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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 18:52
Ardoth
Ardoth

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce septième compte-rendu correspond à un scénario que je n'ai pas encore rédigé pour le blog.

Rapport de Varlon Fahrû à sa hiérarchie

Mon rapport concerne les tauthers qui avaient signalé le comportement louche du traître Devkor Kahill. Ils avaient disparu peu avant l’assassinat du Dharsage perpétré par les complices de ce traître.

3 semaines au trou

Ils ont été retrouvés à proximité de la ville de Glounda par un commando de Guerriers de l’Ombre. Comme ils transportaient tout un attirail d’armes terriennes, ils ont été arrêtés. Ils ont été longuement interrogés par le Capitaine Kran et les inventaires de Technologie Terrienne ont été vérifiés à Ardoth. Il est apparu que l’équipement que portaient les tauthers était soit inconnu des inventaires soit perdu depuis la Guerre des Armes Energétiques.

L’histoire servie par les tauthers pendant leur interrogatoire semblait donc vraie : ils ont ouvert un warp pour échapper aux troupes de Devkor Kahill qui les a menés en Drail. Sur place, ils ont découvert une ancienne colonie burdothienne dont ils ont confisqué les armes et une petite cache de Technologie Terrienne dans des ruines de l’époque coloniale. On peut regretter que les techniques d’interrogatoire plutôt musclées du Capitaine Kran aient quelque peu aliéné la sympathie de nos tauthers pour les Autorités du Royaume.

Une fois la véracité de leur récit établie, les tauthers ont été amenés à Ardoth. Comme la plupart d’entre eux en sont originaires et qu’ils ont quitté notre cité depuis plus de neuf mois (pour une mission au service du royaume dont ils se sont acquittés), ils ont été laissé libres de reprendre contact avec leur entourage avant d’être convoqués devant le Dharsage.

Retour à Ardoth et les surprises de l’absence

Les événements qui ont secoué notre capitale ne les ont pas épargnés. La vague d'assassinats ciblés et la révolte d'une partie des muadras qui a frappé Ardoth après l'assassinat de notre souverain a touché leur environnement proche.

L’un d’entre eux est Sorn Getrin, le fils de Yon et Amanda Getrin qui ont payé de leur vie leur refus de céder leur Centre de Purge aux rebelles. Sorn a appris que Gian Lato l'élève préféré de son père et aujourd'hui en fuite avait mené l'offensive pour les rebelles. Le bronth Brakan a retrouvé le temple qu’il dirige incendié, événement qui a eu lieu après la Révolte et attribué à un groupe d’extrémistes humains. Les auteurs n’ont pas réellement été identifiés. L’iscin Max s’est retrouvé sans domicile, son appartement ayant été reloué par le propriétaire et ses affaires vendues aux enchères. Le thivin Suchen Bassonil, outre des difficultés habituelles avec son épouse acariâtre, a appris la ruine de sa famille et la session de la bijouterie de son père. Un groupe mafieux avec des complicités dans l’administration aurait fait une pression énorme sur son paternel pour qu’il cède son fonds de commerce à 10% de sa valeur. Je n’ai pas d’information concernant Afkor Verish et le woffen Soran.

Convocation chez le Dharsage

Notre Dharsage Khodre Dharmar a donc reçu les tauthers au Palais en présence de ses conseillers le Général Larry Malkach et le Kesht Killian Flaherty, de sa mère et de son conseiller muadra, ainsi que de ses frères et sœur. J’y étais également présent déguisé en domestique. Ils ont pu faire leur récit et il leur a été demandé de participer à une mission de localisation. Notre jeune Dharsage a laissé échapper des informations confidentielles mais a mené les débats. Brakan et Suchen ont parlé de leurs difficultés et des événements dont ils ont été victimes et ont demandé l’aide des autorités. Il leur a été fait de petits cadeaux de remerciements. Il a été convenu qu’ils viennent au palais tous les matins pour travailler avec les cartographes de l’armée.

Signalons que le Prince Jerdan a approché les tauthers afin qu’ils l’aident à quitter la Citadelle pour reprendre ses débauches nocturnes. Les tauthers ont fermement refusé de l’aider. Sa petite soeur Princesse Sabea n'a pas s'empêcher de montrer à Sorn Getrin qu'elle avait une certaine maîtrise de l'isho. Je signale également que les tauthers ont entendu une conversation au sujet des projets d’union du Dharsage et notamment sa forte opposition à un mariage avec la princesse jaspienne Karen Park.

Vie quotidienne

Outre leurs venues matinales au palais qui s’avèrent peu productives, nos tauthers ont poursuivi leurs petites affaires et repris contact avec leurs relations, notamment Kesht Anis Trando, représentant du kim du quartier de Wolton. Max a retrouvé un appartement. Suchen n’a pas tellement avancé à part avoir menacé le gérant de l’ex-magasin de son père. Il a échappé de peu à un passage à tabac par le videur Corastin. Je signale que l’enquête promise sur cette cession de commerce apparemment frauduleuse n’a même pas démarré contrairement à la promesse faite au thivin. Brakan a fait le tour de ses sympathisants et confrères et a commencé à lever des fonds. Je signale également que l’aide à la reconstruction du temple, promise lors de l’entrevue avec le Dharsage n’a pas été apportée. De son côté, Sorn Getrin s’est retrouvé propulsé à la tête du Centre de Purge de ses parents.

Un étrange rendez vous

Les tauthers ont reçu un message d’un certain kesht Tran leur donnant rendez-vous dans un restaurant réputé du quartier d’Ald pour discuter affaire. Les tauthers ont vérifié : il n’y a aucune trace aux halls des drenns d’un kesht de ce nom. Méfiants, ils m’ont fait prévenir par mon père, mais le message m’arriva trop tard, je ne pus envoyer qu’un mouchard. Les tauthers se rendirent au rendez-vous à la nuit tombée. Ils sont tombés sur une patrouille de la ligue de justice qui ne les a pas trop embêté. Au restaurant quasiment vide à cause de l’insécurité nocturne, ils rencontrent un boccord qui arbore une fausse challisk. Celui-ci leur a proposé de monter ensemble une expédition pour récupérer les armes terriennes qu’ils ont trouvées. Il dispose de contacts pour les revendre discrètement en toute illégalité. Les tauthers l’ont envoyé paître. Alors qu’ils rentrient chez eux, ils tombèrent sur une nouvelle patrouille de la ligue de justice et cette fois, ça se passe mal ! Les armes et les dyshas sortirent. Suchen fut gravement blessé mais évacué par Brakan. Max fut laissé pour mort. Trois assaillants sont également retrouvés sur le carreau. Mon mouchard a emmené Max à la clinique de luxe « Le Cristal Vert » où il se remet encore de ses blessures.

Boycott et rencontre

Nos tauthers furieux de leur mésaventure ont exprimé leur mécontentement au palais et décidé de boycotter la séance de ce matin. Le maître cartographe n’a pas trouvé mieux que de les faire suivre. Les tauthers les ont semés en passant par le quartier interlope de Bas Manser.

De son côté, Max a reçu la visite de la woffen Boza Henkel qui dirige les yords du quartier de Wolton. Officiellement, elle est venue prendre sa plainte. D’après mes informations, cette amie de Kessht Anis Trando a demandé aux tauthers s’ils pouvaient surveiller le chef des ligues de justice du quartier, John Oldham.

En conclusion, vous vous plaignez du manque de coopération des tauthers mais plusieurs maladresses ont été commises vis-à-vis d’eux. Leur détention ne les a pas mis dans les meilleures dispositions. Leurs demandes d’assistance ont simplement été transmises au bureau du Chell (maire) qui a d’autres pibbers à fouetter. Elles sont donc aujourd’hui lettre morte. Par ailleurs, aucune signature supplémentaire n’est venue orner leur challisk.
Par ailleurs, la situation de notre capitale les indispose et notamment le choix de la nouvelle Chell (maire), Petra Dorna, de confier le maintien de l’ordre nocturne aux ligues de justice. Je sais que cette décision permet de doubler l’effectif des yords pour un coût réduit, mais les exactions commises par ces ligues notamment contre les non-humains risquent de jeter dans les bras de mouvements rebelles la population non humaine d’Ardoth.

Flashback d’Afkor
Arrivé à Ardoth avec ses compagnons d’aventure, Afkor Verish est rentré chez lui sans se poser de questions. Il n’a pas remarqué l’ambiance bizarre de la ville, il n’a pas remarqué les fleurs devant le Centre de Purge de Wolton qu’il a fréquenté dans sa jeunesse, il n’a pas remarqué le regard torve de sa voisine, la vieille Aran Hout. Il est entré dans sa maison, content de retrouver ses pénates, avec une bourse bien pleine et une réception à venir chez le Dharsage. Il avait tout de même un peu d’appréhension quant à l’accueil de son épouse. Il avait quitté le domicile avec une condamnation aux galères. La serrure n’a pas été changée : les choses s’annonçaient bien. Le rez de chaussée était silencieux. Afkor monta donc les escaliers et il perçut alors un bruit caractéristique : celui du sommier conjugal soumis à un va-et-vient frénétique. Afkor conçut alors la réflexion intérieure suivante : « Ah la Salope ! ». Certainement à cause de sa colère, la montée jusqu’à la chambre s’avèra laborieuse et quand il entra, il eut à peine le temps d’apercevoir l’amant de sa femme lui faire un petit de signe de main en sautant par la fenêtre. Il le reconnut néanmoins, c’était Gian Lato, le chouchou du directeur du Centre de Purge, Caji Getrin. Afkor ignorait encore que ce muadra était devenu l’un des criminels les plus recherchés d’Ardoth et le meurtrier des parents de son compagnon d’aventure.

Sa chère et tendre était bien dans son lit, presque soulagée que ce ne soit « que » son époux. L’explication dura peu avant que les dyshas ne fusent. Afkor blessa son épouse qui l’emprisonna dans quatre anneaux d’Ebba. L’épouse se retrouvait maîtresse de son mari et elle s’empressa de lui faire savoir sa supériorité à bon coup de ceintures. Elle l’enferma ensuite dans la chambre d’enfants, désespérément vide malgré deux ans d’union. Afkor put apprendre au travers des engueulades que sa femme avait épousé la cause des rebelles. Le lendemain, l’épouse se fit plus câline et demanda pardon à son mari. Afin de briser une longue abstinence, Afkor fit semblant d’être conciliant. La perfide entendait le convertir au parti des suprématistes muadra. De nouveau enfermé, Afkor finit par casser la fenêtre, sauter dans la rue et rejoindre Sorn Getrin au Centre de Purge où il apprit tous les événements récents.

Sorn envoya des gros bras, enfin « mains de feu » serait une expression plus adéquate, s’emparer de la dame à son domicile. Elle avait mis les bouts. Afkor mit plusieurs jours pour en retrouver la trace, dans le quartier de Vintch, en compagnie des loubards du gang du « Trèfle Noir».

Flashback de Soran

Soran de retour à Ardoth fila au Shen. Un immeuble de woffens, habités par des woffens avec un shenter en bas pour se désaltérer, un brosseur de poils pour se faire une beauté et des compagnons pour parler Thowtis. A la porte de son appartement, des odeurs d’enfance assaillirent ses narines, celui du ahuur, cette mixture dont s’enduisent les chasseurs du patelin de Soran. Ah oui, boue du marais, herbes séchées et un zeste de crottin de farg : c’était bien du ahuur. Et ce tas odorant devant la porte de l’appartement, du ahuur encore. La porte était ouverte, Soran entra et découvrit sa petite sœur Liiza ronflant sur le canapé.

Elle était arrivée à Ardoth depuis plusieurs semaines, ne parlant pas un mot d’Entren. Elle passe la majorité de son temps entre le shenter et le marais au sud d’Ardoth où elle chasse beagres et dharmee. Soran se mit à lui enseigner quelques usages de la ville : pas d’ahuur devant la porte, une toilette quotidienne et des vêtements propres.

Pour recontacter le reste du groupe, Soran se rend d’abord à la boutique de Suchen et découvre avec stupéfaction qu’elle est tenue par un humain. A ses questions sur les précédents propriétaires, le boutiquier oppose son videur Corastin. Soran accompagnée de Liiza se rend chez le vendeur de vêtements thivin de l’autre côté de la rue. Celui-ci l’informe que la famille Bassonil a dû vendre : ils étaient ruinés.

Visites du jour : bonjour !

Alors que le reste du groupe est parti laisser un message à Varlon Fahrû afin de disposer d’informations sur Gian Lato, Afkor reçoit la visite d’un muadra bien vêtu, manifestement riche et peu craintif quant à sa sécurité. Afkor le reconnaît, il est sur de nombreuses affiches en ville, il s’agit d’Alan Gormin, le héros muadra qui s’est dressé contre la rébellion. Il était déjà représentant du Kim de Bazaar avant les événements et il est maintenant conseiller de la reine-mère. Il était venu voir Sorn Getrin, absent du Centre de Purge. Il s’est donc rendu chez son ami et compagnon d’aventure. Il explique qu’il serait bien venu de renouer avec les séances du matin avec le maître cartographe, qu’il en va de la Sécurité Nationale et de celle des muadras. Imaginons qu’un pays raciste comme Thantier dispose d’armes énergétiques ! Il est prêt à appuyer leurs demandes diverses et variées auprès de la reine-mère et à faire changer tout membre du conclave iscin qui ne leur plairait pas.

Le soir même, le groupe reçoit la visite d’un vieillard au Centre de Purge. C’est Varlon Fahru sous l’un de ses déguisements préférés. Il s’excuse de n’avoir pu les secourir dans leur discussion avec le trafiquant boccord et leur altercation avec les ligues de justice. Il leur dit que toutes les forces de sécurité ont Gian Lato dans leur viseur mais qu’il reste introuvable comme les autres leaders de la rébellion qui n’ont pas été tués dans les événements. Les services du Dharsage pensent soit qu’ils se réfugient à Vintch, soit qu’ils ont déjà quitté Burdoth. Vintch reste un grand quartier, très peuplé. Les recherches se sont concentrées sur Derrid, le secteur à isho autorisée, sans succès. Varlon les incite à coopérer avec les cartographes et leur promet une signature de leur choix.

On ne rigole pas avec le Général Malkach

Brakan, Suchen, Sorn et Afkor se rendent au palais du Dharsage. Le Maître Cartographe leur fait la morale, empreinte de menaces très explicites. Le Général Malkach débarque et trouve les mots (et les promesses) pour convaincre les tauthers de coopérer. Le Maître Cartographe est renvoyé à son laboratoire. La cache trouvée par les tauthers à Drail est vite localisée.

Les tauthers sortent du palais avec un objectif prioritaire en tête : localiser la femme d’Afkor pour accéder à Gian Lato. Afkor écrit une belle lettre d’amour à sa femme et se rend à Vintch. Il parvient à rentrer en contact avec un membre du gang du Trèfle Noir et à lui transmettre la lettre. Brakan active ses contacts sans succès. Suchen cherche à se faire passer pour un revendeur de cristaux et parvient à prendre contact avec un trafiquant. Suchen lui propose un bon prix mais à condition de le mettre en contact avec un ex-membre de la guilde des tailleurs de cristaux. Le trafiquant accepte et lui donne rendez-vous dans une taverne du Port Sud.

Disparitions

Le lendemain, Soran arrive affolé au Centre de Purge, sa sœur n’est pas revenue et a disparu. Les autres tauthers le regardent affligés : une enveloppe a été glissée le matin même sous la porte du Centre de Purge. Elle contient les photos (oui les photos !) de Max et de Liiza. Le boccord qu’ils ont rencontré leur propose un échange : la vie de Max et Liiza contre l’emplacement de la cache de Technologie terrienne.

Les tauthers décident de se rendre néanmoins au rendez-vous du palais puis au Port Sud. Le trafiquant est réglo, les cristaux sont nickels et il désigne son assistant comme un ancien membre de la rébellion. Celui-ci est effaré mais répond aux questions des tauthers. Le Gang du Trèfle Noir ? Ce ne sont que des opportunistes ayant rejoint la rébellion pour faire des links et participer à des bastons. Il ne les connaît pas bien. Gian Lato ? Comme tous les chefs de la rébellion, il négocie avec un boss de la pègre, Oyo Bentalion, pour se faire extrader sur Sillipus. Oui, oui, ce Oyo Bentalion qui possède une villa dans un des endroits les plus chers d’Ardoth : les coteaux de Rappenat qui surplombent la rivière Cryshell.

Chez Oyo Bentalion, on ne fait pas que du saucisson !

Les tauthers se rendent chez Rug Fahru afin d’obtenir de l’aide pour retrouver Liiza et Max. Ils passent par la berge opposée à celle de Rappenat et en profite pour observer laquelle est la villa d’Oyo Bentalion.
La villa surplombe la rivière d’une trentaine de mètres. Elle est entourée d’un jardin arboré dont certaines parties sont touffues. Les muadras du groupe aperçoivent des formes cachées dans ces sous bois. Surprise, un assaut est donné : ces formes sont apparemment des forces de police qui attaquent la villa. Les lumières rouges d’armes énergétiques fusent des DEUX côtés. Les tauthers décident de se rendre compte de la situation. Si Gian Lato est là-bas, ils veulent s’en saisir en premier.

Comme le personnage Jésus du conte pour enfants de l’ancienne Terre, Sorn traverse la Cryshell grâce à sa dysha « Marcher sur l’eau », mais le muadra bute sur l’escalade de la paroi. Les autres se ruent par voie de terre, traversent le pont et entrent dans le quartier chic de Rappenat. La rue qui donne sur la villa est bloquée : les ligues de justice empêchent les passants d’accéder. Soran , Brakan et Afkor entrent par effraction dans la villa voisine. Leurs jardins respectifs ne sont séparés que par une grille en fer forgé et ils observent la situation. L’assaut semble terminé mais les membres de la Ligue de Justice s'affairent : ils doivent rechercher Oyo Bentalion.

Les tauthers repèrent une entrée secondaire qui donne sur les sous-sols de la villa. Elle n’est gardée que par deux ligueurs. Ils les éliminent, rejoints par Sorn et entrent dans la villa. Soran repère une odeur d’ahuur : Liiza est dans le bâtiment ! Les tauthers « rangent » les corps des gardes dans une réserve et descendent un escalier qui mène vers une cave. Un dizaine de prisonniers dont Max et Liiza sont interrogés par 5 ligueurs. Le combat s’engage, les tauthers en sortent vainqueurs mais des renforts de ligueurs arrivent, accompagnés de journalistes ! Les tauthers cachent leurs armes ou les abandonnent et tentent de se faire passer pour des prisonniers. La ruse fonctionne et ils sortent de la villa accompagnés de Max et Liiza. Pour éviter les ligueurs, ils passent par la rivière, heureusement sans encombre.

Flashback Max
Max fut enlevé par la bande du mafieux Oyo Bentalion alors qu’il se « prélassait » dans son lit de l’Enclep (clinique muadra) de luxe où il se remettait de ses blessures. Il a été confiné dans une cellule et interrogé par les diyordas (malfrats) sur l’emplacement de la cache de technologie terrienne. A part qu’elle se trouvait sur Drail (un continent), il n’a rien lâché. En cellule, il a fait la connaissance d’une certaine prisonnière, Miranda, qui n’eut pas la « chance » d’être torturée.
Après la libération des prisonniers, chacun est retourné dans ses pénates, excepté Max qui accompagna Brakan au Shen.

Retour de la femme infidèle
Afkor en arrivant à son domicile trouva la porte d’entrée non verrouillé. Son épouse était de retour, lui préparant son plat préféré, ragoût de jarret de thombo et sa purée de durlig. Afkor montra son mécontentement en refusant le plat. Mais sa femme se fit câline et Afkor ne put résister à ses pulsions masculines. L’épouse semblait vouloir s’amender mais évitait soigneusement de parler de son escapade.

Les thivins s’organisent
Dans le quartier thivin extramuros de Dych, Suchen apprend que les familles thivins spoliés ont pris un avocat pour casser les actes de vente qu’ils ont dû signer sous la contrainte.
Inspection du Centre de Purge
Sorn arriva au centre de purge alors qu’une escouade de la Ligue de Justice y fouillait sous les yeux pleins de colère des jeunes. Il s’avéra finalement qu’un maître de justice vérifiait les nouvelles normes d’hygiène et de sécurité votées la veille au Conseil des Kim d’Ardoth. Il était accompagné par John Oldham, le patron des ligues de justice de Wolton. Le maître de justice releva 17 infractions valant à Sorn 170 gemlinks d’amende. Il paya de sa propre cassette. John Oldham lui demanda alors l’origine des fonds, tout paiement en cristaux supérieur à 150 gemlinks devant (selon une ordonnance du Chell vieille de deux jours) donner lieu à une justification de l’origine des fonds. Sorn bien que très énervé sembla calme quand il effleura le boss de la Ligue. Malheureusement, Oldham résista à la dysha et la main de Sorn irradiait d’isho verte. Il reçut immédiatement un coup d’épée qui le mit dans le coma. Ses élèves se rebellèrent, un d’eux fut abattu d’un carreau en pleine tête sur le champ, calmant les autres.

Visite d’Awa
Alors que Max déverrouillait la protection raciale du pistolet laser récupéré à la ville de Bentalion, Brakan reçut la visite d’une dame bronth bien habillée se présentant comme Awa Moron-Ghor, commerçante. Une fois loin des oreilles indiscrètes, celle-ci lui demanda quelles étaient ses relations avec son excellence Duhur Gooli, le représentant du Dobre au Conseil d’Ardoth. Brakan ne le connaissait que via son secrétaire Baloo Bahar et ses dons occasionnels à la Voie d’Iscin. Awa qui apparemment travaille pour son pays le soupçonne d’étranges relations et d’avoir eu un lien avec la rébellion muadra. Elle lui lâche que son temple a été incendié par la Milice sur l’ordre de l’oncle du Dharsage, Anton Mincarra.

Enquête sur la Ligue de Justice
Le lendemain, Sorn se réveille chez les yords en partie soigné. Le capitaine des yords, la woffen Boza Henkel, l’enjoint à porter plainte contre la Ligue et recueille son témoignage. Elle le raccompagne au Centre de Purge où la communauté muadra est en effervescence.
Max, Sorn et Soran se rendent au siège de la ligue de Wolton, un ancien théâtre à proximité du siège local des yords (police régulière) et du bâtiment du kim (conseil de quartier). Deux gardes somnolent devant un bâtiment fermé. Max se plaint d’avoir été agressé par des « poilus ». Les gardes lui répondent que la Ligue n’ouvre que le soir et l’enjoignent à rejoindre les rangs de la Ligue. Max n’apprend rien de nouveau sur John Oldham à part qu’il résiderait hors de Wolton dans un quartier populaire.

Passage à la Citadelle
Brakan, Suchen et Afkor passent au palais du Dharsage pour rencontrer le Général Larry Malkach. Ils le trouvent au hall des drenns en train de faire signer leurs plaques. Ils échangent sur la situation. Il informe Suchen que les sociétés qui détiennent la bijouterie de son père mènent à Morris Kaven, un commerçant de la Citadelle (connu pour ses liens avec un parrain de la pègre appelé le Thike). Sur le retour, Suchen passe devant le magasin de Morris Kaven, un commerce d’habits officiels.

Festin à Dych
Suchen de retour à Dych décide de soigner ses relations dans le quartier. A la stupéfaction de son épouse, il organise un buffet. Alors que Max le rejoint, un groupe d’humains armés s’introduit dans le quartier et demande Ghilan-Got, le thivin qui pilote l’action en justice. Un gamin du quartier leur propose de les mener au vieux marchands et les conduit au bord d’un flanc à pic de la colline. La population du quartier se rassemble et lance des pierres sur les intrus qui se voient obligés de fuir par le versant pentu. L’un des humains est capturé et interrogé par le grand Padok du quartier. Suchen donne ensuite son banquet comme prévu.
Pendant ce temps-là, Brakan fait une tournée des mécontents des exactions de la Ligue de Justice et leur propose de se réunir dans son temple. Afkor enquête chez les ennemis potentiels de la Ligue de Justice pour avoir des renseignements sur John Oldham. Il apprend qu’il réside à la citadelle. Les tauthers rejoignent Dych avant la tombée de la nuit.

Visite de Bahar
Le lendemain, chacun récupère de la fête thivin. Brakan reçoit la visite de Baloo Bahar, le secrétaire de Duhur Gooli. Il lui dit que son maître a des informations fiables sur l’implication d’Anton Mincarra dans l’incendie de son temple. Il lui lâche également que la famille jaspienne des Park soutient financièrement les rebelles muadras. Il cache d’ailleurs Gian Lato au Shen dans l’ancienne ambassade jaspienne. Les tauthers en l’absence de Sorn qui préfère ne pas sortir la nuit décident de s’introduire dans l’ancienne ambassade.

Attaque de l’ambassade
Cette opération se revèle un fiasco. Le groupe parvient à entrer incognito dans le bâtiment mais Brakan et Soran tombent sur Karen Park, une des prétendantes du Dharsage. Elle ameute les gardes. Les tauthers sont contraints de tailler du garde pour assurer leur fuite. Le lendemain, la presse et les crieurs de rue relaient l’information de l’attaque terroriste de l’ambassade jaspienne par des bronths et des woffens fanatiquement anti-humains.

Réunion au sommet
Brakan prépare sa réunion de mécontents qui se concluent par la décision d’organiser une grande manifestation contre les ligues de justice.

Pressions chez les muadras
De son côté, Sorn est confronté à la pression des muadras de son quartier pour « faire quelquechose ». Les idées vont de la manifestation pacifique au meurtre d’humains en représaille.

Secrète rencontre
Les tauthers ont été invités à participer à une rencontre discrète. Le Général Malkach et le chef de la garde d’Ardoth figurent parmi les participants. Ces conjurés semblent vouloir rétablir l’ordre à Ardoth et s’interrogent sur la meilleure façon de faire cesser les agissements des ligues de justice. Entre actions illégales, confrontation du jeune Dharsage ou actions légales pour destituer la Chell (Mairesse) d’Ardoth, les puissants hommes hésitent et demandent leur avis aux tauthers.

La Manif
Les tauthers ont en tête la manifestation du lendemain organisée par Brakan. Ils craignent les débordements à la fois côté muadra et côté ligue de justice. Afkor laisse traîner ses oreilles dans les quartiers sud et apprend en effet que plusieurs groupes envisagent de profiter de la foule pour « cramer de l’humain ». Soran et Max suivent dans la nuit John Oldham le chef des Ligues de justice dans le quartier de Wolton. La filature les mène dans une auberge du quartier de Lola où convergent de nombreux responsables des ligues de justice puis dans la Citadelle où John Oldham réside avec son épouse et ses deux enfants.
La manifestation a lieu le lendemain ; elle réunit un grand nombre d’ardothiens. Soran, Sorn et Afkor s’infiltrent dans les manifestants pour surveiller d’éventuels débordements et provocations. Ils sont vite mis à contribution : des muadras lancent des dyshas depuis la foule et des ligueurs cherchent à créer des mouvements de panique en tirant à l’arbalète dans la foule. Les tauthers parviennent à juguler les délinquants muadras et à faire fuir les ligueurs, non sans compter de graves blessures dans leurs rangs. Brakan peut faire un discours au pied de la Citadelle : le discours est remarqué mais la manifestation est surtout un succès par son ampleur.

L’appel du Sang
Les tauthers décident de passer à l’action le lendemain. Ils interceptent John Oldham alors que celui-ci se rend à son domicile. Après un bref combat, ils lui promettent la vie sauve s’il se rend et il l’emmène dans une carriole dans le quartier mal famé du Bas Manser. Ils trouvent une gargote de nuit fermée qui accepte de les recevoir. Ils interrogent le chef de la Ligue. Ils apprennent peu et décident d’exécuter leur prisonnier. Ils jettent son corps dans la faille de Bas Manser et s’en retournent à leurs occupations.

Les tauthers honorent un rendez vous qu'ils avaient avec Boza Henkel, la chef woffend es yords du quartier de Wolton. Ils lui font comprendre qu'elle n'aura plus à se préoccuper de John Oldham. Elle est furieuse de les voir utiliser les mêmes armes que les ligues de justice et s'aliènent définitivement sa sympathie.

Suchen décide d’acheter un journal « L’écho de la Citadelle ». Dès la conférence de rédaction du soir, il apprend que le corps d’Oldham a été trouvé par les yords.

Décision stratégique
Les tauthers sont conviés à une nouvelle réunion de "conspiration" avec le général Malkach et le chef de la garde d'Ardoth. Les deux leaders ont décidé de tenter de convaincre le Dharsage de destituer la Chell. Sans le concours de Kesht Killian Flaherty, l'autre conseiller du Dharsage, la tâche risque de s'avérer impossible. Or justement, le Général a appris que l'ancien Iscin cherche à entrer en contact avec les tauthers. L'obsession actuelle de Flaherty est de promouvoir sa "pouliche", Karen Park la jaspienne, auprès du jeune dharsage. Le général a la sienne, une fille d'une grande famille ardothienne et la Chell Petra Derna promeut une princesse venant de la cité lointaine de Vamdree. C'est cette dernière qui a pour l'instant les faveurs de Khodre Dharmar, le Dharsage.

Les soirées du conseiller sont bien huppées
Le lendemain, les tauthers sont en effet conviés à un cocktail pour les remercier de leurs renseignements qui ont permis de localiser la cache de technologie terrienne sur Drail. L'ambiance à cette réception est étrange : si les tauthers sont bien les hôtes d'honneur et que leurs mérites sont vantés, il flotte un parfum de suspicion et de guet apens. Afkor remarque d'ailleurs qu'une femme se dérobe aux regards derrière une tenture. Le conseiller les appâte avec des promesses de signatures (dont certaines se réalisent) puis une fois en petit comité, les masques tombent. Restent Killian Flaherty, Anton Mincarra (chef de la milice et tonton du Dharsage) et Karen Park (la prétendante jaspienne) cachée jusqu' alors. Flaherty accuse les tauthers de travailler pour le Dobre et d'œuvrer contre ses intérêts. N'ont ils pas tenté d'assassiner Karen ? N'ont ils pas rencontré les espions du Dobre ? N'ont ils mis une mauvaise volonté manifeste à coopérer ?
Les tauthers assument et expliquent les raisons de leurs actions. Brakan fait part des suspicions qui pèsent sur la milice quant à l'incendie de son temple. Ils replacent le débat sur les problèmes des ligues de justice.
La discussion est marquée par l'aveu d'Anton qu'il est le responsable de l'incendie (une regrettable erreur apparemment ) . Flaherty affirme que sa priorité est le mariage royal et l'alliance avec Jasp. Malgré la tension, l'entrevue se conclue par des promesses réciproques : Flaherty doit appuyer la demande de destitution de Petra Derna tandis que Suchen s'engage à mener une campagne de diffamation sur la princesse de Vamdree.

Le journalisme n'est pas un métier de tout repos
Il reste une journée et demie avant la réunion entre le Dharsage et ses conseillers.
Le thivin cherche à rencontrer les deux prétendantes. Evidemment Karen Park est interrogée rapidement, mais le journaliste qui travaille pour Suchen a quelques difficultés à la rendre sympathique. L'entourage de la princesse de Vamdree outre leur accent étrange se révèle peu commode à manœuvrer et il est impossible de la rencontrer. Il faudra faire avec les ragots. L'édition du soir sort. Suchen est satisfait du résultat. Il repère deux groupes qui le surveillent : des ligueurs et des vamdriens. Il fuit des locaux par les toits et se réfugie dans un hôtel de luxe de la Citadelle. Il est vendu par le veilleur de nuit et les vamdriens s'emparent de lui alors qu'il dort dans sa chambre. Il est torturé toute la nuit par les sbires de la princesse et sera laissé pour mort. Son corps est jeté dans la faille, là où on se débarrasse de ceux qu'on ne veut pas que l'on retrouve. Les vamdriens ignoraient apparemment l'incroyable capacité de résistance des thivins et Suchen se réveille le lendemain au milieu d'os et de cadavres pourrissants.

Le Baroud d'honneur de la Ligue
Brakan, Soran et Afkor entendent parler d'un grand rassemblement des ligues de justice pour faire la peau de leurs ennemis. Les tauthers décident de rassembler muadras de Wolton et non humains au Shen qu'ils barricadent pour la nuit. L'épouse d'Afkor parvient à convaincre les muadras du centre de purge de Wolton de se réfugier au Shen.
Alors que la nuit tombe, une manifestation favorable à la Ligue se réunit aux Bassins, le parc situé en contrebas du Shen.
La foule scande des slogans hostiles en se dirigeant vers un accès du Shen. Des ligueurs prêts à l'attaque sont repérés dans un quartier adjacent. Soran se positionne à l'entrée du Shen face aux manifestants et tente de réfréner les défenseurs du quartier qui veulent se battre. Afkor monte sur un toit en face des ligueurs pour en découdre avec les vrais assaillants. Brakan quitte le Shen pour s'infiltrer derrière les ligueurs.

La bataille du Shen
Soran ne parviendra à empêcher les manifestants et les défenseurs du Shen d'en découdre et participera aux combats.
Afkor sera percé de plusieurs coups de lasers et tombera du toit. Il n'aura la vie sauve que grâce à la diligence de sa femme qu' il le fera soigner par des muadras.
Brakan d'une discrétion absolue et peu commune tombera par hasard sur le boss des ligues de justice en train de donner ses ordres. Il l'abattra d'un coup de laser. Il sera à son tour abattu par des ligueurs. Il échappera à la mort en la feignant et en se réfugiant chez une vieille humaine. La mort du boss désorganisera complètement l'assaut des ligues.
Le lendemain, Petra Derna est destituée, les ligues sont démantelées et ses principaux chefs arrêtés.

Drenn avant son nom, ça sonne bien !
Les tauthers partent rapidement à la chasse aux signatures sur leur Challisk et la chasse est plutôt bonne. Ils décident de se présenter à l'examen du hall des drenns. Suchen et Brakan obtiennent le statut de Drenn. Afkor devra attendre un deuxième examen 3 mois plus tard pour obtenir la citoyenneté. Soran écœuré d'avoir été éconduit rejoint Miedrinth et devient Jungle Runner.

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Published by Arii Stef - dans JDR : Jorune
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