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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 16:40

Je réunis mes compte-rendus de parties d'une campagne de Jorune que j'ai menée de 2013 à 2015. Plutôt que de les segmenter par séance, je les ai réunis par scénario. Ce cinquième compte-rendu correspond au scénario "la chambre des hibernants"

Mémoire de Sho-nara-Shal, ellishondi Ca-Shal

J’ai parcouru Shocaudal à la recherche des sites des Elip Ston. Les terres ont changé depuis ma naissance, ma vie et ma mise en hibernation et le Sho-sen également. Je ne parvenais pas à trouver le site Ur-Dora-Kan et j’ai décidé de trouver l’Ellishondi Sen-Hari-Den dont le boc-rod se trouve dans la grande cité Newan-tahul des Ca-Du.

Les Ca-du m’ont rejeté comme les autres shantas, me disant que mon temps n’était pas venu et que ma présence n’était pas dans le cours des choses. Je découvris avec surprise que ces shantas avaient confié à ces grands hooman appelés boccords la garde et l’entretien de certains de leurs sites. J’ai donc contacté ses Hooman que j’avais rencontrés en pays Ca-Tra. Par chance, ils ont répondu à mon appel et ils se trouvaient à proximité de Newan-Tahul, sur les rives du lac Dau-uh-Dey. Dans mon existence précédente, ce lac était une mer aux flots turquoise Dau-denea.

Mes pérégrinations m’ont permis de maîtriser le langage lourdaud et grossier des Hooman, appelé Entren. Je demandais donc à ses Hooman qui avaient accepté de m’aider de trouver la chambre de ceux qui sommeillent et le boc-rod de Sen-Hari-Den. Pour leur permettre de réussir cette prouesse, je leur donnai un sarceen à remettre à Sen-Hari-den et un texte d’ouverture avec un screeper pour le lire.

Ces Hooman étaient cinq :
- deux petits Hooman, ceux qui ressentent le Sho-sen mais ne le maîtrisent que partiellement comme un enfant shanta. ces deux « muadras » tels qu’ils se désignent eux même se nomment Afkor et Sorn,
- une de ces grandes Hooman appellée Jhora,
- deux représentants de ces races poilues plus ou moins associées aux Hooman, le woffen Soran et le bronth Brakan,
- l’étrange créature à cornes, Suchen le volubile.
Si ces Hooman ont une qualité, c’est qu’ils sont plein de ressources et ne se laissent pas gagner par la fatalité. Ils m’ont ramené Sen-hari-Den.

Journal de Gosmo le blount

Gosmo a les sens aiguisés d’un wasto en rut et l’intelligence de la truite blanche. Quand j’ai vu ce bateau approcher de notre marais, j’ai flairé la bonne affaire. Une compagnie bizarre a débarqué avec un thivin, deux muadras, une boccorde, un woffen et un bronth. Je les ai menacés avec Turkun, ma lance, et avec mon sac de mathin. Ils ont eu peur de Gosmo et Turkun. Le woffen et le bronth ont essayé de m’embrouiller en me parlant d’Iscin mais Gosmo n’est pas bête. Le thivin m’a proposé des petits morceaux de fer doré mais Gosmo, malin comme un tarro, a refusé. Ces étrangers voulaient traverser le marais pour le pays des boccords. Gosmo a conclu l’affaire et a récupéré un couteau. Gosmo n’a pas menti, il les a sortis du marais en évitant les méchants boccords. Gosmo les a conduits dans la terre des corondons. Ils ont eu ce qu’ils voulaient non ?

Rapport de Fernand, chef du village de Narduk, aux Gardians

Vous nous accusez d’avoir porté secours à des étrangers et vous nous menacez de punir le village d’une lourde amende. Il est vrai que nous avons surpris des étrangers en train de fouiner sur nos terres. Tout d’abord, il faut préciser que ces étrangers étaient traqués par un dhar corondon. Or le prophète Mhardos Rougeard n’a-t-il pas dit, dans le troisième livre du Tran’haddan que la force du boccord ne peut être passive face à celui que la bête sauvage menace.

Nous avons ensuite tenté de les arrêter. Certains d’entre eux faisaient des bruits étranges et des couinements. Nous avons d’abord pensé que c’était un langage secret mais il s’est avéré que certains d’entre eux avaient perdu la raison. Or, il est dit dans le septième livre, par le prophète Voxal, que nul ne doit porter la main sur le fou.

Ensuite les deux muadras ont proposé de lancer des dyshas pour nous entraîner à l’interférence. Ils maîtrisaient une vaste variété d’effets et de lunes. Il est dit dans le second livre par le prophète Arnaud Bernard, que nul ne peut empêcher ses enfants de cultiver le Don de Shocaudal à ses Enfants les boccords.

Nous avons promis de les laisser partir librement en échange de cet enseignement et il est dit à 47 reprises dans le Tran’Haddan qu’une promesse ne peut être rompue sans encourir l’ire de Shocaudal.

Nous n’avons donc que suivi les enseignements de notre religion et ne pourrions donc être accusés d’avoir violé la loi 37 sur le territoire.

Journal de Dhar-shen-Du, adolescent shanta Ca - Du

La vie est monotone à Newan-Tahul. Dresser les bochigons, les emmener paître, faire ses exercices de dysha et de contrôle de l’isho, suivre quelques leçons d’écriture, de polissage de lames shantiques et de philosophie, faire ses exercices de maîtrise du corps et de l’isho… tous les jours la même chose.
Parfois avec mes amis, nous parcourons les tunnels et cavernes de la ville ancienne, celle d’avant la guerre avec les humains et du leesh ebecca. J’adore ntamment la salle du sommeil où tant de nos anciens vivent en stase dans des boc-rod et où veillent des evids.

Une fois par an, nous avons le droit de rencontrer les Hooman, enfin les boccords nomades du coin. Nous avons le droit de les canarder de dyshas car ils ont la bizarre aptitude à faire mourir le flot d’isho qui s’abat sur eux. Ils nous présentent des scènes racontant la vie de leurs ancêtres et nous leur préparons un déchaînement d’isho qui les ravit. Les vieux échanges avec eux des bêtes, ils sont de bons éleveurs de thombos et protègent nos bâtiments anciens que notre trop faible nombre ne nous permet pas d’entretenir. Mais bon, tous les ans c’est pareil.

Là cette année, il y avait un groupe d’étrangers de différentes races. De petits hooman capable de tisser l’isho, un peu à la manière d’un enfant, une boccorde, un woffen, un bronth et une étrange créature appelée Thivin. Grand père m’a dit que c’était un ramian transformé par les lunes mais j’ai du mal à le croire. Ils venaient tous de Burdoth, le pays Hooman installé sur le territoire des Ca-Tra de l’autre côté du désert du Doben-al.



Grand-père m’avait prévenu que les gens de ce pays étaient menteurs et cupides, mais j’avais du mal à comprendre ces mots. Au début, tout s’est bien passé. Nous les avons abordés et ils semblaient intéressés par les cristaux. Nous les emmenâmes à un filon de cristaux orange et ils en récoltèrent. Au retour, des crugars nous attaquèrent, ils étaient nombreux et le combat fut violent. Plusieurs vies crugars furent prises mais quelle excitation d’utiliser nos lames pour sauver nos vies et celles de nos compagnons !

Pour les remercier de cette expérience unique, nous leur proposâmes de visiter la chambre du grand sommeil. Ils avaient l’air émerveillés par le spectacle de ces milliers de boc rods alignés et des evids tournoyant dans l’air pour protéger ceux qui sommeillent. Mais ils avaient avec eux des objets de notre peuple et ils les utilisèrent pour réveiller un ellishondi. Celui-ci, un ancien endormi bien longtemps avant leesh ebeeca, nous envoya une orbe messagère pour nous rassurer et il emmena les burdothiens par un warp. Nous fûmes sévèrement punis par Grand Père. Leur venue était apparemment liée à la visite il y a quelques mois d’un étrange Ca-Shal qui ne resta qu’une nuit et que nous ne fûmes pas autorisés à rencontrer. Grand Père se trompe t’il ? Ce réveil n’est il pas finalement voulu par Shocaudal. Les Hooman habitent aussi cette planète après tout.

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Published by Arii Stef - dans JDR : Jorune
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