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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:41

L’assassin royal est une série de l’auteure américaine Robin Hobb qui est devenu un grand classique de la fantasy. En dehors cette caractéristique de classicisme, je ne connaissais rien d’autre de cette série de romans. Je me suis engagé dans la lecture de ces deux premiers tomes sans à priori aucun et sans idée préconçue.

Le personnage central de la série, FitzChevalerie,  a pour particularité d’être un bâtard de la famille royale des Loinvoyant. Ce statut le propulse à la cour  des sept duchés avec un statut en demi-teinte et lui ouvre la carrière secrète d’assassin au service du roi.

Avant toute chose, je dois dire que j’ai beaucoup aimé cette lecture : j’ai trouvé l’ambiance très immersive. Le rythme est assez lent, l’auteure s’attachant à la psychologie du personnage principal. La série démarre de l’enfance de Fitz à son arrivée à la cour et avance de façon très progressive, laissant le temps au lecteur de se familiariser avec les personnages, de comprendre leur rapport avec Fitz et surtout d’apprécier l’évolution des relations et de la position de Fitz à la cour. Généralement, j’abhorre les séries de roman qui traînaillent, mais là c’est bien fait et je me suis laisser prendre. Sans sexisme ou déterminisme, je sens bien que l’auteure est une femme, de par le souci et la façon de décrire les interrogations intérieures du personnage.

Parlons maintenant de ce qui fait aussi le plaisir des ambiances médiévales fantastiques et des romans de fantasy : l’univers.  Je dois bien avouer qu’il n’a rien de très original. Un royaume, les sept duchés, est composé … de sept duchés, que le roi a bien du mal à tenir uni. Une menace affreuse s’abat sur les provinces côtières : les pirates rouges pillent et ravagent les côtes dès le printemps venu. Leur attitude laisse très perplexe : ils emportent peu de butins, capturent des habitants pour les relâcher un peu plus tard, mais comble de l’horreur, ils sont dénués d’âmes et se comportent de façon violente et irrationnelle.

A la cour, le vieux roi semble inactif pendant que se déchirent ses deux fils, Royal et Vérité, issus de deux épouses différentes. Deux formes de magie apparaissent dans ses deux premiers tomes :

- le vif, une télépathie avec les animaux, mal vues  voire tabous, ses pratiquants étant réputés devenir des bêtes

- l’art, une télépathie très puissante et exigeante traditionnellement pratiquée par la famille royale

FitzChevalerie a bien entendu des prédispositions dans les deux sujets.

L’univers n’a à la lecture de ces deux premiers tomes rien de novateur ou d’excitant pour moi, mais il vaut le détour par la galerie de personnages, leur relation, leur ambiguïté…

Vous aimerez si vous appréciez :

- les séries au long cours

- des psychologies de personnage développées

- vous immerger dans un univers

- une certaine ambiguïté

Vous n’aimerez pas si vous appréciez :

- les romans rythmés où l’action prime

- les univers exotiques ou originaux

Inspi JdR : bof, bof, l'univers manque d'originalité AMHA pour être une source d'inspiration jeux de rôle 

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