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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 12:11

Compte rendu de notre partie de Sable Rouge du 23/4/10 par Thibaut (alias Mobius).

 

Participèrent à l’aventure :

Aazim : Pygmachine ingénieur. Trapu et lourd, il aime par-dessus tout le ronronnement d’une belle mécanique bien huilée. Il déteste l’encre presqu’autant qu’il hait les Silicates.

Karag "N’a qu’un œil"/ "Oh Mer…" : Mercenaire Furien qui a du combattre pour les Silicates contre son gré, il a enfin reconquit sa liberté. Désormais il la défend avec acharnement à grand coup de hache à deux mains.

Joloh : Ce Bleek à la peau pâle manie son lapideur avec une adresse quasi surnaturelle. Naturellement nomade, il a du mal à trop tenir en place.

Mobius "eul’Domeinek" : Ce Silicate décharné est un scieur d’os discret et compétant. Il dispose aussi de capacités incroyables quand il s’agit d’éviter les emmerdes, mentant plus facilement qu’il ne respire avec un aplomb déconcertant.

 

"Journal de Mobius Kirinus, jour indéterminé, cratère de Torkan.

"Au bout des deux jours promis, Aazim avait déverrouillé le sas condamné. Je n’étais plus très partant, me disant que si ce sas avait été condamné, c’était qu’il y avait une raison. Mais la curiosité était trop forte. L’appât du gain également car devait sommeiller des trésors dans ces tunnels. Et bien entendu, il pouvait y avoir des informations capitales sur le protocole 357.

Quand le sas s’ouvrit, nous découvrîmes un tunnel suintant la rouille, ce qui était mauvais présage. Nous descendîmes prudemment, mais la promiscuité de ce liquide souillé me faisait froid dans le dos. Littéralement d’ailleurs car je sentais ma colonne vertébrale vibrer et une certitude absolue m’assaillait : Nous n’étions pas seuls dans ces tunnels.

Nous trouvâmes vite une salle de garde couvertes de filaments étranges, de rouilles et de cocons frémissants. J’indiquais à tous qu’il ne fallait pas toucher aux cocons, surtout à l’adresse de Kara gui n’y voyait pas grand-chose. Les filaments semblaient converger vers une mare d’eau stagnante. Je m’approchais dans l’espoir de trouver une source d’eau potable, mais les cocons frémirent encore plus, ce qui me dissuada de continuer mon entreprise, nous n’étions pas là pour prendre des risques inutiles.

Nous poursuivîmes donc notre chemin. Bien vite nos sens aiguisés (et surtout une phénoménale intuition qui s’imposa à mon esprit) nous firent détecter douze silhouettes en approche rapide et nous décidâmes de nous replier et de refermer le sas derrière nous.

Nous remontâmes en courant le plus vite possible, dépassant Karag le Furien, pénalisé par son inhabitude du terrain. Je dois avouer que si nous étions prêts à refermer le sas juste derrière lui et à le couvrir, pas l’un de nous n’aurait osé rebrousser chemin. Mais mon compagnon prouva qu’il avait vraiment beaucoup de muscle pour compenser sa faible capacité crânienne et il arriva à repousser ses assaillants et à nous rejoindre de toute la puissance de ses jambes. Aazim referma aussitôt le sas, écrasant un bras déformé et tressaillant. Des cris hideux jaillirent de derrière la porte. Nous n’avions plus vu de pilleurs de corps depuis deux ans, mais ils étaient toujours là.

Nous revînmes à Khand où la population faisait grand bruit d leur rencontre avec les propriétaires de l’arachnopode. Nous décidâmes sagement de ne pas nous immiscer dans les affaires locales et nous troquâmes encore divers pièces obtenues dans la station de dessalement contre des denrées utiles. Notre récente rencontre avec les pilleurs de corps me firent investir en priorité dans un cliqueteur de poing. L’encre allait être bientôt souvent sollicitée et je préférais m’en remettre à la poudre pour chasser les loquedus encore vivants qui me chercherait trop de noises plutôt que de gaspiller de l’encre.

 De retour à la colonie, Scarface fut agréablement surpris de notre réussite et de nos achats (il l’aurait été beaucoup moins si il avait eu connaissance de la réputation que mes camarades lui ont fait à Khand). Seule ombre au tableau, l’expédition partie chercher de l’eau avait rencontré quelques ennuis.

Composée initialement de Joey, Nosense frère de Lojo l’horticulteur, Norgal, Funky et Janah, seul Nosense était revenu. Selon lui, l’équipe c’était divisée pour couvrir un plus vaste territoire d’exploration. Une stratégie des plus stupides puisque faire cinq groupes de un est vraiment la meilleure façon de s’attirer des ennuis. Revenu au point de rendez vous, Nosense s’était retrouvé seul, et au bout de quelques temps d’attente, il était reparti à la colonie quérir des secours.

Il n’y aurait pas eu Joey, notre spécialiste de la chasse et de la survie, je crois que Scarface n’aurait pas bougé le petit doigt. Mais les faits étaient là, Joey était capital à la bonne marche de la colonie et c’est ainsi que notre expédition partit vers la région des Serres proche l’Orbite du Jakaloo.

Après quelques jours de marche, traversant les restes des serres silicates, nous arrivons à l’endroit où l’expédition précédente devait se donner rendez vous. Inutile de dire qu’il n’y avait personne à l’horizon. Joey étant la seule vraie raison de cette mission de sauvetage, nous suivîmes ses traces, guidés par Jolloh.

Aazim et moi en profitâmes pour récupérer quelques bulbes de fleurs de charbon, des plantes comestibles précieuses car ne nécessitant que peu d’eau, mais très sensibles au froid. Peu avant d’établir un campement, nous rencontrâmes un corps sur la route. Il s’agissait d’une Ohgr ! et en plus elle avait des vertèbres de fer ! Nous décidâmes (après quelques vifs échanges) de la garder parmi nous et de la réchauffer, l’animal étant transit de froid. Une fois rétablie, nous pûmes entrer en contact grâce à certains mots commun de la langue Ohgr et Silicate. L’aide d’Aazim fut aussi précieuse pour glaner des renseignements utiles.

L’Ohgr avait été bannie de sa tribu depuis cinq lunes à cause du parasite qui venait de mourir en elle. Je ne m’en ouvris pas à mes compagnons, mais cela correspondait à notre escapade dans les entrailles de la station de dessalement. Nous apprîmes également qu’un grand nombre de Bleeks avaient élu domicile non loin de là.

Le lendemain nous arrivâmes près des entrepôts de stockage de machines agricoles qui était occupé par les Bleeks. Ils étaient aux moins six et accompagnés de deux Furiens. De plus ils semblaient tous puissamment armés. Nosense se porta volontaire pour aller les voir et discuter tandis que nous restions en renforts.

Quand il revint, il affirma n’avoir vu aucun membre de son expédition et que le chef du groupe nous avait offert deux jours sur leur territoire pour que nous puissions continuer nos recherches. Nous rebroussâmes donc chemin mais il fut décider que l’un d’entre nous reviendrais discrètement cette nuit pour vérifier que nos compatriotes n’étaient pas dans un autre entrepôt et je fus désigné volontaire.

Je m’approchais le plus possible et utilisais l’encre pour me rendre invisible. Le groupe de Bleeks et ses Furiens étaient sur le départ, chargeant leurs deux Wagyls. Ils finirent par sortir deux personnes ligotées et à les installer sans ménagement sur les bêtes. Je reconnus immédiatement Funky et Jallah. Ne pouvant pas faire grand-chose seul, je parvins néanmoins à blesser l’un des Wagyls puis je retournai à notre campement en courant le plus vite possible.

Une fois l’alerte donnée, nous nous mîmes en route. Nous avons fini par rattraper nos proies tandis qu’elles s’installaient dans un village abandonné pour y passer la journée. Jolloh, l’Ohgr et moi nous nous infiltrâmes dans le village pour espionner tandis que Karag, Aazim et Nosens se reposaient en vu de l’assaut.

Notant que deux de nos adversaires inspectaient le village, nous décidâmes de les éliminer par surprise. Cela fonctionna presque mais le boucan de leurs cliqueteurs attirèrent leurs alliés trop vite à notre goût. Après en avoir fini avec nos adversaires, Jolloh et moi nous nous cachâmes dans les trous creusés par les pilleurs de corps quand ils attaquèrent le village. Malheureusement pour nous, nos ennemis nous repérèrent et décidèrent de nous déloger à la dynamite. La situation pouvait donc être qualifiée de critique.

Pendant ce temps, nos propres alliés sonnaient la charge. Karag se ruait vers le village avec la toute puissance de ses jambes tandis qu’Aazim le couvrait de son lance harpon récemment acheté et réparé plantant grièvement un ennemi tandis que Nosense contournait le village pour les prendre à revers.

Dans mon trou, j’admis que la situation était grave, mais loin d’être désespérée (pour moi en tout cas). Je m’injectais une dose d’encre et me téléportait hors de ce guêpier. Réapparaissant sur le toit, j’eu tout le loisir de tirer dans la main du gredin qui allait envoyer son bâton de dynamite dans le trou où se terrait Jolloh, lui sauvant ainsi la mise. Me repliant à couvert, je décidai de jouer un petit tour à ma façon à mes adversaires. Je leur fis alors croire qu’un énorme pilleur de corps jaillissait de mon trou pour s’en prendre à eux.

C’est bien sûr à ce moment là que Karag se rua sur nos ennemis. Il fut prit dans le protocole et tandis que tous nos ennemis s’enfuyaient en hurlant, le Furien s’attaquait à l’illusion intangible bien que terrifiante. Il fini même par s’y épuiser et tomba inconscient de trouille. Je l’examinais brièvement, et ne voyant aucun signe d’inquiétude, je me précipitais vers le bâtiment principal. J’y trouvais Funky et Jallah, apparemment violentées et forcées, mais sans blessures graves. Elles furent sans doute à la fois ravies et désolées de me voir, mais il n’y avait que moi et elles étaient sauves grâce à moi.

Nous décidâmes de rentrer à la colonie. Pendant que je soignais les blessés (utilisant discrètement l’encre pour une efficacité accrue), Funky et Jallah nous expliquèrent la trahison de Nosense (qui s’était éclipsé pendant le combat) et la mort de Joey et de Norgal. C’était un coup dur pour la colonie, heureusement qu’Aazim et moi avions la bonne idée de récupérer quelques fleurs de charbon. De plus le pactole des fuyards nous offrait quelques occasions de nous réjouir, notamment en armes et onguents et petit matériel d’exploration. Néanmoins c’est la mine déconfite que nous partîmes vers Boklan. Avant de me mettre en route, je m’éclipsais dans un coin sombre pour réunir mes dernières ressources et lancer un simulacre de combat contre notre bon ami Nosense. Je le regardais s’envoler vers sa cible avec un sourire satisfait. Si jamais il atteignait sa cible, cette dernière n’oublierait jamais Boklan, si elle survivait, tout comme Scarface ne pourrait jamais oublier les Silicates."

 

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Published by Arii Stef - dans JDR : Sable Rouge
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