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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 22:50

CR Qin, séance du 26/3/10, par le joueur incarnant Petite Montagne. Ce sera notre dernière séance de Qin pour l'instant. Overdose en ce qui me concerne... 

 

Participèrent à cette folle épopée :

 

Cao Zheng : La bataille va bientôt faire rage pour la ville de Daï et dans ces cas là, une guillotine volante est un argument de poids. Ça tombe bien, Cao Zheng adore échanger son point de vu avec l’adversaire.

Li Fang Yu : Sous les pavés, la civilisation. Li Fang Yu est prêt à tout pour ne pas devoir vivre loin du confort d’une ville moderne, quitte à éliminer les habitants qui veulent l’empêcher de rester.

Mei Lin : Consciente qu’il faille savoir faire des sacrifices pour atteindre son but, Mei Lin est prête à aider le prince Ying Jia dans sa prise de la ville de Daï.

Cheval Ardent : Être pote avec le nouveau souverain d’un nouveau royaume, ça ouvre pas mal de perspectives boursières. Que se soit pour les bourses qui pendent à ou sous la ceinture dans les deux cas c’est jackpot et Cheval Ardent l’a bien compris.

Petite Montagne : Prendre d’assaut une ville, Petite Montagne l’a déjà fait. En règle général c’est très moche mais ça arrondi pas mal les fins de mois. Mais pour une fois, Petite Montagne se tourne vers l’avenir : Que va-t-il faire après ?

Bao Feng : Le Fangshi vengeur qu’est devenu Bao Feng est certes plus violent mais uniquement vis-à-vis de ceux qui méritent le châtiment. Prendre la ville en évitant les horreurs qu’il vient de quitter est sa priorité.

Il était une fois…

 

-228 avt JC :

L’attaque des bouchers du félon est rapide et brutale et ce n’est pas les quelques gardes des geôles de Daï qui vont pouvoir opposer autre chose qu’une résistance toute symbolique. Evitant tant que faire se peut de tuer soldats et civils (utiles pour les plans futurs de Ying Jia), la troupe atteint le point névralgique de la résistance de la ville, solidement défendue et protégée par de savants ouvrages défensifs.

Qu’à cela ne tienne, les bouchers font une entrée fracassante (littéralement). Pendant que ses camarades jouent aux petits soldats, Cheval Ardent tente de trouver une voie dérobée (une entrée de derrière quoi, il a l’habitude). Il se retrouve nez à nez avec une troupe ennemie qu’il convainc de se ranger aux côtés de Ying Jia. Il continuera son chemin d’escouade en escouade, parvenant même à débaucher le vieux général qui assistait le gouverneur.

Avec la moitié de la garnison de son côté et avec l’assistance des terribles bouchers du félon, la victoire de Ying Jia n’est qu’une simple formalité (qui faillit néanmoins tourner court à cause d’une flèche dans la gorge qui rendit le prince momentanément aphone, au grand soulagement de tous). Cheval Ardent négocia la reddition et la distribution des rôles politiques de chacun, sauvant la tête du gouverneur de l’ire vengeresse du prince du Zhao.

Peu de temps après, l’armée du Yan arriva comme prévu et après que les bouchers se soient assurés qu’il n’y avait pas d’entourloupe, le faux assaut de Daï commença. Il fut assez impressionnant pour convaincre tous les témoins et ainsi Ying Jia pu se proclamer roi du royaume de Daï, pour le plus grand bonheur de sa mégalomanie galopante.

Qinshihuangdi3.jpgLa cité-état de Daï rouvrit ses portes au commerce et aux voyageurs. Parmi ceux-ci un groupe étrange dont le chef s’en prit à Cao Zheng pour une affaire privée. Hélas pour lui, le combat ne tourna pas en sa faveur et Cao Zheng s’offrit une nouvelle tête à sa collection puis tenta de se charger de l’allié invisible du défunt qui continuer de le harceler. Li Fang Yu continua à aiguillonner la jolie archère qui se tenait au côté du mort jusqu’à ce qu’elle s’enfuit accompagnée d’un petit homme avec qui Petite Montagne avait parié 50 bou sur le résultat du combat avant de s’en aller, lassé.

Bao Feng intercepta les fuyards et apprit qu’il s’agissait d’un groupe chassant les membres de la secte du ciel incliné et qui était persuadé que Cao Zheng en faisait parti, à cause de sa relation avec Feu Nourri.

Pendant ce temps, Cheval Ardent et Mei Lin étaient assiégés par des soldats rebelles sous les ordres du fils du gouverneur. L’assaut cessa brutalement quand surgissant tel un fauve, Petite Montagne chargea jusqu’au capitaine de la garde et l’acheva, levant la tête tranchée dans un rugissement de victoire. Enervé par cette famille décidément bien fourbe, le guerrier voulu faire se rejoindre dans la mort père et fils mais Mei Lin s’y opposa.

Quant à Cao Zheng et Li Fang Yu, ils allèrent s’en jeter un petit après leur dur combat (qui comptait quand même un bâtiment incinéré en dommages collatéraux). Mais il s’avéra que le compagnon furtif du défunt guerrier était plutôt rancunier et Cao Zheng mourut d’un poison violent discrètement versé dans son verre.

Quand les compagnons apprirent la nouvelle, leur moral déjà bas malgré la victoire chuta encore plus. Le roi Ying Jia avoua alors avoir appris un rituel permettant de ressusciter les morts dans le Traité des Choses de l’Est. Mais devant l’ampleur d’un tel sacrilège aux lois de la création, seuls Cheval Ardent et Li Fang Yu participèrent (et encore Li FangYu failli revenir sur sa décision).

Ainsi le corps froid de Cao Zheng fut mis dans une bassine et aspergé du sang de ses compagnons volontaires. Ying Jia se plaça dans une autre bassine et récita une incantation dans une langue qui n’avait jamais été conçue pour qu’une bouche humaine la prononce un jour. Le Ciel lui-même se révolta et manifesta sa colère par de nombreux éclairs.

Quand le rituel s’acheva, Cao Zheng était de retour parmi les vivants comme promis mais dans le corps de Ying Jia. Le roi quant à lui occupait le corps du guerrier. Voyant là une punition divine, ceux qui n’avaient pas pris part au rituel furent renforcés dans leurs convictions.

En attendant de trouver une solution, Cao Zheng jouera le rôle de Ying Jia. Mais un plan germe déjà dans l’esprit des bouchers : Maintenant que l’un d’entre eux est roi, pourquoi ne pas jeter Ying Jia aux oubliettes ? En prenant soin de le démembrer avant pour que jamais il ne puisse s’enfuir. Et dire que le prince croyait qu’ils manquaient d’ambition…

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 21:09

Voici un compte rendu de notre troisième séance de la 2ème partie de la Campagne Tian Xia pour Qin, récit rédigé par le joueur incarnant petite montagne.

Participèrent à cette folle épopée :

Cao Zheng : L’habit ne fait pas le moine mais la guillotine volante fait le guerrier. Des fois, y a des gens qui faut pas faire chier, surtout quand ils ont une morale à zéro et un taux d’alcoolémie à zéro aussi.

Li Fang Yu : L’occasion fait le larron. Toujours prêt à apprécier la vie du bon côté, à savoir le côté qui tient l’arme et le fric, Li Fang Yu suit le prince Ying Jia comme son ombre, surtout si ça peut le ramener à des contrées civilisées, c'est-à-dire qui connaissent les pavés.

Mei Lin : Suivant le dernier Prince du Zhao, Mei Lin est persuadée qu’elle atteindra finalement ses ennemis. Si elle ne va pas à eux, ils finiront par venir à elle, et à ce moment là, ils regretteront d’être nés.

Cheval Ardent : Ce qui différencie le winner du loser, c’est sa capacité à se relever après les coups durs. Cheval Ardent n’est certainement pas un looser et faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il a décidé de lier son destin à celui du prince Ying Jia. Cheval Ardent a du flair et il sent venir le bon coup.

Petite Montagne : Même si on ne s’en aperçoit pas au premier abord, la cervelle de Petite Montagne est aussi noueuse que son biceps. Il suit Cheval Ardent et le prince Ying Jia mais se demande si cette fois ci, son compagnon n’aurait pas misé sur le mauvais cheval.

Bao Feng : Le Fangshi le plus connu des geôles des Royaumes Combattants n’est plus. Des cendres du deuil un autre homme a été reforgé qui se moque bien de ses compagnons aveugles et du prince fou. Désormais Bao Feng ne pense plus qu’à sa famille, et à sa vengeance…

 

Il était une fois…

-228 avt JC :

L’exode continue pour le prince Ying Jia et ses compagnons de route. Cheminant parmi les réfugiés, ils ont tout loisir pour contempler la désolation apportée par la guerre. Cependant le prince Ying Jia est absorbé dans ses pensées et dans la lecture du traité des choses de l’Est. Après quelques jours de voyages, les aventuriers voient se profiler les bannières de pillards. Li Fang Yu reconnait les étendards de sa bande, les flèches volantes et se fait reconnaître par son lancer de carotte, si unique en son genre.

La petite bande de brigands rejoint la compagnie et apporte avec eux des troupes fraîches parmi lesquelles un chinois de petite taille et donc forcément fourbe, bien connu de Cao Zheng et de Bao Feng pour avoir été vu près de la forge de Feu Nourri.

Le lendemain, ils atteignent un camp de réfugiés organisé autour d’une fermette en ruine. Ils y rencontrent Gong Li qui aide les blessés comme elle le peut, et le prince Dan avec lequel le prince Ying Jia entame immédiatement de veules manœuvres politiques.

Pendant que Li Fang Yu espionne la discussion princière (et se fait pincer, ce qui est plutôt surnaturel), le reste du groupe discute avec Gong Li. Ils n’apprennent pas grand-chose qu’ils ne savent déjà, mais la dame porte à la ceinture un hochet que Bao Feng ne connaît que trop bien et que Gong Li lui rend.

Pendant la nuit, le fangshi Bao Feng et le wu xia Cao Zheng patrouillent dans le camp de réfugiés pour chasser les pillards. Quand Bao Feng trouve ces derniers qui tentent de violer une jeune fille de 14 ans, il les massacre sans coup férir.

Le lendemain, le prince Ying Jia, dont la personnalité ressemble de plus en plus à la cette douce folie furieuse qui animait le roi du Qin, a une grande idée. Prendre la tête de la ville de Daï, simuler une fausse attaque par les troupes du Yan et prendre l’indépendance, fondant ainsi le royaume du Daï. Si certains des compagnons sont enthousiastes, le terre-à-terre Petite Montagne n’est pas chaud pour le coup. A part retarder l’inéluctable, le plan du prince n’apportera rien hormis un faible réconfort à sa mégalomanie.

Ainsi la journée se passera à recruter une centaine d’hommes pour former "l’armée du Daï".

Le soir, Cheval Ardent interroge habilement (NDMJ : à grand coup de Présence Sereine 5) le chinois fourbe, connu pour être un espion d’une quelconque organisation. Il en révèle beaucoup à propos d'une secte religieuse dirigée par un démon qui surveille les héros pour se les inféoder. Les aventuriers s’expliquent alors bien des choses mais décident de ne pas encore passer à l’action. La nuit même, l’espion disparaît, à leur grand dam.

Après une semaine de voyages, la troupe arrive au pied de la montagne où est nichée la ville de Daï. Là, les éclaireurs découvrent une grotte labyrinthique. Ying Jia ordonne la fouille de la grotte, l’établissement du campement et part en avance annoncer sa venue à la ville, accompagné de ses fidèles compagnons.

L’accueil à Daï n’est pas très chaleureux mais le prince obtient une réception digne de son rang. En vue du comportement de leurs hôtes, l’instinct de Petite Montagne se réveille. Il s’en prend violemment au capitaine de la garde, le fils du gouverneur de la ville. Malgré l’usage intensif de la diplomatie, Petite Montagne n’est pas rassuré, cette nuit, il ne dormira pas.

Tout le monde part se coucher. Cao Zheng fait ribaude avec femmes et alcool fort, Li Fang Yu décide de dormir sur le plafond de la chambre du prince, Petite Montagne fera une porte de son corps. Les autres aventuriers vont se coucher.

Pendant qu’il veille, Petite Montagne entend un bruit sourd venant de la chambre du prince. Il se précipite et remarque que la chambre baigne dans la fumée. Il se saisit alors du prince et de Li Fang Yu, dont la chute a causé le bruit et les traine dans le couloir. Avisant des gardes, il les appelle à l’aide mais ces derniers l’attaquent !

Petite Montagne écrase ses opposants jusqu’à ce que le gouverneur arrive en personne. Pour gagner du temps, le guerrier négocie la tête du prince et fanfaronne. Le gouverneur parti chercher l’argent, Petite Montagne réveille le prince et lui expose son plan pour attraper ce traître. Mais le prince est un sale con impulsif (comme apparemment toute la royauté de chine, ça promet) et s’enfuit par la fenêtre. Voyant ça, les gardes en factions passent à l’attaque. Petite Montagne s’enfuit en démolissant le sol de la chambre princière et en plaçant le lit au dessus du trou. Puis il revient quelques instant plus tard par le même chemin et se saisit du gouverneur. Le voilà avec un otage de choix. Ainsi doté, il s’échappe par la grande porte du palais.

Les autres aventuriers ont résisté (ou presque) à la drogue et leurs assaillants ne voulant pas prendre un mauvais coup, s’enfuient, intimidés par leurs armes ou leur langue acérée (mention spéciale à Bao Feng dont les assaillant lui aurait même offert le petit déj’ pour qu’il parte).

La fine équipe se retrouve aux portes de la ville et convainc le gouverneur de négocier avec Ying Jia. Le gouverneur craint pour son peuple et veut livrer le prince au Qin pour que l’annexion de sa ville se fasse en douceur.

En repartant vers le campement de l’armée, la troupe croise Ying Jia à la tête des Flèches Volantes. Ils arrivent à convaincre le prince (décidément trop mégalo) de négocier avec le gouverneur. Au camp, les éclaireurs annoncent avoir trouvé quelque chose dans la grotte. Il s’agira d’une entrée directe vers les geôles du palais de Daï. Ils décident de passer par là, menant ainsi un assaut surprise pendant que le reste de l’armée arrive aux portes de la ville. Apparemment les négociations sont dans le chou.

Cao Zheng semble enthousiaste mais il songe sérieusement à quitter Ying Jia une fois la ville prise. Li Fang Yu aime par-dessus tout la civilisation mais le prince le met sérieusement mal à l’aise. Petite Montagne pense le prince totalement fou, incapable de se rendre compte de la situation, il hésite encore à participer à l’assaut mais Cheval Ardent le presse. Quant à Bao Feng, il s’est proposé pour aller prévenir et mener le reste de l’armée contre les murailles de la ville mais ne va-t-il pas en profiter pour déserter direction le Qin et sa famille ?

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Published by Arii Stef - dans JDR : Qin
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 18:41

Qin le retour. Voici un compte rendu par Thibaut qui joue le personnage de Petite Montagne de notre deuxième séance de la campagne Tian Xia Tout sous le Ciel.

Participèrent à cette folle épopée :

Cao Zheng : Toujours armé de sa fidèle guillotine volante et d’une bouteille d’alcool, Cao Zheng a toujours su faire preuve de civilités armées. Désormais il est prêt à montrer aux soldats du Qin toutes ses bonnes manières.

Li Fang Yu : Encore plus discret, toujours plus vénal, Li Fang Yu a trouvé un moyen d’utiliser efficacement le fruit de ses rapines. Désormais, c’est d’une pièce fichée dans la gorge venue de l’ombre que mourront ses ennemis.

Mei Lin : Usant de réflexion avant d’action (pas comme certains) Mei Lin sait aussi tirer aussi vite qu’un certains Legolas (et encore plus de flèches). Quand le combat fait rage, des traits empoisonnés pleuvent sur les ennemis de la fille d’Han Fei Zi.

Cheval Ardent : Quand on est beau et qu’on a du style, on ne se bat pas comme un chiffonnier. Non, on se terre comme un lapin et on sort tranquillement quand tout est terminé. C’est vachement moins salissant mine de rien.

Petite Montagne : Montagne impressionnante de muscles, Petite Montagne est un professionnel de la destruction. Et mine de rien, en cas de guerre totale, ça aide bien.

Bao Feng : Le Fangshi le plus connu des geôles des Royaumes Combattants est enfin de retour dans l’aventure. Encore plus résistant, encore plus sarcastique, voire même caustique, c’est de sa terrible Lame du Miroir du Feng Dhu que Bao Feng frappe ses ennemis (bien que sa langue fourchue de la pique acérée fasse souvent plus de dommages).

 

Il était une fois…

-228 avt JC :

Dans la ville de Handan, la situation n’est pas très bonne. On peut même aller jusqu’à dire que c’est la merde. Néanmoins, avant que ce traquenard nauséabond n’ensevelisse les intrépides (et très cupides) aventuriers, il est temps de s’intéresser aux aventures du plus connu d’entre eux, le grand Bao Feng.

Revenant du Chu où il a pris femme et enfant, Bao Feng est en voyage pour Handan. Son but ? trouver un certain Feu Nourri, un forgeron de grand talent qui aura certainement les compétences pour reforger la lame miroir du Feng Dhu, dont l’histoire est fort trouble.

Hélas, quand il arrive, Feu Nourri c’est volatilisé et sa forge semble abandonnée. Il se fait cependant interpeler par un homme louche et, grâce à ses capacités hors normes de filou, arrive à savoir où se réunira la cellule d’espion du Qin ce soir à Handan, se faisant passer pour l’un d’entre eux.

Fort de ses informations, et pour passer le temps avant la tombée de la nuit, il décide d’aller voir une vieille connaissance, Cao Zheng, avec qui il a partagé quelques aventures dans un temps moins troublé. Encore hélas, celui-ci est absent et son accent du Chu le fait passer pour un espion. Bien qu’il tente adroitement de convaincre les soldats qu’il n’est pas un homme du Qin, il se fait arrêter (en effet, les gardes de la ville sont recrutés pour leur incroyable capacité à ne rien comprendre aux explications parfaitement rationnelles. Bao Feng est bien un maître en psychologie, mais qui dit psychologie dit cerveau, ce qui réduit considérablement le nombre d’adversaire potentiellement affecté).

C’est avec une nonchalance et une habitude que seules peuvent faire acquérir des dizaines de visites dans des centaines de geôles différentes que Bao Feng s’installe en prison. Malgré le fait que son nouveau domicile soit la cellule des condamnés à mort, personne ne vient mettre la sentence à exécution (le bourreau étant overbooké). Quelques temps plus tard, l’administration lui offre une alternative : S’enrôler dans la glorieuse armée du Zhao comme bouclier humain (euh, homme de troupe) ou la peine capitale. Pensant avoir plus de chances de rencontrer quelqu’un de connu (comme le "capitaine" Cao Zheng ou le prince Ying Jia) hors de sa cellule, le Fangshi accepte.

Après quelques semaines d’entrainement (et quelques jours au trou pour s’être révélé plus intelligent que le sergent, peine qui lui a fait rater la visite de Cao Zheng), Bao Feng décide de rendre son tablier et d’aller directement frapper à la porte du palais. Il apprend quelques leçons d’escrime au sergent avant d’être repéré par Yin Jia lui-même. Bao Feng renoue enfin avec ses anciens compagnons et découvre les deux nouvelles têtes : l’intrigant Cheval Ardent et l’impressionnant Petite Montagne.

L’assaut du Qin est désormais imminent. Cao Zheng et Petite Montagne décident de creuser une fosse au niveau de la porte ouest (le grand classique indémodable de la fosse à pieux) tandis que les autres organisent les défenses et le plan de fuite.

L’heure H arrive finalement et les héros sont sur le rempart Ouest, là où l’action sera la plus virile. Chacun fait de son mieux : Mei Lin transperce la tête de tous les officiers du Qin en vue, avant de battre en retraite, sa section des murailles tombant entre les mains de l’ennemi. Petite Montagne se plait à détruire les échelles d’assaut et fait un véritable carnage, narguant même les arbalétriers (malgré un duel contre un arbalétrier armé d’une semi baliste qui lui a fait un peu chaud aux fesses). Cao Zheng défend la porte, tranchant la tête du commandant qui menait l’assaut côté Qin. Li Fang Yu se coule dans les ombres près de l’état major du Zhao et élimine tout assassin potentiel d’une pièce en pleine tête. Bao Feng, lui, a entendu la rumeur comme quoi le roi du Zhao est prêt à faire assassiner tous les enfants de la ville si cette dernière venait à tomber. Le Fangshi est bien décidé à lui faire la morale, cependant le roi est introuvable et il tombe sur un alchimiste vendant à prix d’or un breuvage d’immortalité qui décide Bao Feng à renouer avec le commerce. Quant à Cheval Ardent il est caché dans la cave de son palais réquisitionné, armé de victuailles, d’alcool, d’or et d’une charmante compagnie et il fait la fête en attendant que ça se passe.

Bien que le rempart Ouest tienne le coup, au Sud, ce n’est pas la même histoire. Ying Jia, qui défendait le rempart Sud, rassemble les héros qui se battent et leur intime l’ordre de se préparer à se replier. Lui-même file aux palais pour organiser les défenses. Il est suivi à son insu par Li Fang Yu qui voit le prince entrer dans une maison banale et s’effondrer, en proie à des tremblements. Cela ne dure guère et Ying Jia se relève, transformé. Il retourne aux remparts, intime aux héros de le suivre pour une percée vers une tente quelconque du campement du Qin. Voyant là leur porte de sortie, ces derniers le suivent avec enthousiasme.

La tente se révélera remplie de gardes, d’un cadavre attaché à une table, de Li Si et d’un sinistre individu qui saisira un rouleau de bambou dans une main, Li Si dans l’autre et son épée (certainement dans la troisième main, le tao des dix mille mains, c’est quand même quelque chose) et s’enfuira. Malheureusement pour lui, Li Fang Yu est le plus discret et le plus rapide des voleurs et il subtilisera le rouleau au nez et à la barbe de cet homme sinistre (qui finira abattu par le prince Ying Jia). Leur assaut ayant alerté la garde, l’équipée enfourche des chevaux et s’enfuit vers le nord, où ils ont rendez vous avec Cheval Ardent.

A Handan, désormais tombée, c’est l’heure du pillage et de la mise à sac. Cheval Ardent s’époussette un peu et se présente à l’armée du Qin comme un membre du Censorat. Son charisme incroyable (et de  vrais faux papiers) lui permettra de convaincre (presque) tout le monde et de s’en sortir avec sa charmante compagne, ses provisions et son butin, le tout porté par des volontaires du Qin. C’est sans encombre autre que de la poussière sur ses beaux vêtements qu’il ira rejoindre ses compagnons.

Bwuxia1.jpgao Feng lui a chèrement vendu sa peau face à un capitaine du Qin (et ses 3 potes arbalétriers d’élites). Laissé pour mort, il arrivera à s’échapper avec les réfugiés mais une funeste vision, encore pire que les horreurs de la guerre, lui heurtera l’esprit. Son hochet magique, pris dans les doigts crispés par la mort d’un démon, lui montrera le Roi du Qin complètement fou ordonner le massacre de tous les enfants de la ville, pour être sûr qu’aucun héritier du Zhao ne le menacera dans le futur. Ce qui mine le plus le Fangshi, c’est que le seul autre hochet qu’il connaisse ayant ce pouvoir est avec son fils chéri, au Chu, et voir le roi Ying Zheng en posséder un, sans doute le même, l’inquiète sur le sort de sa famille.

Les compagnons se retrouvent près d’un relais en ruine. C’est la débâcle mais hormis Bao Feng, le moral est au beau fixe (après tout, ils sont bien vivants et plutôt riches). Quant au rouleau de bambou dérobé au Qin, il se révélera être "Le traité des choses de l’est" que les bouchers dérobèrent il y a bien longtemps pour le compte de Li Si…

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 12:09

Voici le compte rendu de la prmeière séance de Tian Xia : Tout sous le ciel écrite par le joueur incarnant Petite Montagne

Il était une fois…

-228 avt JC :

Dans la ville de Handan, l’humeur est au beau fixe, dans le nord, l’armée est en train d’écraser le Qin d’une main dans le dos et le terrible chef des Flèches Volantes a été fait prisonnier et doit être exécuté ce matin même. Cependant, certains ne partagent pas cette euphorie, dont Li Fang Yu, qui tient beaucoup à sa tête. C’est aussi le cas de Cao Zheng, dont Feu Nourri, le contact du "protecteur" de sa famille au Qin, lui a demandé de faire évader le brigand. Quelques coups de guillotines volantes plus tard, c’est chose faite et les deux amis se retrouvent avec une grande joie qu’ils vont célébrer devant un bon alcool à l’école de Cao Zheng.

De leur côté, Cheval Ardent et Petite Montagne sont conviés à l’exécution du brigand qu’ils ont utilisé à des fins politiques pour êtres dans les faveurs des militaires. Devant la nouvelle de l’évasion du malandrin, les autorités piquent une crise et les deux compères décident à la fois de retrouver les brigands impliqués dans leurs magouilles pour que personne ne remonte jusqu’à eux, et aussi de trouver des remplaçants pour escorter leurs convois.

Groupe.jpgAprès de vaines tentatives de négociations avec les Xiangdu, Cheval Ardent, accompagné de Petite Montagne,  décide de quérir de l’aide chez les gens civilisés et va donc trouver son ami Cao Zheng, pour recruter quelques élèves pour un stage nature et découverte. Là, ils découvrent Li Fang Yu et Mei Lin (que Cheval Ardent, en vrai gentleman, commencera à draguer) arrivée entre temps. Après quelques palabres autour d’un bon verre, ils se rendent compte que leurs intérêts convergent et décident donc de s’associer pour les mener à bien.

Il leur faudra d’abord mettre la main sur Adaku, le lieutenant pas si fidèle de Li Fang Yu, et sur Feu Nourri. Mais un contretemps arrive de la cours. En effet, le prince Ying Jia (connu des bouchers par l’intermédiaire de Gong Li) a une faveur à demander à Cao Zheng. La situation militaire est en fait loin d’être brillante, l’armée du Zhao c’est pris une rouste monumentale et l’armée du Qin, passée en mode boîte à baffe, arrive sur la ville à marche forcée. Il a donc besoin de l’aide des plus aptes pour organiser le futur siège.

Les aventuriers mettent donc en commun leurs capacités et établissent plusieurs plans, dont la réquisition des vivres, l’impossibilité de sortir de la ville une fois entré, la délocalisation des ordures et des cadavres sur les points d’installation vraisemblables de l’armée du Qin et autres joyeusetés plus fourbes les unes que les autres.

Ils profitent également de leurs laissez-passer et de leur nouveau statut pour mettre de côté vivres et argent et établir un itinéraire de fuite. Ils déplacent leur QG dans l’école de Cao Zheng, protégée par ses disciples.

L’armée du Qin commençant à assiéger la ville, les bouchers décident de passer à la vitesse supérieure. Ainsi, ils retrouvent Adaku, le font parler (poliment) et ayant mis en avant sa traitrise, le font périr (dans d’atroces souffrances). Ensuite ils rendent visite à Feu Nourri, mais celui-ci et ses complice à mis les voiles depuis longtemps, laissant une forge abandonnée et en mauvaise état.

Le Qin est prêt à combattre mais n’attaque pas encore. L’état major craint une infiltration d’espions du Qin pour désorganiser la ville de l’intérieur. La tension et la paranoïa montent en ville. Cheval Ardent, toujours ravi d’aider son prochain, aide à démasquer les traîtres (les fonctionnaires haut placés qui voudraient fuir la ville) et réquisitionnent quelques biens (dont un palais cossu et fort bien décoré). Toujours fidèle à sa réputation, il lève les minettes par meutes entières et l’une d’elle s’amourache de lui (pour ses performances en chambre paraît-il).

Pendant ce temps, Petite Montagne surveille les membres de l’état major, notamment le prince Ying Jia (le seul à croire à la possible victoire) et Ge Li, le mohiste chargé d’organiser la défense de la ville et de remonter le moral des habitants.

Un soir, une émeute attirent les aventuriers hors de leurs peinâtes. La foule tente de lyncher un marchand et sa famille qui ont tenté de fuit la ville, les accusant d’espionner pour le Qin, et la milice a bien du mal à la contenir alors qu’elle tente d’amener les "espions" au tribunal. Ge Li sort alors pour tenter de calmer la foule. Ayant déjà utilisé une tactique similaire pour régler ses comptes avec un haut dignitaire, Petite Montagne sent le coup fourré et se colle à Ge Li, tous les sens en alerte. Cheval Ardent entreprend de calmer la foule. Mei Lin et Cao Zheng s’approchent doucement et Li Fang Yu se soustrait à la vu des mortels, prêt à intervenir au cas où.

C’est alors que Petite Montagne repère un archer à une fenêtre d’un entrepôt. Il a à peine le temps d’hurler un avertissement et de jeter Ge Li à terre qu’une flèche fuse. Heureusement pour le moïste, Petite Montagne n’est pas garde du corps pour rien et il intercepte la flèche mortelle de son gantelet.

Mei Lin arme son arc et pilonne la fenêtre où à disparut l’agresseur. S’il y était encore, il s’est désormais transformé spontanément en Bao porc-épic. Li Fang Yu, leste et rapide comme l’éclair, entre dans l’entrepôt. Là il tombe nez à nez avec Citron Acide ! Surpris par un visage le hantant du passé, Li Fang Yu n’arrive pas à esquiver le stylet lancé par son adversaire qui prend la fuite. Aussitôt, Li Fang Yu se lance dans une traque prudente. Mei Lin, elle, entre par la fenêtre et entreprend de pister sa proie.

Du côté de la foule, c’est la panique totale. Ge Li cours se mettre à l’abri dans le tribunal où Cheval Ardent s’est déjà téléporté (il ne se téléporte sans doute pas, mais il est si rapide dans la fuite…). Voyant que le marchand et sa famille vont être mis à mort, Petite Montagne bondit, arrache le marchand à la foule, et bat en retraite. Utilisant le Souffle Destructeur pour stopper toute velléité de poursuite, il détruit l’escalier menant au tribunal puis brave fièrement les projectiles inoffensifs (pour lui) de la foule avant d’entrer au tribunal.

Cao Zheng s’approche tranquillement de la foule et achève proprement et sans souffrances la femme et les enfants du marchand qui étaient en train d’être brutalement lynchés. La foule est un peu désorientée et Cheval Ardent en profite pour sortir la tête du tribunal et arrive à convaincre tout le monde que justice est faite et de se barrer maintenant, merci.

Dans l’entrepôt, la course poursuite entre Li Fang Yu, Mei Lin et leur proie touche à sa conclusion  dans une ambiance à la Predator (personne ne voyant réellement quelque chose). Ils finissent par abattre leur cible qui se révèle être un espion/assassin du Qin, honoré de mourir de la main des Bouchers. Aucune trace de Citron Acide, ce qui met Li Fang Yu dans une rage folle. Quant à l’espion abattu, il sera renvoyé au Qin par catapulte avec le message suivant gravé dans sa chair "une copie ne vaudra jamais l’original, affectueusement, les Bouchers".

Le marchand amené au tribunal parle mais ne révèle rien que les aventuriers ne puissent deviner, à l’exception de la liste exacte des dépôts de nourriture potentiellement empoisonnés par l’ennemi.

Une fois la nuit passée, Ying Jia vient voir les aventuriers. Selon les espions du Zhao, l’assaut du Qin est pour aujourd’hui. Il est trop tard pour fuir.

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Published by Arii Stef - dans JDR : Qin
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:56

Après avoir joué la première partie de la campagne Tian Xia (nommé Xianyang) il y a quelques mois pour le jeu Qin : les Royaumes Combattants, notre joyeux groupe de rôlistes a demarré la deuxième partie (Tout sous le Ciel).
Pour ceux qui connaissent la campagne, il ya quelques différences avec la campagne officielle, notamment l'introduction, le scénario de l'écran ayant déjà été joué par 2 des joueurs originels. Les "Bouchers de Quzhi" sont donc devenus les "Bouchers de Félon" ayant éliminé le demi-frère du roi Yinghzheng dans d'autres circonstances. Par contre les trames personnelles ont été respectées.

La présentation des personnages a été écrite par l'un des joueurs, qui incarne Petite Montagne.

Cao Zheng : Premier parmi les premiers, Cao Zheng fut celui qui tua le félon, geste qui donna une sinistre réputation (amplement méritée) au groupe d’aventuriers. Le Wu Xia fait face désormais à un nouvel adversaire bien plus redoutable : l’alcool. Maniant avec habileté la guillotine volante, il a ouvert depuis de nombreuses années déjà une école d’arts martiaux à Handan, capitale du Zhao.

Li Fang Yu : Discret parmi les discrets, Li Fang Yu n’a pas beaucoup apprécié son séjour forcé loin de la civilisation et aspire à retrouver les pavés d’une vraie ville. Histoire de passer le temps et de se prémunir contre les rigueurs de la campagne, il a pris la tête d’un petit groupe de pillards Xiangdu : Les Flèches Volantes, qui "protègent" sympathiquement les caravanes marchandes des steppes du Zhao, contre une modeste rétribution.

Mei Lin : Archère érudite, fille de Han Fei Zi, Mei Lin fut celle qui resta la plus active durant toutes ses années, enquêtant sur ceux qui ont fait assassiner son amant. Affinant sans cesse son art, sa traque l’a amené à Handan, sur les traces d’un certain Feu Nourri, forgeron de son état.

Cheval Ardent : Cheval Ardent a vécu son enfance à Choucun, la cosmopolite capitale du Chu. Picorant son éducation à droite et à gauche, rêvant de voyage (et de jeunes donzelles peu farouches) il se fit marchand et parti sur les routes. Après quelques opérations fructueuses, il s’établit à Xianyang mais suite au conflit politique récent, il s’exila à Handan, où, grâce à son charme et ses capacités de persuasion (qui n’ont pour égales que sa vitesse et son instinct de survie qui font de lui un membre permanent du top dix des plus pleutres encore en vie) il fit vite sa place, payant une bande de brigands, les Flèches Volantes, pour protéger ses convois.

Petite Montagne : Portant bien son nom, Petite Montagne est un colosse associé depuis des années à Cheval Ardent, chacun reconnaissant dans l’autre les capacités dont il a besoin et qu’il ne possède pas. Suite au problème politique au Qin, Petite Montagne suivit Cheval Ardent dans sa relocalisation stratégique à Handan. Là, il négocia avec les Xiangdu pour la protection des convois de son associé.

Bao Feng : (sinon en présence au moins en esprit) Seul le MJ et certains PJs savent ce qu’il est advenu du Fangshi le plus connu des geôles des Royaumes Combattants. La rumeur veut qu’il ait fondé une famille quelque part au Chu. Mais d’aucun se doute qu’il ne doit pas être très loin (on ira vérifier les prisons de la ville).

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Published by Arii Stef - dans JDR : Qin
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