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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 16:33

Voici un compte rendu de notre quatrième partie de Jorune. Mullin 3498. Le récit est bâti par une juxtaposition de témoignage de personnages rencontrés par les PJs.

 

Participèrent à cette aventure :

Sergent Boshmey Moore, dit "le Bosh" : ce boccord impressionnant a officié chez les daijics, cette police qui traque l’utilisation illégale de l’Isho. Ardothien, il est issu d’une bonne famille commerçante du quartier résidentiel de Sharben

Ysmir le grand : ce muadra est un caji fils de caji fils de caji. Issu du quartier chic de Tocour, il n’a pas connu l’existence misérable de nombre de ses congénères. Bien habillé, il porte fièrement sa challisk et privilégie les dyshas utilitaires ou de neutralisation.

Eredan Maldovian : Cet humain du quartier de Sharben a rarement quitté Ardoth où il officie comme ménestrel ou écrivain public. Ces amis qui l’apprécient pour sa connaissance de la vie nocturne ne comprennent toujours pas pourquoi il est devenu tauther.

Rurgan : ce bronth vient de la région de Loobreh aux confins du trou du cul de Dobre. Son origine sauvage lui a fermé les portes de l’armée de Dobre, c’est donc en Burdoth qu’il fit carrière. Le statut de Drenn lui semble maintenant indispensable pour avancer. Avec son armure de maille, son épée à 2 mains et ses 220 kgs, il n’a pas besoin de s’énerver pour impressionner ses interlocuteurs.

 

« Le chef de guerre de la tribu, Djoga, m’a demandé de conduire des gars de Burdoth qui cherchent à se rendre sur l’aérolithe des scarmis. D’après Djoga, les lumières bizarres de ces derniers jours viennent de là. Moi je dis : les parents de mes parents n’ont jamais rien vu de bizarre sur c’t’aérolithe, je vois pas pourquoi ça viendrait de là. Par contre, ça doit être un coup des shantas. Toujours est’y que j’étais bien content de pas participer à la prochaine baston avec les soldats de Korrid et d’aller courir la montagne !

Quand on m’a parlé de gars de Burdoth, je me suis tout de suite dit que j’allais voir des humains en armure déflectrice et armes lasers. J’ai été un peu estomaqué quand on m’a présenté un humain juste armé de couteaux, un woffen à l’odeur particulière et un muadra plutôt équipé pour aller au palais de cette salope de Wensou que pour se balader d’adret en ubac.

Bon me voilà parti pour l’aérolithe avec ces Pingoulous (NDT : expression héridothienne inconnue) et on approche de la terre volante par une petite vallée, quand, soudain, des gars déboulent de l’amont en courrant comme si i’z’allaient à la fosse d’aisance après avoir manger du fromage de thombo de la tribu des Clinbergs. C’étaient aussi des burdothiens et apparemment i’connaissaient mes pingoulous et i’zétaient tout aussi bizarres. Y avaient un boccord, un crugar, un bronth et quand même un homme. Quelle bande de Facoupètes (NDT : expression de la région appliquée aux bergers qui passent trop de temps dans les alpages et sont obligés de se soulager avec leurs animaux) !

 

V’là ti’pas qu’ils affirment que des cleashs les poursuivent. Moi je dis, « y a jamais eu de cleashs dans le pays, et y en aura jamais » et eux qui me répondent « t’as qu’à rester là et tu les verras, connard ». Ils sont pas polis les gcleashens de Burdoth ! C’est là que je vois des sortes de scarmis avec un corps plus gros, une plus grosse tête et avec des arbalètes itou… Pouyou, des cleashs ! Je me carapate avec les gars de Burdoth. Ils veulent rejoindre la vallée pour le champ de bataille d’y a quinze jours, allez savoir pourquoi, mais je leur dis qu’iz’ont la tête qui fuit comme la vessie d’un vieux talmaron : dans la vallée, y a les soldats de Korrid qui abattent les montagnards. Je finis par les convaincre de s’installer sur un point haut et dégagé pour pouvoir tirer les cleashs comme au tir au beagre. Je leur trouve une citadelle qu’on dirait qu’elle a été faite exprès pour butter des insectes qu’issont trop gros pour être normaux.

 

Apparemment un cleash, c’est plus malin qu’un scarmi. V’là ti pas qu’iz’attendent la nuit pour nous bombarder avec leurs capsules explosives. Y a deux des burdothiens qui essaient de leur balancer des bazars mais comme ça marchent pas, on se carapatent de l’autre côté. Dans le premier bois qu’on traverse nous attendent des scarmis agressives. On les évite, elles nous suivent. Pis tout d’un cas, elle sont vachement amitieuses, et se sauvent avec nous ! Y a pas que les lumières qui sont bizarres ! On finit par arrivée dans la vallée, c’est là que je quitte les burdothiens. Ils vont prendre un warp qui me disent. »

 

Témoignage de Kribon de la tribu Felton des monts Yucids (Héridoth)  

 

 

« Une fois parvenu au champ de bataille que nous avions quitté tant de jours auparavant, nous repérâmes l’endroit où nous étions arrivés et déclenchâmes le cristal blanc. A l’autre bout du warp apparurent des prairies qui ressemblaient fort peu à la forêt de Glounda que nous comptions atteindre. N’ayant aucune envie de rester en Heridoth, nous empruntâmes malgré tout le warp. Nous nous retrouvâmes dans des prairies fort peu cultivées à proximité d’un port abandonnée. Les seules cultures que nous traversâmes étaient des plantations de shirm eh et la ville que mes comparses reconnurent pour être la cité héridothienne abandonnée de Mairamin abritait dans son port en ruine deux navires.

 

ramian1Nous escaladâmes une falaise qui nous donnait une vue imprenable sur le port. Nous déchiffrâmes les couleurs arborées par les navires : Koistra pour l’un, inconnu pour l’autre. Eredan, le sympathique ardothien humain, s’approcha discrètement des quais et aperçut dans l’embarcation inconnue 2 ramians. Nous décidâmes afin de rejoindre notre cité aimée d’emprunter Eshellu l’ancienne route qui relie Ardoth au royaume d’Héridoth avec la ferme intention de prévenir les autorités quant à l’étrange trafic se déroulant dans la cité abandonnée. Nous ne rencontrâmes aucune âme jusqu’à la frontière où des gardes frontières Héridothiens nous soutirèrent quelques yules. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous retrouvâmes Burdoth et ses auberges accueillantes.

 

En quelques jours, nous parvînmes à Ardoth où j’abandonnai mes comparses afin de relater au Conseiller de Temauntro mes aventures et rechercher les tauthers qui m’avaient lâchement abandonnés dans des sables mouvants de Glounda. »

 

Journal intime de Shawssi, crugar et tauther, fils de Shandarsh, Membre du Conseil d’Ardoth, représentant Temauntro.

 

   « J’étais sur une mission à la noix pour surveiller un kesht, candidat à l’élection du kimmit, kesht Trando. Ma klade devait être mandatée par le concurrent. En tant que Maître ès filature, c’était plutôt une mission de routine, les visiteurs dudit candidat ne cachant nullement leur soutien. J’étais donc en planque devant le domicile de ce Trando dans le quartier de Wolton quand se présenta un groupe de tauthers. Les tauthers sont tellement avides de signatures qu’ils n’hésitent pas à franchir les barrières de la loi pour satisfaire leurs employeurs, je pensai donc que c’était un bon filon pour ramener une histoire croustillante.

 

Lesdits tauthers n’arrêtaient pas se séparer et je dus faire appel à quelques apprentis pour organiser la filature. Parmi eux, un humain, fit le tour des endroits à la mode pour prendre des contacts, apparemment dans la haute. Le groupe rencontra d’ailleurs le lendemain le bras droit du Conseiller Woffen du Conseil d’Ardoth. Un muadra semble avoir des contacts auprès de l’ancien conseiller de la province de Sobayid.

 

Je les vis également se rendre à la banque Hudson dans le quartier financier dans la ville haute. La banque Hudson est un établissement de prêt, détenue par une famille de Boccord arrivée il ya tout juste une génération de Ros Crendor, ayant fait fortune dans la vente de livres religieux boccords. Les tauthers furent sortis manu militari et je vis Mme Hudson en personne les houspiller. Quelle ne fut pas ma surprise quand je les vis revenir se mettre en planque à l’entrée de la banque quelques heures après. Ils suivirent un boccord qui portait un sac à dos mais s’y prirent tellement comme des manches que celui-ci repéra l’humain et le prit au collet dans un magasin de luxe. Je n’entendis pas la teneur de la conversation, mais le boccord sortit, suivi par les 3 tauthers qui ne s’était pas fait repérer. Le boccord se rendit au quartier Moether Klade et rentra dans la klade Akon, une klade de tailleur de cristaux, majoritairement muadra. Le muadra essaya d’y pénétrer mais fut repoussé par un vigile corastin. Le boccord sortit de la klade sans son chargement, les tauthers le suivirent jusqu’au district de Duris. Je déteste ce district, les étrangers y sont tout de suite repéré, il y a que des peigne-culs là bas. Un des tauthers, un boccord, entra dans un bar où avait pénétré leur cible. Ca a l’air d’avoir mal tourné malgré l’intervention du tauther bronth et ils se dépêchèrent de quitter le quartier. Je suivis le bronth qui se perdit et fut encerclé par des gars du quartier armés. En bousculant ses agresseurs, il parvint à s’échapper et à rejoindre le quartier de Vintch où il fut aidé par des dyte punks de la bande des « tueurs de yords ». Manifestement, ils se connaissaient, j’ai sûrement à faire à des terroristes de haut vol qui préparent un coup contre le Dharsage ou à des espions de Dobre.

 

J’ai appris qu’ils allaient ce soir faire une conférence à la société de Danstead, je vais aller les suivre là bas. »

 

Carnet de note de Ferrand Clinton, membre de la klade Githerin, retrouvé mort en mission dans le quartier de Vintch

 

 

 

 

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Published by Arii Stef - dans JDR : Jorune
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