alors utile pour éviter les désagréments). Avant de partir nous fûmes invectivés par Nowhere et ses billevesées sur notre fin à tous, toujours le même sempiternel refrain.

Lors de notre marche vers Khand, nos pisteurs trouvèrent des traces de mormikans sauvages. Nous les poursuivîmes pour en trouver un mort et en proie aux charognards. Nos combattants firent fuir cette vermine et nous récupérions la viande de la carcasse quand dix voyageurs arrivèrent, clamant ce mormikan comme leur.

Boklan

La tension monta vite et Karag se mit à se battre contre son congénère adverse. Voir ces cyclopes s’échanger des coups qui m’auraient tranché en deux comme s’il s’agissait de civilités était une impressionnante démonstration de force et de stupidité crasse.

Les choses auraient pu mal tourner et j’étais prêt à détaler quand le groupe s’avisa que nous étions des Vertèbres de Fer, tout comme leur grand chef, dans leur colonie des escaliers de Kalijuna. Il s’avéra qu’ils respectaient profondément les parias tels que nous et nous pûmes reprendre notre route avec notre viande et un peu de sel échangé à nos nouveaux amis contre une partie de la carcasse.

Arrivés à Khand, je quittai momentanément mes compagnons, les laissant marchander avec un Maadim complètement défoncé et deux squals n’attendant que la mort (putains de primitifs). Je rencontrais un congénère dépité qui ne put me fournir l’encre que je désirais. Il me soula avec son ancienne vie de merde, concepteur de locomotive… Se plaindre d’avoir perdu un travail de pygmachine ! Les rumeurs sur notre décadence n’étaient pas sans fondements… Puis j’allais adoucir mes peines dans les bras d’une prostituée. Silicate bien entendu ! je ne suis pas zoophile que diable.

De retour chez le troqueur, j’appris que mes compagnons avaient réussi à se débrouiller pour acquérir du sang de pyrodactile, un cliqueteur long, un lance harpon, des carreaux et un peu de nourriture. Parfait, comme quoi on a bien dressé les pygmachines dans le temps, ces petits gars sont toujours aussi efficaces.

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous rendîmes au cratère et nous commençâmes notre chasse au ver. Peu de temps après, Azim et moi reconnurent le bruit caractéristique d’un moteur à vapeur. Curieux, nous nous précipitâmes pour découvrir un arachnopode ! Piloté par un pygmachine, il transportait pas moins de douze bleeks armés de cliqueteurs et Kolden ! un ancien collègue qui travaillait avec moi dans le passé sur le protocole 357.

Après de chaudes retrouvailles, Aazim connaissaient également le pilote de l’arachnopode, un certain Krang, les bleeks nous informèrent que le cratère était leur territoire et qu’il fallait payer pour y pêcher. Renseignements pris, ces braves petits voulaient recréer la civilisation et cherchaient des gens aptes à les y aider. Grâce à un joli boniment qui présentait la chose sous un meilleur jour, j’échangeai l’ingénieur en locomotive contre notre droit de pêche. J’avais prévu de l’éliminer à notre retour pour récupérer son encre, mais il allait nous être bien plus utile.

J’arrivai à convaincre l’indigent et nos filets furent bientôt pleins à craquer. N’étant pas très loin de l’ancienne usine de dessalement, à l’arrêt bien avant la Chute, nous décidâmes de pousser jusque là, histoire de voir si on ne pouvait pas trouver quelque chose d’utile. Pendant notre route, nous entendirent un coup de feu, mais il était trop éloigné pour que nous puissions aller voir de quoi il en retournait.

Le bunker était en mauvais état et sa porte en iridium défoncée. Je convainquis Aazim qu’il était dommage que nous ne puissions pas transporter ces portes jusqu’à Boklan. Nous entrâmes et je me précipitais sur les quelques cadavres de silicates pour récupérer pour moi ce qui me serait le plus utile et qui passerait inaperçu aux yeux des autres. Poursuivant l’exploration nous trouvâmes un sas menant vers les profondeurs mais celui-ci avaient été condamné. Aazim affirma qu’en deux ou trois jours, il aurait réussi à l’ouvrir, mais je n’en étais pas si sûr.

Je me demandais bien ce qui s’étaient passé ici, et pourquoi il y avait des cadavres de mes congénères dans un endroit désaffecté bien avant la Chute ? Nous avisâmes trois cadavres à peine décomposé mais avant que je ne pusse les examiner, Joloh annonça avoir trouvé des papiers intéressants. Pendant que j’allais voir, la Hyène et Karag sortirent les cadavres suspects. Ceci déclencha immédiatement un protocole de sécurité, la porte reprenant son aspect d’antan et un pilleur de corps énorme me faisait face dans un couloir. Notant qu’Aazim ne comprenait pas notre agitation, j’en conclus que l’encre était en jeu. Sachant qu’un simulacre était aussi mortel que n’importe quelle autre créature, je m’injectai une dose d’encre, posai ma main sur l’épaule de Joloh et nous téléportai dehors.

Là je vis Karag détruire les larves de pilleurs de corps cachés dans les cadavres à grand coup de hache. Quelques heures plus tard, la porte reprit son aspect délabré. J’expliquais à mes compagnons qu’il s’agissait là d’un protocole de sécurité empêchant les pilleurs de corps de sortir. J’y glissais habilement notre téléportation comme partie intégrante du protocole de sécurité, évitant ainsi des questions bien gênantes.

Je pus enfin feuilleter les documents trouvés par Joloh. Le journal de bord de l’usine apparemment. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que l’ancienne usine avait servi de base de lancement expérimentale pour le protocole 357 ! le protocole "destruction totale".

Désormais deux aspirations me tenaillent. Rester jusqu’à l’ouverture du sas, ou bien fuir d’ici le plus vite possible."

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:30

Voici une description pour mes joueurs de la région d'Orcris et de la colonie de survivants de Boklan. Cet endroit sera le point de départ de notre campagne de Sable Rouge, le jeu de rôle post apo qui se passe sur Mars dans un lointain passé.

 

La région d’Orcris

 

Située dans l’hémisphère sud, cette région de Nirgal porte le nom d’une grande ziggourat bleek qui s’y élevait. Elle est marquée par deux grands cratères de météorites ayant frappé la surface il y a de nombreux cocons. Le plus petit, Kantoka, proche de la ziggourat, possède des passages vers Chasma et fut d’ailleurs l’accès le plus fréquenté par les silicates (puis par les pilleurs de corps). Les bords du cratère forment des falaises de 400 mètres. Le fond composé d’une roche dure et bosselée est connue dans la région pour concentrer la faible humidité de l’air de Nirgal. On y trouve donc fréquemment de l’eau en petite quantité et quelques végétaux. Le plus grand, Torkan, formait avant l’arrivée des silicates une mer aux eaux vertes et poissonneuses vénérées par les Squals. L’un des bords du cratère est effondré permettant un accès facile à sa rive ouest. Une des plus belles futaies de la planète occupait les collines situées sur cet effondrement. Les bleeks de la région l’appelaient les collines de la mort car les Squals ne permettaient à personne d’y accéder et encore moins de prélever du bois, cette forêt qu’ils appelaient Saango – Nalsaan, étant l’une des plus sacrées de Nirgal à leurs yeux. Ces paysages appartiennent néanmoins à un lointain passé, l’empreinte des silicates a été profonde sur la région. La mer de Torkan a perdu ses eaux vertes, pompées par une station de dessalement silicate ne laissant qu’une boue verdâtre. La forêt de Saango – Nalsaan a été transformée en une terre sans vie dévastée par les troupes de choc et les moissonneuses à bois des silicates. Ces machines crachant les vapeurs de charbon et d’encre furent spécialement inventées pour l’occasion.

 Boklan

Au nord ouest, les anciennes colossales coulées de laves successives d’une chaîne de volcans ont formés les escaliers de Kalijuna, d’arides plateaux successifs, bordées de falaises de 300 mètres. La région était autrefois habitée par des furiens. Personne n’en a eu aucune nouvelle depuis la Chute.

 

Le sud est balafré par une faille profonde en moyenne de 500 mètres, la Valles Australis, qui abritait de nombreuses implantations silicates. Elle communiquerait avec d’autres failles plus importantes et Chasma. Les silicates en interdisaient l’accès aux habitants de Planitia.

 

Une chaîne de montagne, appelée l’Orbite du Jakaloo, enserre un désert de sable noir au nord est. Cet endroit a toujours été peu fréquenté, offrant peu de ressources et réputé pour abriter des tribus d’Ohgrs peu accueillantes, des chasseurs de scalps et des vers découpeurs.

 

Une série de collines s’alignent au sud est d’Orcris, les Kalunga. Ces collines regorgeaient de ressources, fer, charbon, iridium, que bleeks et silicates exploitaient intensivement. Une ligne de chemin de fer reliait d’ailleurs les implantations silicates de la Valles Australis à Orcris puis à Kantoka, longeant les collines du fer.

 

La zone centrale de la région d’Orcris s’appelle la plaine de Kan, d’une platitude uniquement perturbée par quelques collines solitaires. La végétation n’est pas absente de la région. Ses quelques touffes  de graminées coupantes étaient réputées constituer des pâturages propices à l’élevage des mormikans. Les silicates en avaient d’ailleurs réquisitionné une partie pour implanter d’immenses serres à fleurs de charbon.

 

Orcris le diamant du sud était une magnifique ziggourat au pied de laquelle s’étendait une ville qui bouillonnait de vie. Ses souks étaient réputés pour la variété de ses marchandises qui venaient de tous les coins de Planitia et de Chasma. Il y règne désormais un silence de mort uniquement interrompu par le bruit du vent polaire et l’air est encore imprégnée de la senteur caractéristique de la rouille.

 

Personne n’a apparemment osé réoccuper les ruines de la cité australe. Les colonies de survivants sont peu nombreuses dans la région témoignant de la violence de l’attaque des pilleurs de corps.

 

 

La colonie de Boklan

 

Boklan situé dans la plaine de Kan est l’une d’entre elles. Ses habitations troglodytes et ses mesas occupent une colline solitaire qui s’élève à 300 mètres au dessus de la plaine. Son sommet relativement plat offre quelques grottes et des zones creuses aménagées en jardins suspendus ou en enclos à mormikans. La colline qui abrite la colonie est riche en iridium ce qui la protège des pilleurs de corps. Une cinquantaine d’individus survivent à Boklan, en très grande majorité des bleeks.

 

La colonie se nourrit de la maigre récolte de mil et de légumes des jardins suspendus, d’œufs des sables ramassés dans la plaine et des œufs des mormikans qui sont élevés sur place paissant dans la plaine. La colonie dispose également de quelques wagyls qui dorment dans les grottes avec la population, leur chaleur corporelle apportant réconfort dans les nuits australes. Le dernier pilleur de corps a été il y a deux ans, date à laquelle la proche colonie de Mons Irae a été rasée de la carte.

 

Boklan reste en contact avec les colonies de Khand, proche du cratère de Tolkan, et de Hidden dans les monts Kalunga. Des survivants ont été aperçus par des membres de la colonie dans les escaliers de Kalijuna et à proximité de la faille de Valles Australis.  

 

Boklan a été fondé avant la Chute par un bleek appelé Scarface. C’était un rebelle fugitif qui a gardé une rancœur tenace contre les silicates. Scarface a accueilli des réfugiés de la région après la Chute. Il est toujours le chef et l’étoile de fer de la colonie. Taciturne et brusque, son talent pour la survie et un sixième sens reconnu par tous pour éviter le danger lui valent le respect des membres de la colonie. Pas très grand et mais bien bâti, la peau sombre et le regard dur, Scarface sourit rarement, certains affirment que ce serait douloureux pour la cicatrice qui balafre son visage. Il ne peut s’empêcher de la tâter quand il adresse la parole au seul silicate de la colonie.

 

Voici quelques autres personnalités de la colonie :

 

-          Lojo Ream, ce bleek plus jeune et plus entreprenant que Scarface a la charge des jardins suspendus et ses talents d’horticulture ont garanti la survie de la colonie.

-          Saranda, cette jeune Maadim, était prisonnière des silicates qui la destinait certainement à de terribles expériences. Elle est la Moloki de la colonie et préside sur tout ce qui touche à l’encre à Boklan.

-          Conrad du pôle, bleek, chef de la sécurité, visage buriné et inexpressif, Conrad serait originaire du pôle sud. Mais bon, il ne parle pas trop, c’est tout ce qu’on sait de lui et de son passé. En dehors d’ordres aboyés, il réserve ses rares paroles à Scarface.

-          Joey est rarement sur la colline, ce bleek fut le premier à avoir bravé l’interdit de Scarface de s’éloigner de la colonie, c’est un chasseur hors pair, qui traque sans relâche les rares animaux de la plaine

-          Loïs est une jeune bleek aux talents agricoles dont la peau claire et les cheveux roux ont fait tourner la tête de plus d’un bleek de la colonie.

-          Nowhere est un vieux Maadim. Le malheureux a complètement perdu la raison depuis la Chute (ou peut être avant). Les rares moments où il parle sont consacrés à prédire la fin de la colonie et la fin de Nirgal.

-          Kara la guerrière : Kara était une bleek d’Orcris au service des silicates, traquant les rebelles et hors la loi sur Planitia. Elle était sur la piste de Scarface au moment de la Chute. Elle partage maintenant sa couche avec lui. Sa science martiale a déjà servi à plusieurs reprises à la colonie lors d’attaques de pilleurs de corps ou de desperados.

-          Keyo la furienne, s’occupe des mormikans. Il se murmure qu’elle serait la seule survivante de la tribu furienne qui occupait les escaliers de Kalijuna. Elle ne parle jamais de son passé, son principal sujet de conversation tourne autour des mormikans et wagyls de la colonie. Elle est responsable de l’élevage.

-          Nasty la troqueuse occupe une grotte réservée aux survivants de passage. Cette bleek à la peau claire d’un certain âge fait très attention à son apparence. Dotée d’un bon sens des affaires et surtout du goût de l’accueil, cette ancienne responsable d’une boutique dans le souk d’Orcris s’est naturellement retrouvée troqueuse de la colonie.

 

 

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